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vendredi, 28 décembre 2007

UBI CARITAS

Quand on écrit Dieu est amour, ce n'est pas un scoop et au moins, on est certain de ne pas se tromper. Là où ça se gâte, c'est lorqu'on regarde la manière dont on interprète cette caractéristique divine :

- le christianisme est expliqué et vécu comme une religion de la charité. Un bon chrétien doit :

     - tendre la joue droite si on le frappe sur la joue gauche et vice versa,

     - faire l'aumone aux pauvres,

     - être compatissant envers les faibles,

     -  etc...

Pensez au Dieu d'amour, vous aurez les yeux humides. Pas étonnant que dans une société où le fric se gagne à l'arrache, la vertu amour de notre société aux racines chrétiennes (si j'en crois mon Président), soit remisée au placard.

Moi qui suis resté deux ans à Taizé à la fin des années 70, à faire le service de l'accueil, on chantait dans l'église de la Réconciliation "Ubi caritas et amor, Deo si bi est" . Vous excuserez mon latin approximatif. Si on devait résumer le christianisme (et pas seulement le Catholicisme mon petit Nicolas...),on dirait que c'est la religion de l'amour. Comme c'est beau !

 1 corinthiens 13 est le texte biblique le plus célèbre concernant l'amour. Je vous le mets en ligne (1ère lettre de Paul aux habitants de Corinthe).

- être patient,

- ne pas chercher son intérêt,

- ne pas juger,

- croire tout,

- tout espérer (sous entendu, d'autrui),

- ne pas se vanter,

- tout supporter (même les blogguers impertinents)

- ne pas soupçonner le mal...

Bon j'arrête ici, j'en vois qui s'enfoncent de plus en plus dans leur siège.

On est bien d'accord, impossible à vivre. Alors autant avoir une compréhension de l'amour plus accessible (la charité chrétienne, dans son acception traditionnelle : donner au pauvre, tendre la joue droite, acheter le pain pour la voisine). C'est comme cela que le christianisme est devenu dixit ubuntu une coquille presque vide, une religion d'oeuvres de bienfaisance essentiellement. J'en connais des sincères qui se couperaient en 8 pour vous rendre un service, et c'est vrai que c'est appréciable et rare.

Mais l'Amour, ce n'est pas "faire" mais "être". Oh, la belle trouvaille ! 30 années de recherche perso pour écrire qu'on a compris la différence entre le faire et l'être. Mazette, il est fort celui-là ! 

 Et moi, être patient c'est pas mon truc; ne pas juger, encore moins  (hein pasteur, t'en sais quelque chose...); ne pas me vanter, c'est pas mieux, au pire je me dénigre moi-même, comme ça je suscite des louanges...mais si mais si, il est bien ton blog...Faussement modeste que je suis. Bon, où en étais-je ?

Ah oui, l'amour de Dieu, c'est pas comme on croit que c'est, c'est autrement. Voilà, c'est ma thèse du jour.

Comment tout supporter, être patient, ne pas se vanter, ne pas juger , Il faut un coeur nouveau ! un esprit nouveau ! on croirait entendre un pasteur évangélique. 

J'ajoute tout de même un dernier petit détail, ça sent le piège...Si vous lisez comme je le crois le passage biblique en référence, vous constaterez qu'on peut donner tous ses biens aux pôvres et ne pas être dans l'amour. Vous voyez que j'ai raison !!! vantard en plus.

jeudi, 27 décembre 2007

DEFI POUR 2008 AUX MINISTRES DU CHRIST

Le Général de Gaulle s'était insurgé en son temps "L'EUROPE, L'EUROPE, L'EUROPE" s'égosillait-il en fustigeant ses compatriotes qui n'avaient plus que ce mot à la bouche !

De même, que de ministres du Christ, s'égosillant dans les églises "JESUS, JESUS, JESUS". Mais pas un pour dispenser une doctrine claire, vivre en paix, transmettre une réponse à ceux qui veulent comprendre ou cherchent des solutions concrètes.

Pas étonnant que plus personne n'aille dans les églises ou ne se déclare croyant. 

