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mardi, 31 juillet 2007

DIEU CREATEUR D'AMOUR

Etre créatif est considéré à juste titre comme une grande qualité. On valorise la créativité des artistes, leur capacité à innover.

L’économie génère elle aussi des créateurs ; on ne fabrique plus des voitures, on les crée.

On dira volontiers d’une personne que c’est un « créatif ». Une personne limitée dans le domaine de la créativité est moins bien considérée.

 

Les églises chrétiennes parlent d’un Dieu créateur. Mais ce dogme est de plus en plus difficile à défendre devant la société éduquée. La science propose une autre alternative pour expliquer le monde réel, et patiemment construit le puzzle menant à la compréhension de l’univers et de la vie.

 

Dieu est bien la seule personne à qui ont refuse le droit et le pouvoir de créer. Parler d’un Dieu créateur revient pour beaucoup à ressortir les superstitions oiseuses du moyen âge.

 

Si personne ne peut prouver l’existence de Dieu, comment prouver qu’il serait créateur de l’univers, à l’origine de toutes choses. « C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été créé par la Parole de Dieu » est-il écrit dans l’épître aux Hébreux 11-3. Il est donc inutile de se cabrer, d’alimenter des polémiques entre créationnistes et évolutionnistes.

 

 

Il est intéressant de noter que dans la bible, la première action associée à Dieu est celle de créer.


Dieu est reconnu volontiers par les chrétiens comme un Dieu d'amour, de lumière, de vérité, bon, patient, lent à la colère.


Or, le premier caractère de Dieu mentionné dans la bible, c'est qu'il est créateur. Dieu est un artiste ! Il crée des choses magnifiques, une symphonie, de couleurs, de bruits, de chants, qui force l’admiration.

 

La puissance créatrice de Jésus Fils de Dieu n'est pas comprise. Lorsqu’il transforme l'eau en vin à Cana, ou lorsque les quelques pains et poissons se multiplient pour nourrir plusieurs milliers de personnes, il s'étonne de l’incrédulité " Avez-vous donc le cœur insensible ?". Oh, s’il avait peint les tournesols de Van Gogh, on l’adulerait certainement, mais des poissons à partir de rien ou pas grand-chose, c’est certainement un charlatan, un prestidigitateur, un affabulateur.

S'il en est ainsi des témoins qui vivaient avec Jésus et voyaient en direct des actes de création, il ne faut pas s'étonner qu’aujourd’hui encore la foi en la puissance créatrice de Jésus soit si faible. Pour le coup, dans ce domaine, l’évolution ne fait pas son œuvre.

Cependant, parvenus à l’âge conscient, c’est bien de cette question qu’il faut débattre. S’il y a un Dieu créateur, quelles conséquences dois-je en tirer pour moi-même, quel regard je porte sur la vie, sur autrui ? La vie est plus que la matière, même expliquée scientifiquement. Sinon, pourquoi traversons nous des moments de déprime pour la perte d’un amour par exemple ou pour une déception cruelle ? Les sentiments violents qui nous atteignent parfois sont la marque d’une humanité qui se cherche. Nous ne pouvons pas donner du sens à notre existence sans les valeurs auxquelles nous nous référons universellement.

Si tu as besoin d’amour, c’est parce que l’auteur de la vie est amour et qu’il t’a créé selon cette image de lui-même.

L’amour d’un homme ou d’une femme peut décevoir, certes. Pourquoi donc la déception ? A quelle norme fais-tu référence plus ou moins consciemment pour déclarer que là, dans telle situation, le « grand » amour est manqué, ce garçon, cette fille m’a déçu. Et bien tu te réfères à la norme supérieure que tu portes en toi, à la haute image que tu te fais de l’amour vrai, puissant, sincère, éternel. Tu vois bien que ton Dieu est amour, c’est pour cela que Dieu est amour. Il peut même être créateur d’amour.

L'enfance s'éloigne

A l’âge où la personnalité commence à s’affirmer, où l’enfance s’éloigne, les questions concernant le sens de la vie se posent. On commence à ressentir des sentiments inconnus jusqu’alors : déprime, solitude, sensibilité, attirance pour le sexe opposé, découverte de leur homosexualité pour d’autres.

 

Lorsqu’on est enfant, les problèmes sont vécus différemment. On pleure, on crie, on fait un caprice, puis on oublie. On vit dans un monde qui ne cessera jamais. Avec l’adolescence, un lourd fardeau semble subitement peser sur des épaules encore fragiles. La question du sens des choses se pose, de même que notre conscience s’éveille.

 

Tu te trouves subitement confronté à un éventail de choix immense. Ton esprit est préoccupé. Le matin tu restes dans ton lit, le soir tu ne peux pas te coucher, tu ne te sens bien qu’avec les copains et copines de ton âge, parce que tu trouves la chaleur de l’amitié, les mêmes manières de vivre et de penser, les mêmes questions et préoccupations, la même soif de bonheur et d’authenticité dans les relations aussi.

 

C’est l’âge où le monde des adultes en qui tu te confiais si facilement étant enfant t’apparaît dans toute sa crudité. Tu commences à voir tes parents avec leurs défauts, les adultes qui t’entourent te déçoivent et tu n’as pas envie de devenir comme eux. Alors tu cherches, tu réfléchis, tu voudrais trouver une porte, une solution à cette foule de questions qui t’assaillent.

