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jeudi, 30 août 2007

Evangélique ou je meurs !

Mes chers amis, vous savez mieux que moi combien il est important de garder un bon équilibre en toutes choses. Or, je viens de prendre conscience ((un mot qui reviens souvent dans mes notes) ( ps : pub pour vous inciter à lire dans mes archives)), donc je disais, je viens de prendre conscience du fait que mes notes sont toujours orientées dans un sens négatif et critique qui finalement pourrait s'avérer injuste envers le milieu évangélique.
 
Ces églises ont leur travers, c'est vrai, et je le dis cruellement, mais elles ont aussi de bons côtés, et j'ajouterais même qu'elles ont plus de bons côtés que de mauvais côtés.
 
Si je devais dresser un bilan, mais par quelle autorité ? , je dirais que le rapport avantages/inconvénients est supérieur à 1. Mathématiciens, sortez vos calculettes !
 
C'est la raison pour laquelle, j'ai pris la décision de parler des bons côtés que je rencontre dans le milieu évangélique.
 
(PS : ne vous étonnez donc pas si j'écris moins souvent sur mon blog...Je blague). 

mercredi, 29 août 2007

Pasteur, vous êtes virés !

Non, je ne vais pas m'en prendre au Pasteur, je vais pour une fois le défendre.

On m'a raconté cette histoire d'un Pasteur (ce n'est pas en France, mais l'info est certaine), qui, marié de longue date, avec enfants, un jour, est devenu veuf.

Puis, quelques mois après la mort de son épouse, paf, il rencontre une femme; c'est le coup de foudre et il se marie avec elle.

 

Convoqué par son conseil d'administration, le pasteur est viré : motif du licenciement, officiellement je ne sais pas, mais verbalement : veuf depuis seulement 1 an...

 

Tout ça me fait bien rire. Je regarde comme vous des reportages savants réalisés par des occidentaux bardés de diplômes, au sujet des tribus primitives ou des sociétés dites moins avancées.

On s'étonne des codes culturels, des obligations sociales, des formes que prennent le mariage, des rituels, bref de la vie en société. Et on se dit : oh, comme ils sont bizarres. Quelles lourdeurs, les pauvres, ils ne sont pas encore libérés de tous ces rituels supersticieux !

 

Nos sociétés dites avancées sont faites des mêmes obligations sociales, des mêmes rejets contre ceux qui ne s'y plient pas. La seule différence, c'est qu'on se croit intelligent.

 

mardi, 28 août 2007

MA PAYSANNE QUI SAIT LIRE

Etant plus jeune, j'ai exercé le métier de vendeur ambulant. J'allais de porte en porte proposer ma marchandise dans les villages.

Avec le temps, je connaissais bien mes clients et il m'arrivait d'avoir de ces conversations "approfondies" qui sortent de l'ordinaire "Ah ben, y fait beau aujourd'hui !"

J'avais une vieille cliente d'un âge avancé, édentée, et qui toute sa vie avait vécu à la campagne. Elle m'a parlé de sa jeunesse et des lectures qu'elle faisait secrètement dans un grenier (dans certaines familles la lecture était un acte de fainéantise).

 

Elle lisait la bible ! "Mais oui mon brave monsieur, il y a longtemps que j'ai lu la bible"

Elle avait parfaitement compris l'oeuvre de Jésus et je comprenais mieux la particularité que j'avais remarquée chez cette dame. Ses yeux étaient pétillants de gaieté.

En parlant avec elle, je me suis rendu compte qu'elle ne mettait jamais les pieds dans une église. Elle cultivait secrètement en elle le message de l'évangile...

Débarrassée des oripeaux de la religion, en rase campagne...Certes, elle ne faisait pas de longs discours, mais elle faisait  depuis longtemps la différence entre conscience et superstition, entre individu et puissance religieuse. 

 

lundi, 27 août 2007

La crainte de la mort

"Il peut délivrer ceux que la crainte de la mort tient toute leur vie dans un véritable esclavage".

La pensée de la mort est ancrée en nous, sous-jacente, invisible presque. Nous sommes tellement habitués à vivre avec cette pensée que nous considérons comme normal l'état psychologique dans lequel celle-ci nous tient.

Bien sûr, nous sommes habités d'un certain optimisme, nous formons des projets et fort heureusement, nous ne sommes pas bloqués ou prostrés dans l'attente du moment final.