 En quoi messieurs les ministres du Christ, le sacrifice de la croix apporte t-il une réponse aux souffrances de ce monde ou d'un individu ? Comment mettez-vous en oeuvre ce que vous croyez, quel impact cela a t-il dans votre vie ?

En quoi messieurs les ministres du Christ la résurrection du Christ est-elle importante ? Pensez-vous pouvoir "expérimenter" une forme de renaissance dans votre vie personnelle, dans les relations humaines ? Si oui,comment ?

Si non...

 

 

mardi, 25 décembre 2007

Whisky et bible

Ce matin, en m'éveillant, j'ai comme à l'habitude tendu mon bras sorti de sous la couverture pour tatonner et chercher. Mais surprise, je n'ai trouvé ni whisky ni bible. Rien à prendre pour nourrir mon esprit, ni poison ni parole bienfaisante.
 
Seul au dessus du vide, la conscience éveillée pour regarder, certains diront le néant, d'autres l'éternité. Heureux d'être là, de ne pas souffrir physiquement.
 
J'ai été tout de même ahuri de constater avec un brin d'incrédulité le nombre de visites reçues sur mon blog cette nuit de Noël. Tous les records sont battus. J'en crois pas mes yeux !
 
Du coup, je me sens penaud. Ai-je le droit d'écrire ? Noël est-il symbole d'espoir ? Faut-il en parler plus clairement ?
 
Mon blog tente maladroitement de faire la part des choses. Ne pas confondre foi et religion. Le message de Noël est une réalité incontournable. C'est le moment de se creuser les méninges effectivement, et de faire un effort immense :
 
- éliminer de ses pensées les préconçus religieux,
- oublier ce que mémé vous a chantonné dans l'oreille étant petit,
- ouvrir la bible et lire l'épitre aux Romains, 
- se regarder courageusement dans le miroir,
- ne pas avoir peur de l'enfer,
- ne pas quémander le paradis,
- garder les pieds sur terre,
- ne pas se faire trop d'illusion,
- se garder des loups déguisés en pasteurs,
- faire gaffe à son pognon,
- ne pas se croire le centre du monde,
- décrypter ce qu'aimer signifie (rentrez vos mouchoirs) 
- aimer son prochain, comme un bon samaritain,
- savoir qu'on est aimable,
- savoir finalement qu'on est aimé(e), c'est cela que Jésus est venu dire, mais pour l'assimiler, Dieu que c'est difficile. 
 
 

lundi, 24 décembre 2007

Votre cadeau c'est moi


En cette belle veille de Noël, j'ai décidé de vous faire un cadeau ! un cadeau prétentieux : MOI.

Ah, tu parles d'un cadeau... un cauchemard oui, surtout pour mon pasteur. Ca me rappelle le film avec Pierre Richard, "Le jouet", dans lequel Pierre Richard est offert à un enfant en manque de père...

J'ai donc décidé d'offrir en pâture au monde entier une partie de mon histoire personnelle. Je m'imagine faisant la une des journaux, le blog de machin etc...ou bien condamné par la justice pour mes propos vengeurs...mis à l'index de je ne sais quel papiste immodéré, condamné à mort, comme cela arrive parfois. Bon mais je reviens sur terre, mon blog n'intéresse que peu de monde. A qui la faute ? à moi bien sûr, et ce n'est pas l'histoire que je vais vous raconter ce matin qui va changer quelque chose.

C'était en 1981, ouhhhh ! fait le loup, il y a bien longtemps. Je terminais la première partie de mon autoanalyse. J'avais définitivement remisé la bouteille de whisky qui désormais avait disparue de ma chambre au FJT. En ce mois de novembre, lorsque je tendais le bras au pied de mon lit, ce n'était plus pour attraper la bouteille, mais pour prendre une bible que j'avais déjà pas mal annotée.