 

Cette entrée dans l’adolescence est formidable. Tout à coup la fleur cachée s’ouvre, une magnifique rose rouge, pleine de sève, se dresse au soleil.

 

Les blessures sont possibles malheureusement également. Pourquoi ?

 

Parce que rien de ce que nous faisons ou entreprenons n’est neutre. Chaque geste nous engage, chaque parole, chaque action porte en elle une conséquence. C’est la grande différence entre l’enfance et l’adolescence. Enfance rime avec innocence, adolescence avec conscience. Tu deviens responsable de tes actes, de tes paroles, de tes choix. C’est un grand choc auquel tu n’es pas préparé (e).

 

J’ai toujours été admiratif de la manière dont un enfant apprend à marcher. Il fait quelques pas, tombe, se relève et repart en marchant, puis il tombe à nouveau, se relève encore et repart et ainsi de suite. Jamais vous ne verrez un enfant renoncer à apprendre à marcher parce qu’il est tombé et s’est fait mal.

 

C’est une grande leçon de vie. A l’adolescence, tu commences à marcher dans le monde des adultes. Tu peux tomber, te faire mal, mais tu as en toi cette énergie extraordinaire pour te relever et poursuivre ton chemin.

samedi, 28 juillet 2007

Je suis inexcusable ! quel chance...

Que signifie « les hommes sont inexcusables, puisqu’ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu et ne lui ont point rendu grâce…Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous… »Romains 1 : 20

 

En général, un bon pasteur évangélique fondamentaliste vous mettra la tête sous l’eau. L’homme est mauvais, en plus il est inexcusable, donc il est condamné et ces écrits de Paul le prouvent.

 

Ce qui me surprend dans ce passage de la lettre de Paul aux Romains, c’est ce que sous-tend l’affirmation selon laquelle l’homme est inexcusable.

 

Si tu es inexcusable, c’est que tu sais, et si tu sais, pourquoi n’as-tu pas confiance en ce que tu sais ?

 

Si tu es inexcusable, c’est que tu as accès à la connaissance. Prends confiance en ta capacité à comprendre les choses de Dieu.

 

Bien sûr, les églises et leurs représentants ecclésiastiques t’expliqueront qu’ils ont la connaissance, ce sera pour mieux t’envelopper de leur filet.

 

Tu es inexcusable ? Quel magnifique statut devant Dieu. Il te regarde en Adam et Eve responsable, intelligent, doué de savoir et de capacité à Le connaître.

 

Je vais réfléchir à cette question et j’écrirai un peu plus longuement.

mercredi, 18 juillet 2007

Un pécheur récurrent

Quelqu’un est entré sur mon blog en tapant l’expression suivante sur un moteur de recherche : « délivrance du péché récurrent ». Il s’agit presqu’à coup sûr d’une personne esclave d’une pratique que la bible nomme « péché », et qui voudrait être délivrée. Je ne sais pas si cette personne est tombée sur le bon blog en entrant chez moi (locataire gracieux d’hautetfort.com), mais elle cherche dans le bons sens, du côté de Jésus.

 

(Je précise à cette occasion que je ne peux pas savoir qui entre sur mon blog, mais par des statistiques qui me sont fournies par hautetfort, je peux savoir comment vous êtes entrés sur mon blog. L’anonymat de votre visite est totalement respecté).

 

Je vais essayer de répondre à cette question : comment être délivré d’un péché récurrent.

 

Normalement cette question est du ressort d’un ecclésiastique formé et payé pour cela, ce que je ne suis pas. Cependant, si vous cherchez sur le web, c’est que vous êtes comme moi, vous savez que les spécialistes dans ce domaine sont rarement compétents.

 

La réponse pourrait être lapidaire, du type, « si ton bras est une occasion de chute, coupe-le ! ». Mais voilà je ne voudrais pas offenser mes lecteurs en prétendant présenter des solutions qui ne seraient que des raccourcis infranchissables. Imaginez-vous par ce beau mois de juillet en randonnée dans les Alpes. Soudain, votre chemin est coupé par un précipice. Pour poursuivre la promenade, il faut franchir 2 ou 3 mètres avec le vide en dessous. Que faites-vous puisque vous n’êtes pas un professionnel de la haute montagne ? Vous vous tournez vers votre guide qui vous répond : c’est simple, il suffit de passer par-dessus !

 

Est-ce à dire que Jésus donne des réponses lapidaires puisque ma citation vient de lui ?

 

Ce n’est pas non plus ce que je pense. Jésus a réalisé l’œuvre la plus importante dans l’histoire de l’humanité et pourtant il n’a jamais écrit un livre, encore moins blogué. Sa vie nous est connue grâce à des témoignages de ses contemporains ; la compréhension globale de son œuvre nous est offerte par la lecture de la bible dans son intégralité. Et comme chacun sait (ou devrait savoir), si le message est accessible à tous, il n’en est pas pour autant simpliste, et ce serait une sottise d’apporter des réponses simplistes à des questions graves, ce qui est trop souvent le cas dans les églises. Extraire une phrase, fut-elle une citation de Jésus, sans la situer dans l’œuvre globale qu’il accomplit peut vite devenir frustrant.