Certes, mais cependant l'auteur de cette citation parle d'esclavage, de prison intérieure, liée à ce fait : la mort et la crainte qu'elle inspire.

Notre auteur s'est certainement autoanalysé concernant cette question. Il a bien remarqué en lui des mécanismes psychologiques, des freins à l'action, des renoncements, des attitudes négatives et il s'est posé la question du pourquoi !

 

Il répond basiquement : la mort ! La mort pressentie comme une fin, une menace permanente, constitue un blocage. 

Une part de ma personnalité est freinée, limitée, mon potentiel ne tourne pas à plein régime, parce qu'en toile de fond, il y a toujours un "à quoi bon" qui raisonne,

La crainte de la mort peut dans les cas extrêmes conduire à des angoisses menant au désir d'autodestruction.

La plupart de nos comportements "déviants", plus ou moins destructeurs, sont le fait d'une bravade face à la mort.

On peut citer quelques exemples, contestables peut-être, qu'en pensez-vous ?

Exemple : un fumeur sait qu'il court le risque du cancer du poumon. L'acte de fumer est une bravade, et je dirais bien que n'étant pas psy, une forme d'autodestruction.

Le mal est souvent le résultat d'un enfermement psychologique dû à la pensée de la mort. Le désespoir latent qui habite l'Adam et Eve qui va mourir le mène à deux attitudes qui semblent opposées, mais qui ne sont que deux faces d'une même prison intérieure :

- la bravade,

- l'autodestruction

 

La bravade et ses attitudes de révolte, de provocation,

L'autodestruction et ses pensées morbides...

Mais une chose est certaine : que ce soit la bravade ou l'autodestruction, la mort se dresse face à l'Adam et Eve, et rien ne permet d'y échapper.

 

SAUF QUE notre auteur parle de quelqu'un qui peut délivrer...car il a vaincu la mort.

Ce quelqu'un c'est Jésus, et la citation est tirée de la bible : Epître aux Hébreux, chapitre 2, verset 15.

J'ai souvent réfléchi à ce sujet, à l'aune de mes comportements, de mes blocages...Il y a une réponse à cet esclavage. Cette réponse n'est pas seulement théorique, elle peut prendre vie, par la foi, pour une vraie libération.

Si j'ai le temps, j'essaierai d'approfondir cette question.

 

L'évangile de Jésus, lu et approfondi, débrousaillé des oripeaux de la religion qui embrouille tout, est un message de vie, de renaissance extraordinaire.

 

On ne peut pas faire comme si ces écrits n'existaient pas ! 

 


dimanche, 26 août 2007

AFRIQUE DU SUD

 Si la situation de l'Afrique du Sud vous intéresse, cliquez sur le lien suivant pour accéder à l'article du journal "Le Monde"

 Pour ma part, je suis attentivement cette question compte tenu du travail qu'a réalisé Desmond Tutu dont j'ai mis le livre en bonne place sur mon blog.

Un mariage qui déplait

Hier, j'ai assisté à un mariage entre une jeune fille protestante évangélique et un jeune homme catholique.

Le pasteur et le prêtre ont co-célébré cet évènement joyeux.

Dans la salle, il y avait un certain nombre de ces pasteurs fondamentalistes évangéliques dont je me mange un plat régulièrement.

Un d'eux aurait pu officier à la conduite de la célébration, puisque la jeune fille a été membre dans son église. Mais il désapprouve le mariage, le jeune homme n'étant pas chrétien à ses yeux (bien qu'il soit membre actif de sa paroisse).

 

Lorsque votre compréhension littérale vous conduit à des attitudes de rejet de l'autre en raison de ce qu'il est, vous conduit à réprouver le choix de vie d'une personne, vous êtes trempé jusqu'à l'os dans la religion. Vous êtes devenu un intégriste qui, au nom de principes bibliques savamment étudiés, assume les choix de la saine doctrine. Vous êtes devenu quelqu'un qui sait tracer des frontières et des séparations, qui sait discerner ce qui est bon et ce qui est mauvais. Vous savez que vous êtes dans la vérité et les autres dans l'erreur.

Heureusement que ces intégristes, pétris de bonne doctrine n'ont pas l'autorité pour être suivis dans leur attitude de rejet, car sinon, le joli jeune couple évangélique qui chantait si bien, jouait de la musique, était témoin pour ce mariage, aurait dû lui aussi réprouver ce mariage, ne pas aider à sa préparation, ne pas participer à sa célébration.

