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samedi, 27 octobre 2007
DIEU M'A PARDONNE !
Un jour, un proche m'a dit : "Tu sais, Dieu m'a pardonné !" Cela voulait dire " n'en parlons plus !". Le contentieux avec ce proche n'était pas si lourd, une explication était possible, une vraie reconnaissance mutuelle également, bref, un pardon, pour employer le langage religieux, était réalisable.
Cette fin de non recevoir, ce "Dieu m'a pardonné" a résonné dans ma tête, comme si on m'avait dit "je m'en fiche de toi, j'ai trouvé ma petite solution, Dieu m'a pardonné". J'ai compris un peu plus ce jour là que ce proche n'était plus un proche. Effectivement, la relation, la vraie, la confiance, le respect, l'écoute, le dialogue, la confrontation amicale, ne s'est jamais rétablie. La platitude relationnelle équivaut depuis à peu près au fait d'exposer un portrait sur un buffet de salle à manger. Quand on se rencontre, on est content "on s'est vu !" La belle affaire "Dieu m'a pardonné, ton pardon à toi, je m'en fous".
C'est une plaie que de comprendre le sens de la mort de Jésus sur la croix ainsi. Son sang a coulé, je confesse ma foi, c'est à dire que je m'inscris sur la liste des sauvés. Je suis au bénéfice de son oeuvre par un acte volontaire, une pirouette mentale qui est censée m'ôter la culpabilité, effacer, c'est à dire gommer le mal d'un coup de baguette magique, de façon unilatérale, sans que la question de ma relation à autrui soit réglée. C'est un peu comme si pour évacuer une pulsion sexuelle, au lieu d'avoir une relation d'amour avec quelqu'un, je passais mon temps au chiotte pour me masturber.
Jésus a bien expliqué l'importance de la relation à autrui, plus importante qu'une relation individuelle à Dieu. Lorsqu'il donne le pouvoir de pardonner à ses disciples " ceux à qui vous remettrez...ils seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils seront retenus...". (évangile de Jean chapître 20 verset 23) Aussitôt, l'esprit humain religieux traduit : une élite chrétienne, les apôtres, détiennent un pouvoir magique de pardonner au nom de Dieu. Le clergé a été institué pour perpétuer cette dérive débile d'un pardon sacramentel.
Quand Jésus dit : "ceux à qui vous les remettrez...(les péchés, pour ceux qui suivent encore), il n'instaure pas une religion hiérarchisée, il parle de la relation à autrui, celle qui va rétablir des ponts coupés, des histoires d'amour cassées, des relations humaines, sociales cahotiques.
Chacun, sur la base du "message" de vie que Jésus donne, nous avons la capacité à retourner vers l'autre pour rétablir une relation coupée. Et si j'ai bien compris ma petite lecture biblique assidue de ma jeunesse, celui qui fait le premier pas, ce n'est pas celui qui est ensanglanté au bord de la route, c'est "le bon samaritain !" Ah... la parabole du bon Samaritain,l'homme charitable par excellence, le romantique aux yeux humides
09:15 Publié dans Le vrai roman d'ubuntu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, évangélique, pardon
dimanche, 21 octobre 2007
SECRET SUNSHINE, histoire d'une désillusion
14:07 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : évangélique, cinéma, secret sunshine
samedi, 20 octobre 2007
Je renouvelle mon abonnement
C'était bien, je ne regrette pas mes sous. SECRET SUNSHINE, un film à voir. Donc c'est décidé, je renouvelle mon abonnement au journal "Le Monde". J'ai juste un petit doute. Pourquoi faut-il que les journalistes emploient systématiquement l'expression "secte protestante" à chaque fois qu'il s'agit d'évoquer le contexte d'une église évangélique ? Comme toujours j'ai ma petite réponse : comme ils sont nés catho, et se croient affranchis de la religion, somme toute, tout ce qui n'est pas catho est suspect. Allez vous y retrouver dans cette multiplicité d'organisations illisibles et indépendantes d'un pouvoir central hiérarchisé et autoritaire. Pire que les jacobins ils sont.
J'oubliais, je reviendrai sur Secret Sunshine, j'irai de mon petit commentaire, histoire de causer...
Ce qui a de bien, c'est que le film fait réagir à retardement. Vous sortez et vous dites, ouais bof, pas mal. Puis, au fil du temps, l'histoire vous trotte dans la tête, vous commencez à réfléchir.
11:55 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jacobin, catholique, évangélique
jeudi, 18 octobre 2007
SECRET SUNSHINE
Ce soir je vais au cinoch ! gare à mes sous...J'ai lu une critique dans "Le Monde" et j'ai du coup une pulsion, il faut que je voie ce film. Si je suis déçu, je ne renouvèle pas mon abonnement au journal, et justement, c'est la période de renouvellement. SECRET SUNSHINE... non je ne suis pas un bobo, mais j'irai voir ce film coréen.
20:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
dimanche, 07 octobre 2007
PRETENTIEUX
Une petite note pour suivre les conseil d'Ezrah d'écrire de temps en temps.
En réalité, j'ai repris une activité et j'ai moins de temps, beaucoup moins de temps. Ca ne m'empêche pas de réfléchir, mais il faudrait pouvoir prendre des notes.
J'ai tout de même suivi les conseils de mon pasteur évangélique. "Que celui qui ne travaille pas ne mange pas non plus". Du coup, j'ai perdu 13 kilos. Maintenant, faudrait pas les reprendre, parce que l'inverse est vrai. Comme Sarko, que celui qui travaille un peu mange un peu, que celui qui travaille beaucoup mange beaucoup. Et moi, je travaille beaucoup ! Gare à mon tour de taille.
J'ai ressorti les costards (costumes, pour Anne-Laure) d'il y a trois ans, la bedaine ne dépasse plus, je peux fermer les boutons, je suis top.
Ce matin, je me disais, tiens je vais aller au temple. Et en parlant avec ma compagne de toujours, je philosophais, ou du moins j'essayais...je fais tout en amateur.
Elle arrête pas de me dire, là je suis pas d'accord avec toi, ça m'oblige à me justifier, à préciser ma pensée hautement profonde. Non non, tu as tort, me dit-elle, les églises sont utiles. ( pour des tas de raisons connues et que je ne vais pas expliciter ici ). Bon, moi pour faire le beau je lui rétorque : bien sûr, l'ordre est utile, on ne peut pas le nier. Je mange à des heures régulières (depuis que j'ai repris le travail, cela s'entend Pasteur), j'ai une certaine discipline de vie, une temporalité à assumer. Mais ce que je "reproche" aux églises, ce n'est pas tant d'être par leur ancrage temporel contributrice d'ordre, mais c'est de prétendre que la matérialité dont elles dépendent, l'ordre nécessaire et le temporel qu'il faut bien assumer, représentent le nécessaire et l'essentiel obligé. Toutes disent , hors de moi point de salut. Elles confondent le moyen et l'objectif. Prétentieuses !
09:15 Publié dans Combattre la religion | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, églises