 

Evidemment la question de l’interprétation des paroles de Jésus se pose immédiatement. En effet, nous avons le choix :

-          soit de nous en remettre à des spécialistes revêtus de l’apparat des vêtements sacerdotaux (attention, comme je l’ai écrit par ailleurs, les vêtements sacerdotaux ne sont pas toujours visibles, certains les ont dans la tête),

-          soit d’être intelligent. Paf, pour le coup, je suis lapidaire.

 

 

La bible n’est pas un livre de recettes, Jésus n’a pas écrit de recettes ; il a accompli une œuvre qui fait appel à notre intelligence et à notre volonté. C’est pourquoi il a dit « cherchez et vous trouverez » et ces simples mots ne vont pas dans le sens de ce que certains voudraient croire, à savoir que des réponses simples, pratiques et reproductibles à l’envi sont possibles. Il n’y a pas d’aspirine universelle pour le mal de l’âme. Chacun est différent, chacun doit chercher la réponse, tout simplement parce que chacun est unique. Je vois d’ici les découragements…C’est trop compliqué, trop vaste. Non, il faut persévérer patiemment. On peut être dans un tunnel, dans le noir total, mais en marchant avec espérance, on arrive forcément à la lumière du jour. C’est pour cela qu’il faut continuer à lire mon blog…Non pas que j’aie des solutions simples et efficaces, mais j’ai des pistes de réflexion qui peuvent t’aider à avancer plus vite par toi-même.

 

Lecteur, lectrice, il va falloir que tu sois patient, parce que plus je réfléchis en tapotant sur mon clavier, plus je délaye. Je me demande si la mayonnaise sera réussie. Es-tu seulement encore là ?

 

 

Evidemment, me direz-vous, si j’attrape le cancer, je ne vais pas me lancer dans la recherche médicale, je vais plutôt foncer chez un spécialiste. Oui, mais si possible, le meilleur. De plus, un médecin dans son code de déontologie se fait un devoir de vous laisser la maîtrise du choix de votre traitement. Il propose et vous disposez. Votre détresse n’annihile pas votre capacité de jugement et de consentement concernant le meilleur moyen de vaincre la maladie.

 

Bref, imaginez que je sois le Schwarzenberg du « péché récurrent » ! Quelle audace !

 

Tout d’abord, je dirais que le péché est la conséquence d’une situation. C’est très important de comprendre cela, parce que pour vaincre une difficulté, mieux vaut en comprendre la cause.

 

Dans un traitement, il y a toujours deux sortes de médicaments : ceux qui luttent contre les effets immédiats, par exemple la douleur, et ceux qui s’attaquent au mal, par exemple, les antibiotiques.

 

Pour illustrer, si quelqu’un boit, le mieux c’est d’arrêter tout de suite. On traite ainsi des effets, la douleur immédiate cesse. Mais pour guérir durablement, il faut traiter la question du pourquoi je bois, c’est plus long mais sur la durée, c’est efficace.

 

Non, tu n’es pas un sale pécheur perverti. Tu es une personne créée à l’image de Dieu. Jésus t’aime alors que tu es encore pécheur ! Il n’a pas attendu que tu sois parfait pour donner sa vie en rançon pour toi. Il l’a fait alors que tu es pécheur (ou pécheresse). Ce qui signifie que tu as en toi un potentiel de développement extraordinaire, quelque soit ta situation, ta condition sociale ou intime. Il faut simplement te mettre en marche ! C’est cela la foi, se mettre en marche. On ne passe pas directement de l’obscurité à la lumière, on n’arrive pas directement à Canaan en quittant Babylone, on n’arrive pas à la Terre Promise directement après être sorti d’Egypte. Il y a un désert à traverser, et ça il faut bien le comprendre. Certains ont préféré l’esclavage de l’Egypte plutôt que la traversée du désert et parvenir à la liberté. Lecteur, mets-toi en marche, quitte ton Egypte natale et va vers le pays promis ; engage-toi sur le chemin de la liberté.

 

Seulement prends bien garde aux églises qui te présentent des solutions simplistes. A peine viens-tu de quitter ton Egypte, qu’on te demande d’être parfait. Comme tu ne l’es pas, tu commences à te cacher derrière les apparences. Tu deviens religieux, tu es comme la bouteille de champagne, il faut bien serrer le bouchon pour éviter l’explosion. Non, si tu es fils d’Abraham, tu es en marche, bravo, il reste des victoires devant toi, des territoires à conquérir. Tu n’es pas encore parfait.

 

Si tu es atteint par un péché récurrent, et que de plus tu as conscience de cet état de mal dans ta vie, ce qui est le cas puisque tu cherches une solution, la première pensée à combattre c’est le regard mauvais que tu portes sur toi-même. Comment regardes-tu le pauvre type ivre dans la rue, mal rasé et titubant ? Comme ce qu’il est en apparence, un pauvre type. Et c’est comme ça que nous nous regardons quand nous prenons conscience de notre état de péché, surtout s’il est récurrent. Nous avons cette pensée dans notre tête : je suis un pauvre type ! Et hop, on reprend un verre pour aller mieux. Certains vont voir le pasteur qui leur dit : sois parfait mon gars : et hop, un deuxième !