Il aurait dû faire comme ces pasteurs : venir assister, le strict minimum.

Mais pourquoi Pasteur n'es-tu pas resté intègre jusqu'au bout en restant chez toi ! Tu n'aurais pas participé au péché d'autrui. Ta tiédeur te condamne !

vendredi, 24 août 2007

Une blessure d'amour propre (suite 2)

Imaginez qu'on vous crache dessus ! En général, ça ne fait pas plaisir, c'est blessant, on ressent une humiliation, puis subitement la colère prend le dessus, je vais lui casser la g...

 

En quelques secondes, les deux comportements classiques de ma conscience me traversent :

- mon image de moi se dégrade (on m'a salit, on m'a craché dessus);

-  mon image de moi se défend (je me venge, me rebelle, je frappe), je tente de me rétablir, de retrouver mon image.

 

Le mal nous blesse inévitablement. Cependant, en général, la seule réponse au mal que nous connaissions, c'est le mal.

L'équilibre de la terreur est un bon moyen pour s'assurer une certaine sécurité. Si tu frappes, je frappe...Ca peut faire réfléchir l'autre. La paix se fait dans un silence lourd de menaces.

A chaque fois que je réfléchis à ce sujet, je pense à ce "pauvre Etienne", qui, témoin de la résurrection de Jésus (c'est tout de même pas rien), fait une magnifique prédication et se fait insulter, caillasser, puis meurt.

La mort la plus expresse de l'histoire du christianisme, il n'a même pas eu le temps de conclure son discours. Paf, mort. 

Pour une blessure d'amour propre, c'est du sérieux, une blessure mortelle.

Il n'a même pas eu le temps de se dire "qu'est ce que je fais là à prêcher la foi en Jésus" ni de se lamenter sur son sort.

Il n'a pas non plus eu le temps de passer à la deuxième étape. Imaginez Etienne prêchant l'amour en Jésus, puis insulté et caillassé, ramassant à son tour des cailloux pour les jeter à ses agresseurs !

C'est ce que nous ferions, c'est notre bon droit, n'est ce pas ? 

 

Bon, elle est où la solution ? 

 

Etienne en donne une, impraticable j'en conviens, car non  seulement il ne sombre pas dans le désespoir de sa blessure, ni dans la révolte face à l'injustice qui le frappe, mais il dit :"Seigneur, ne leur impute pas ce péché".

 

Oh quel grand homme ! non, un mec comme toi et moi, mais qui a bien réfléchi au sens des choses. Il sait que le mal et la mort, comme conséquence du mal, sont vaincus. 

Une blessure d'amour propre (suite)

Lorsque mon amour propre se trouve blessé, la réaction normale correspond à celle de mon pasteur :

 1 - au début, j'ai tendance à m'autoflageller ; je commence à me complaire dans une mauvaise image de moi-même. C'est un réflexe défensif passif. Si je persiste dans cette voie, je tombe en dépression, plus ou moins grave selon l'intensité de la blessure d'amour propre.

 

2 - Si la blessure d'amour propre s'aggrave, je peux commencer à réagir, à me justifier, voire à riposter. C'est un réflexe défensif actif. Si je persiste dans cette voie, je peux devenir violent, plus ou moins selon l'intensité de la blessure d'amour propre. 

 

En réalité, jusque là, je suis normal, humain donc sauvagement naturel. Je suis dans l'attitude réflexe de ma conscience qui, soit s'accuse, soit se justifie. Ces attitudes contraires en apparence ne sont que des réponses réflexes et empiriques à une situation de mise en inconfort sécuritaire : je me sens aggressé, en danger; je riposte en aggravant le mal autour de moi et en moi, et sans trouver le moyen de sortir de cet enfermement.

 

 Pourtant, il existe théoriquement un moyen pour parvenir à vivre ces situations inévitables, et en sortir vainqueur.

C'est de cela que j'essaierai de parler prochainement. Après avoir théoriser, j'essaierai de passer à la pratique, on va bien rigoler...

Une blessure d'amour propre

"Je ne sais pas si vous êtes comme moi..." c'est ainsi que commençait une chanson de Sheila lorsque j'étais enfant au sujet du folklore américain.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais il m'arrive de rencontrer des gens grincheux. Pas plus tard qu'hier, une personne chargée de l'accueil dans un magasin me répondait agressivement, m'envoyant promener, puis essayait de rester professionnelle et aimable, mais on sentait qu'elle se forçait. 