 

Non, ce n’est pas comme ça, même si tu es le pire des poivrots, Jésus t’aime et tu as de la valeur pour lui. Et si tu es un violeur de petite fille aussi…En écrivant cela, je mesure toute la souffrance que cela peut représenter pour une victime. Le péché est horrible mais Jésus est venu pour délivrer. Il n’est pas venu pour excuser. Si tu es conscient d’un péché récurrent, petit ou grand, tu peux commencer à regarder les choses en face pour en sortir. Il y a une solution au mal, si tel n’est pas le cas, refermons la bible.

 

Le péché récurrent n’est donc que l’apparence de ta situation d’homme séparé de Dieu, la conséquence du fait que tu as été livré au mal à cause de ta méconnaissance de celui dont tu pourrais être le reflet, l’image. C’est ce que dit l’épître aux Romains.

Le fait d’employer l’expression « n’est que l’apparence » n’a pas pour objet de minimiser la gravité du mal. J’essaie simplement d’amener le lecteur à la racine du mal.

 

Il nous faut donc réapprendre à connaître Dieu.

 

La difficulté est énorme parce que je le dis comme je le pense, les églises ont travesti l’image de Dieu. Elles dégoûtent et découragent de chercher Dieu, uniquement parce que dès lors qu’on prononce le mot de Dieu, on regarde non pas à Dieu, mais à ce que l’humanité a fait de Dieu. On voit dès lors les croisades, les superstitions, les cultes idolâtres, les guerres, les intolérances, les autodafés  et tutti quanti  Et pour ceux qui font l’effort de passer par-dessus ces a priori, elles cherchent à les récupérer par esprit de puissance. Les églises en général n’ont rien à foutre des croyants, elles voient dans le croyant premièrement le bénéfice qu’elles peuvent en tirer pour elles-mêmes ; puis elles font du recensement.

 

Jésus est venu pour délivrer Adam et Eve de l’esclavage du mal. C’est la priorité des priorités ; il n’est pas venu pour bâtir une Eglise. Il y en a marre de tout ce légalisme construit autour des paroles de Jésus ! Si Jésus avait voulu écrire un traité sur la société parfaite et ses codes de bonnes conduites, il l’aurait fait. Oui, diront certains, c’est l’enseignement qu’il a donné dans ce qu’on a appelé « le sermon sur la montagne ». Et puis il y a Matthieu 18, les lettres de Paul etc. Toutes ces personnes qui se triturent les méninges pour trouver les recettes de l’église idéale, ce sont les mêmes qui, lorsque vous les interrogez sur l’épître aux Romains chapitre 8, vous rétorquent : « Jésus est mort sur la croix ». Alors vous reposez votre question et la même réponse revient : « Jésus est mort sur la croix ». Mais cette réponse est donnée uniquement pour vous la faire boucler, parce que vos questions dérangent et que dès lors vous devenez un adversaire qu’il faut réprimer par l’épée de l’esprit : la Parole de Dieu. Pardonnez-moi, mais il y a beaucoup de crétins à la direction des églises.

 

Pécheur récurrent, es-tu toujours là ? Prends courage, lève-toi et marche. Mais fuis les charlatans comme la peste.

 

Tu as donc maintenant compris plus précisément qu’il te faut entrer dans une connaissance personnelle de celui dont tu es appelé à être l’image. Quel programme n’est ce pas ?

Comment en effet, pourrais-tu être le reflet de celui que tu ne connais pas ?

 

Nous sommes tous marqués par des airs de famille. Nous sommes fiers parfois de ces marques d’appartenance au clan familial, parfois honteux d’autres traits dont on se passerait bien. Pourquoi avons-nous des ressemblances ? Parce que nous avons vécu ensemble, nous nous connaissons au point de parler le même langage, d’utiliser le même accent, d’avoir les mêmes gestes et mimiques.

 

Pour ressembler à Jésus, il faut le connaître, vivre avec lui. Et là, que faites-vous ? Vous vous précipitez dans une cathédrale pour adorer le Saint Sacrement…Vous voyez comme la religion est pervertie. Elle détourne un besoin humain fondamental, connaître Dieu, pour vous attirer dans un système et vous faire croire que la présence de Dieu est contenue dans un morceau de pâte à crêpe : l’hostie ! Des millions de gens, voire des milliards croient cela ! Des gens très intelligents ont écrit des tonnes de livres pour l’expliquer et le justifier. Ce sont les mêmes qui s’offusqueront de toutes ces sectes protestantes qui pullulent sur terre.

 

Comment vas-tu faire pour rencontrer Jésus, puisque Jésus n’est pas sur terre ? Et bien la réponse est à la fois simple et complexe. Toi qui crois en Jésus, tu as reçu le Saint Esprit.

 

Si un incroyant a lu mon blog jusqu’ici, cette fois, s’il est normal, il va quitter, car c’est certain, je délire !

 

Un pécheur récurrent pourrait donc être habité par le Saint Esprit. OUI, c’est d’ailleurs ce que dit l’apôtre Jean dans ses lettres. « Si nous disons que nous sommes sans péchés, nous sommes des menteurs. Petits enfants, je vous écris afin que vous ne péchiez pas ».

Ces paroles m’ont longtemps fait manger mon chapeau. D’un côté il y a l’ordre donné : soyez parfaits ! Ou encore, ne péchez pas ! Et de l’autre, si vous dites que vous êtes parfait vous êtes un menteur. C’est à devenir fou. Non, tout simplement Jean parle à des gens qui ont déjà reçu un enseignement clair. Un chrétien, c'est-à-dire un croyant en Jésus, c’est quelqu’un qui est en marche vers la perfection de Dieu. Certes nous ne devons pas pécher, mais si nous avons péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, Le Juste, qui intercède pour nous. Nous sommes sauvés par grâce, c’est un cadeau gratuit, alors que nous sommes encore pêcheur. (Non, messieurs, le salut n’est pas réservé aux parfaits). Dès lors nous pouvons commencer à nous mettre en marche pour commencer à ressembler de plus en plus à Jésus, non pas parce que nous craignons le bâton et la déchéance de notre statut d’homme sauvé, mais parce que nous avons choisi de nous mettre en marche sur le chemin de la délivrance de l’esclavage du péché.

 

Alors comment vaincre le péché récurrent ?

 

Règle le problème de ta filiation ! Boum, qu’est ce qu’il raconte celui-là ? Je m’explique. Il y a un grave problème dans les églises protestantes évangéliques. Quand vous avez fait le tour de la théologie qui y est enseignée, vous vous rendez compte qu’en fin de compte la notion de salut par grâce qui leur est chère n’est pas claire. Systématiquement quand tu te découvres un péché dans ta vie ou quand tu découvres un péché récurrent chez autrui, tu t’interroges : mais alors était-il sauvé ? Suis-je sauvé ? Sous entendu, Dieu m’aime t-il ? Suis-je aimable ? Suis-je aimé ? C’est une question interminable et fondamentale. Une fois pour toute il faut être clair sur ce point. Oui, monsieur le Pasteur pécheur récurrent, comme tu l’écris sur le fronton de ton église, c’est bien par grâce que tu es sauvé.

 

Si tu as un problème de péché récurrent, règle le problème de ta filiation. Es-tu Fils de Dieu ? Si tu regardes à tes péchés, récurrents ou non, tu vas répondre non. Si tu regardes à l’œuvre de Jésus et à la foi que tu as placée dans cette œuvre, tu répondras oui, je suis Fils de Dieu, c'est-à-dire je suis créé à son image, pour être son reflet. C’est comme cela qu’il te voit. Tu ne peux pas vaincre ton péché récurrent si tu ne crois pas cela, qu’il t’aime alors que tu es encore pécheur. C’est cela con-naître Dieu, c'est-à-dire naître de Dieu, comme Nicodème, ce vieillard de l’évangile de Jean chapitre 3. Il faut naître de l’Esprit.

 

Un jour j’écrirai un article encore plus long pour montrer comment dans la bible on peut trouver des tas de versets qui permettent de s’auto flageller, de s’enfermer dans des prisons de doute et comment en entrant dans cette démarche de doute biblique, par une forme de littéralisme inintelligent, on manque le but qu’on s’assigne : soyez parfaits ! Et j’entends l’écho, « comme votre Père céleste est parfait !».

 

Notre propension à alimenter notre perversité naturelle est formidable. Si nous n’y prenons pas garde, on peut effectivement glisser rapidement dans la religiosité d’une bigote apeurée.

mardi, 17 juillet 2007

MOURIR POUR DES IDEES

Franz Jagerstatter est mort à 36 ans en 1943, guillotiné par le régime nazi pour avoir refusé par motif de conscience de faire la guerre. Il était père de 3 enfants.

Le courage de cet homme revient dans l’actualité à la faveur d’une canonisation prochaine de l’Eglise Catholique.

Puisque j’ai cité récemment Georges Brassens, vous connaissez peut-être sa chanson, « Mourir pour des idées ». Je vous mets en lien les paroles.

Existe-t-il une raison supérieure pour laquelle il vaille la peine de mourir ? L’apôtre Paul lui-même est sceptique.  Peut-être, dit-il, donnerait-on sa vie pour un homme de bien…Peut-être. (Romains 5 : 7). Car en effet qu’avons-nous d’autre que la vie ? Et si elle nous est ôtée, que reste-t-il ?

Or, Franz n’a pas choisi de mourir ; il a cependant pris le parti de résister à une forte puissance, pour suivre sa conscience, malgré le risque que cette résistance le mène à la mort.

En France, nous avons quelques « héros »…Par exemple, connaissez-vous l’histoire de Marie Durand, qui vécut au 18ème siècle et fut enfermée pendant 38 ans, à l’âge de 18 ans, dans la Tour de Constance à Aigues-Mortes, à cause de sa foi ? Sur la margelle du puits de la prison avait été gravé par les prisonnières le mot : « résister ».

Plus proche de nous, Nelson Mandela a résisté 28 ans en prison contre l’apartheid en Afrique du Sud.

On pourrait citer Gandhi et sa résistance pacifique mais active contre l’occupant anglais au début du 20ème siècle.

Pour ces deux derniers exemples, la résistance finit par une victoire, mais en ce qui concerne Franz et Marie, s’agit-il d’un sacrifice inutile ? Et si Nelson était mort en prison ?

Que faisons-nous lorsque notre conscience nous sollicite ? Résister à l’oppression, aux puissances de domination n’est jamais facile. « Luttes au dehors, crainte au-dedans » résumait merveilleusement bien l’apôtre Paul.