La question que je posais était anodine et j'étais loin d'imaginer qu'elle mettrait cette jolie personne au bord de la crise de nerf...

Comme je suis bon chrétien, vous devinez ma réaction ? Je suis devenu moi aussi agressif et grincheux avec une forte envie de laminer cette jeune dame, de lui dire ce que j'en pense et tout et tout.

Une fois à la maison, et déjà même sur le retour dans la voiture, j'étais penaud. Pourquoi ai-je réagi de cette façon ?

 Après quelques moments d'autoanalyse sauvage, certes, mais gratuite, j'en suis arrivé à la conclusion suivante : (pourvu que le pasteur ne m'ait pas vu ! non je plaisante...)

 

- j'ai mal réagi car j'ai pris son agression verbale et son énervement comme étant tournés contre moi. Je me suis dit instantanément, comme par réflexe, que je ne plais pas à cette personne, que ma tête lui revient pas et dans le meilleur des cas, je pense qu'elle me prend pour un abruti à qui on peut s'adresser sans ménagement.

 

Bref, je suis atteint du syndrôme de "la blessure d'amour propre". Dans une situation difficile, c'est ma petite personne que je ressens comme étant en danger. Dès lors, je ré-agis par un réflexe de défense. Ca se termine généralement en pugilat, verbal pour ce cas, je précise.

 

C'est tout de même horrible de constater que je réagis comme un animal dans la jungle. On m'attaque ? Paf, je frappe.

 

En fait, il y a une solution au mal, cette blessure d'amour propre, je peux la vaincre en me tournant vers l'évangile de la grâce, mais Dieu que c'est difficile à vivre au jour le jour. Sur le blog, pas de problème.

 

C'est pour cela que je vais à l'église le dimanche. Là, je trouve des chrétiens spirituels, solides, qui me donnent l'exemple. Ce sont mes modèles; j'y trouve un espoir de victoire pour moi-même.

 

L'autre jour, j'ai commencé à parler avec le pasteur et je lui ai fait part de quelques "critiques" concernant la conduite de l'église.

Tout à coup, j'ai compris qu'il se sentait tomber à mes yeux d'une sorte de piedestal d'où il se pensait indéboulonnable. Il a commencé à sombrer dans une semi-dépression. Le dimanche suivant au culte, il n'a pas prêché, il s'est contenté de lire les invectives de Jésus contre les pharisiens "sépulcres blanchis, race de vipère !" leur dit-il, pas agréable à entendre , n'est ce pas ?

 

Comme mes critiques et questionnement se sont poursuivis les jours suivants, mon pasteur a commencé à se défendre, puis à m'agresser, enfin, il a claqué la porte.

 

Son amour-propre a pris le dessus. Vous voyez, lui comme moi, dans ce cas, l'évangile, c'est du pipi de chat. 

lundi, 20 août 2007

Enfin, une nouvelle église !

En passant en voiture dans une rue proche du centre ville, mon attention est attirée par une inscription en grosses lettres sur la vitrine d'un ex magasin. Pas de doute j'ai bien lu, il s'agit d'un église évangélique en cours d'installation.

Je fais demi-tour pour voir de plus près. J'ai la confirmation de la dénomination que je ne citerai pas, mais le certificat de bonne moralité est affiché en bonne place; il s'agit d'une dénomination rattachée à la fédération protestante de France.

On pourrait penser que tout va bien, gloire à Dieu, une nouvelle église, bravo ! il y a place pour tout le monde.

En fait, je savais que cette dénomination allait s'installer dans notre ville. En effet, le pasteur de mon ex église m'en avait informé et il craignait comme la peste la concurrence à laquelle il allait devoir faire face. Je m'en suis aperçu de la manière suivante.

Nous réalisions des week-end à thème et lancions des invitations dans une grande partie de la France, pour au final, nous réjouir de la participation d'environ 10 personnes. 

 

Par bonheur, sur 10 personnes, 2 nous étaient inconnues et venaient de la dénomination dont je tais jalousement le nom et qui vient s'installer dans ma ville. 

Attention, je vais calomnier ! Savez-vous ce que m'a dit le Pasteur. "Ces deux là viennent nous espionner, car ils projettent de venir s'installer chez nous..."

Quelle misère ! Je vous parlerai un jour de l'état de méfiance dans lequel vivent les églises évangéliques entre elles et à l'intérieur d'elles. C'est assez pitoyable.

 

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