Céder au mal est toujours une défaite personnelle, avec des conséquences négatives qu’il faut ensuite réparer au mieux. Céder à une tentation est une forme de faiblesse, un déni de soi-même dont on porte la responsabilité. La jouissance d’une facilité passagère nous place dans la situation d’Esaü qui pour un plat de lentille vend son droit d’ainesse.

Mais lorsqu’il s’agit d’opposer à autrui le libre exercice de sa conscience, de son intime conviction…quitte à déplaire, à entrer en conflit, à risquer une rupture, une condamnation, un rejet ou dans les cas les plus graves, la mort.

 

On peut donc par motif de conscience être facteur de division…et on le sait, un diviseur n’est jamais bien vu. On le montre du doigt, c’est un fautif. En conséquence, résister par motif de conscience nécessite d’être bien au clair, car comme le dit Brassens, mourir pour des idées d’accord, mais de mort lente, surtout si l’idée avancée s’avère être une mauvaise ou fausse idée.

Et encore, là aussi on pourrait discuter, car que signifient les paroles de Paul : « tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché ? ». Cela signifie t-il que l’attitude et le respect de soi-même face à l’intime conviction de la conscience est supérieure à la cause ou à l’idée défendue ?

 

Cela pose par conséquent la question de la responsabilité personnelle face aux convictions affichées, notamment en matière de foi religieuse. La foi affichée est-elle le produit d’un catéchisme récité ? Ou bien est-elle de l’ordre de l’intime conviction ? C’est notre devoir de répondre personnellement.

 

Cela pose également la question du respect d’autrui. Il est bon d’avoir des convictions, il est encore mieux de comprendre que chacun est différent. Parler, échanger des idées, quel bonheur ! Vouloir imposer ses idées si bonnes soient-elles, quel désastre ! Pouvons-nous devenir la conscience d’autrui ? Franz est mort parce qu’il avait une conviction ferme, que le régime totalitaire n’a pas reconnu comme légitimité humaine. Marie est restée enfermée 38 ans pour la même raison.

Certes ces exemples sont extrêmes, mais réfléchissons à notre attitude devant quelqu’un qui ne partage pas nos convictions et nous serons surpris de constater que rapidement nous pouvons devenir le « tortionnaire » de notre prochain. Nos jugements deviennent vite lapidaires.

 

Le prosélytisme dans une compréhension péjorative peut mener à des attitudes d’irrespect face aux autres. Chacun doit être accepté dans sa différence, son histoire personnelle. Cela n’interdit pas de partager ses convictions, voire d’annoncer La bonne nouvelle, mais avec tact et respect pour l’auditeur, sans agressivité aucune, c'est-à-dire dans le respect de sa personne et de sa conscience. Le baratin outrancier est de la même veine que la conversion forcée des inquisitions.

 

Affirmer son désaccord par motif de conscience peut coûter cher. Si les églises sont arque boutées sur leurs confessions de foi, le monde profane lui aussi contient ses règles internes, ses non-dits communément admis. Et, contrevenir à l’ordre établi, qu’il soit ou non bien-pensant, coûte cher. Il est de bon ton d’être tolérant… mais gare à celui qui sort des rails, n’est ce pas ?

 

Alors dans ce contexte, que veut dire l’apôtre Paul lorsqu’il écrit d’être soumis ?

L'appétit vorace de Georges Brassens

Je me suis toujours amusé à gratter des airs de Brassens ainsi qu'à fredonner certaines de ses chansons paillardes.

"Anticléricaux fanatiques,

gros mangeurs d'ecclésiastiques,

lorsque vous vous goinfrerez un plat,...

faites que ce ne soit pas celui-là."

 

Moi, quand je pense aujourd'hui à certains ecclésiastiques de petites dénominations, cloisonnées dans la vérité qu'elles seules détiennent, j'ai envie de me goinfrer un bon plat, et tout bien réfléchi, c'est ce que je suis en train de faire ce matin au petit déj. Faut dire que j'ai la rancune tenace, ce qui n'est pas un sentiment chrétien, je l'avoue.

On le sait bien, Brassens était anti-clérical, anti-militariste, anti-mariage, anti-con, anti-quitté, non là c'est une blague pour voir si vous suivez...

On peut trouver sur le site de l'INA, Brassens en discussion avec le Père Duval, chanteur avec guitare comme lui. Je me souviens bien des chansons du Père Duval : rue des longues haies, le Seigneur reviendra,Marie-Thérèse...J'ai racheté son disque récemment. Je fantasmais sur les souvenirs de cette voix douce et puissante à la fois, ces paroles d'espérance également qui avaient marqué mon enfance.

Même si, compte-tenu de mon évolution personnelle, je suis un peu décalé par rapport au texte, à présent.

 

Puisque Brassens peut copiner avec le Père Duval, qu'est ce qui m'empêcherait moi, de copiner avec un pasteur évangélique ?

 

En fait, c'est plus difficile qu'on ne croit, car certains pasteurs évangéliques sont des purs interprétateurs de la parole de dieu. Si vous n'êtes plus dans les clous qu'ils ont tracés, ils secouent la poussière de leurs pieds et au lieu de jeter leur soutane aux orties, c'est vous qu'ils y jettent. Vous avez beau chanter "Gare au gorille", jamais vous n'entendrez le pasteur répondre en écho : " i i i i ille.." ta tsouin, ta tsouin.

 

 

lundi, 16 juillet 2007

Le fouet pour les marchands du temple !

A chaque fois qu’un pasteur évangélique passe la corbeille dans les rangs de l’assemblée, je pense au fouet qui le menace.

L’église catholique au moins dans ce domaine est en avance. Elle expose ses besoins, et totalement décomplexée, expédie une enveloppe à chaque foyer français pour le denier du culte ! Un petit dépliant pas mal fait du tout accompagne le courrier. Pour un peu, je me laisserais guider par ma bonté naturelle. Il faut bien que tous ces gens puissent vivre…et puis, ils ont des œuvres à financer, des bâtiments…

On n’est tout de même plus à l’époque où Rome finançait la construction de la Basilique Saint Pierre grâce aux indulgencesEh oui, les temps changent…

 

Je me demande si dans les églises évangéliques on ne serait pas un peu en retard sur ce sujet. Certes on ne pratique pas le système des indulgences pour obtenir de l’argent, mais d’autres moyens de pression à connotation religieuse sont bel et bien employés pour payer les salaires, amortir les bâtiments et faire tourner un business continuellement sur le fil du rasoir.

 

Suite à la mise en place en 1995 d’une commission parlementaire sur les sectes, les pasteurs, subitement, ont revu leur théologie concernant la dîme. Il n’est question que très rarement aujourd’hui dans ce milieu d’exiger la dîme, c'est-à-dire 10 % de ses revenus. Subitement, heureux hasard du temps, l’interprétation littérale, biblique, concernant la dîme qu’Abraham versa à Melchisédech a été revue.

Le monde évangélique, sous la douce pression du pouvoir politique, a eu le courage de l’avouer : l’enseignement biblique de la dîme n’apparaît pas capital au point de se mettre en situation d’illégalité vis-à-vis des autorités politiques de notre pays.

 

Quel contraste, quel choc, quel étonnement, quel retournement ! J’ai envie de crier, remboursez !!! Ben oui, j’ai versé ma dîme à une certaine époque. Trop tard, hop, c’est dans la poche.

 

Melchisédech était donc au temps d’Abraham, sacrificateur du Dieu Très-Haut. Il reçut d’Abraham la dîme après que ce dernier eut vaincu ses ennemis, des rois puissants.

 

Il s’agit bien entendu de comprendre que nous pouvons grâce à l’appui du Dieu Très Haut vaincre les dominations, les puissances qui nous oppressent, comme je l’expose dans d’autres billets sur ce blog.

 

Jésus fit un miracle étonnant lorsqu’il vivait sur terre. Il guérit plusieurs lépreux. Mais un seul revint pour le remercier. Par ce geste, il rendit gloire à Dieu. Il était dans l’attitude d’Abraham. Jésus pouvait dire de lui « Celui-ci également est un fils d’Abraham ».

C’est ce Jésus là que je cherchais dans les églises évangéliques, un Jésus puissant, qui pouvait me guérir des dominations intérieures, ou extérieures, qui pouvait m’apprendre à vaincre grâce au Dieu Très Haut, puis reconnaître que c’est lui le libérateur et lui donner tout ce que j’ai ou suis.

 

Mais au lieu de cela, les pasteurs, préoccupés de faire tourner la boutique, détournent les enseignements de leur objet principal : la délivrance ; de ces écrits magnifiques de la genèse ils en tirent une conclusion heureuse pour payer le loyer du Temple : la dîme est une institution antérieure à la loi de Moïse puisqu’Abraham la versait. Elle s’impose donc à tout bon chrétien. C’est une coïncidence heureuse pour les finances de l’église. Engagez-vous qu’y disait…

 

Le jour où Jésus reviendra, il va leur asticoter les côtes avec son fouet.

 

Karl Barth : humour caustique

Pourquoi ai-je des difficultés à lire Karl Barth ?

Parce qu'il est intelligent.

Pourquoi est-il intelligent ?

Parce qu'il n'a jamais mis les pieds dans une église évangélique.

 

Ca c'est méchant. Une autre.

 

Pourquoi ne parle t-on pas de Karl Barth dans une église évangélique ?

Parce qu'il est philosophe.

Et pourquoi ne parle t-on pas de Karl Barth parce qu'il est philosophe ?

Parce que c'est écrit dans la bible qu'il faut se méfier des philosophes et des philosophies.

 

Une autre.

 

Pourquoi Karl Barth était-il philosophe alors qu'il lisait la bible ?

Demande au Pasteur.

 

Encore une.

 

Pourquoi un Pasteur évangélique ne lit-il pas Karl Barth ?

Parce que dans les instituts évangéliques on le lui a déconseillé.

Pourquoi le lui a t-on déconseillé dans les instituts évangéliques ?

Parce que c'est écrit dans la bible - tu ne suis pas ce que je dis.

 

Une dernière pour rigoler.

 

Un pasteur évangélique peut-il lire Karl Barth en cachette ?

Oui.

Pourquoi le fait-il dans ce cas puisque c'est déconseillé ?

Pour savoir ce qui y est écrit et pour mieux contrer les adversaires qui se réclameraient de sa pensée.

Donc un pasteur évangélique peut être intelligent ?

Il peut vouloir le devenir, mais c'est un exercice difficile et très dangereux pour lui. 

samedi, 14 juillet 2007

les artifices du 14 juillet : le feu du ciel

Je m'excuse auprès de mes lecteurs assidus, mais je manque de ma verve habituelle actuellement pour écrire. Non pas que je n'aie rien à dire, j'ai bien une petite idée du thème que je voudrais aborder, mais rien à faire, les idées ne s'enchaînent pas.

Je réfléchis actuellement à ce feu du ciel que les disciples de Jésus voulaient commander comme jugement sur la Samarie. Et pas les moindres des disciples puisqu'il s'agissait de Jacques et de Jean...Luc 9 : 54.

 

Ah, si seulement le feu du ciel pouvait tomber sur les incrédules, les infidèles, les calomniateurs...Nous qui avons cru, qui sommes du bon côté de la barrière. Si le feu du ciel pouvait s'abattre sur ceux qui nous font du tort, qui nous ont blessés, qui nous poursuivent de leur haine venimeuse !

 

Ce serait légitime n'est ce pas ? Oh Jésus, viens nous délivrer des incrédules. Viens démontrer que c'est nous qui sommes dans la vérité et les autres dans l'erreur. Qu'enfin nous puissions règner avec toi et recevoir l'honneur qui nous revient et que tous les opposants puissent enfin avoir le bec cloué.

Patience, un jour ça viendra.

 

Vous pensez que je délire ? Non, alors que certains en se rasant le matin pensent à devenir président, d'autres, plus modestement pensent à ce jour de vengeance auquel ils seront associés. Les méchants et les pervertis seront anéantis, et nous qui avons la vérité pour manteau, enfin nous serons en pleine lumière à faire des pieds de nez à ceux qui nous ont méprisés parce que nous étions des petits bénis oui oui du dimanche matin, des coincés qui ne rient pas quand quelqu'un raconte une vanne pour étouffe-chrétien.

Pas de bol les amis, si vous vous rasez en rêvant à ce jour, écoutez la réponse de Jésus : "Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés !". 

 

Quand Jésus a donné cette réponse, il était en route vers Jérusalem. Il allait bientôt montrer le chemin en mourant sur la croix.

Samarie ne souffre pas Jérusalem ? Donne ta vie pour Samarie. Paul pouvait écrire "Et quand même je me glorifierais un peu trop de l'autorité que le Seigneur nous a donnée pour votre édification et non pour votre destruction...".

 

Mon Dieu, qu'il est difficile d'être chrétien, on ne peut même pas en profiter pour écrabouiller les méchants et les opposants.

lundi, 09 juillet 2007

La paix retrouvée

L’épître aux Romains nous rappelle que notre conscience est tourmentée en permanence par des pensées soit de culpabilisation, soit d’autojustification. Nos attitudes de vie, nos comportements sont marqués par ce va et vient de la conscience : timidité, repli sur soi ou bien attitudes théâtrales, par exemple…L’attitude juste est difficile à trouver, les combats intérieurs sont plus ou moins lourds en fonction des situations. Nous vivons de différentes façons ces oppressions, ces formes d’enfermements qui sont la marque d’une séparation, de la perte de notre identité d’hommes et de femmes créés à l’image de Dieu.

 

Nous pouvons être libérés de ces prisons intérieures non par des efforts d’amélioration, mais par la foi, c'est-à-dire :

-          par la ferme assurance que notre culpabilité est ôtée, comme nous le souhaitions si vivement,

 

-          par la démonstration d’une libération vécue mais invisible ; en effet tout se passe dans notre cœur profond.

 

C’est une curiosité extraordinaire que se pencher et réfléchir sur ces choses.

 

Le travail de notre conscience perturbée ne trouve ainsi son repos que dans ce qu’il y a de plus fort et de plus éloigné : la paix.

 

Comment franchir ce gouffre qui me sépare de la paix ?

 

L’autojustification ne procure pas la paix et pour cause, puisque l’autojustification se mire dans la culpabilité vécue.

De manière encore plus évidente, l’autoaccusation ne peut pas mener à la liberté d’une personne justifiée.

 

La culpabilité ne s’efface que dans la grâce d’un cadeau de réconciliation gratuitement offert, procurant du même coup la paix immédiate, sans condition ; la grâce répond de manière totale, inattendue mais unique, au désir du cœur profond de trouver la paix.

 

C’est ce que Jésus, comme Fils de Dieu, a réalisé, et continue de réaliser aujourd’hui pour ceux qui, assoiffés de ce besoin de paix, fatigués des fardeaux impossibles à porter, reconnaissent en Lui l’expression tant voulue de l’amour gratuit du Père.

 

Ce billet serait-il la marque d'une religion de la culpabilité comme je l'ai lu par ailleurs.

Parler de culpabilité dérange, certes, mais ce sont les mêmes qui, niant toute forme de culpabilité, exigent des hommes un comportement moral sans faille.

Pourquoi aurait-on besoin d'édicter des normes ou d'en rappeler le bien fondé s'il n'y a pas de transgresion ? Et y a t-il transgression sans culpabilité ? La négation de la culpabilité n'est en réalité qu'une tentative parmi d'autres d'auto justification.

Là où il y a la loi, il y a forcément la transgression, comme le rappelle l'épitre aux Romains. Alors messieurs les moralistes, comment sortez-vous de ce dilemme ?

Je vais vous donner la réponse, votre réponse : en rajoutant une couche de moralisme...

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