A cette époque, j'avais rencontré une de ces sectes évangéliques (excusez moi, je parle à la manière des journalistes du "Monde"), secte évangélique faisant du prosélytisme à tout crin, par tous les moyens :

- jouer de la trompette dans les rues,

- distribuer des tonnes de tracts évangéliques,

- vendre des calendriers,

- ET.... monter sur le piler de la cathédrale Saint Mamès à Langres, patrie de Diderot, mais également des Lingons, siège historique de l'épiscopat du département, cité catholique s'il en est, dans cette bourgade paysanne.

Oui, mesdames et messieurs, je suis monté avec un fou-dingue évangélique, sur la base du pilier de la cathédrale Saint Mamès, pour arranguer la foule sur le parvis lors d'une soirée festive organisée par la municipalité. Mon copain missionnaire agitait la bible en tout sens. Les gens nous regardaient ahuris, certains criaient "on se croirait au moyen âge". Un moment j'ai pensé : "on va se faire lincher". Et bien non, une fois notre numéro terminé, nous sommes repartis, tranquillement, libres, heureux du travail bien fait.

DOUCE FRANCE !

Ci-dessous la cathédrale Saint Mamès et le fameux pilier, à droite face à la porte. imaginez un peu... 

 

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dimanche, 23 décembre 2007

La femme de Lot

N'allez pas croire messieurs les religieux que j'ai choisi l'exemple de la femme de Lot pour fustiger La femme en général. Il y a dans les récits bibliques des histoires mettant en scène principalement des hommes et d'autres mettant en scène principalement des femmes.

La mienne, ce matin, met en scène une femme : la femme de Lot.

Lot, cousin d'Abraham, vivait dans une contrée riche mais dépravée dans ses moeurs. La violence règnait à tel point, que pour sauver la vie d'un visiteur que les habitant de la ville voulaient sodomiser, il offrit ses filles vierges à ses voisins pour les contenter d'une orgie sexuelle.

Imaginez un peu que nous vivions dans une société comme celle-là. On trouve de ces récits dans la bible !

 La vie, dans cette ville "Sodome", était devenue insupportable. L'insécurité règnait, la violence sous toutes ses formes. Et comme toujours, dans les situations difficiles, ce sont les plus exposés à des situations d'infériorité et de faiblesse, qui deviennent les premières victimes.

Ce ne sont pas les plus faibles qui sont victimes, mais ceux que l'on désigne comme tel. Ainsi, un visiteur étranger, parce qu'il est étranger et visiteur peut être considéré "faible"; une jeune fille, parce qu'elle est femme peut être désignée faible. Puis ceux qui s'assemblent comme forts s'autorisent à toutes sortes de brimades et vexations, jusqu'à la torture parfois.

Dans les sociétés sans contrôle, où des déséquilibres apparaissent, on retrouve à des degrés divers des gens qui oppressent, d'autres qui sont opprimés. ce qu'on a coutume d'appeler des forts et des faibles, des dominants et des dominés.

La classification des profils psychologues en classes de gagnants et perdants, forts et faibles, dominant et dominés, établit une hiérarchisation manichéenne. On loue volontiers le fort, alors que le faible est méprisé. 

Le mépris du faible, nous y sommes...un faible est considéré responsable de sa faiblesse. La victime l'a bien cherché, n'est ce pas ? 

Ainsi, les faibles et les dominés seraient en quelque sorte responsables de leur situation d'infériorité...

Mais voilà, une femme brimée parce qu'elle est femme, un apprenti dans une entreprise méprisé parce qu'il est apprenti, un étranger éconduit dans ses démarches sociales parce qu'il est étranger.

Et que dire d'un juif torturé par un médecin SS, parce qu'il est juif, d'un homme de couleur à qui on refuse la location d'un logement parce qu'il est noir... 

Le comble de la violence serait à mon sens de désigner les victimes comme étant coupables et responsables de leur situation. Le harcèlement moral existe, le viol existe, les brimades existent, à tous les niveaux. 

Les personnes en situation de souffrance morale ont un lourd travail à faire :

- identifier et reconnaître l'état d'oppression dans lequel on les a placées,

- dénoncer l'injustice,

- faire valoir leurs droits,

- faire en sorte que les équilibres soient rétablis.

Que vient faire la femme de Lot dans tout cela ? Rien, j'ai commencé à écrire avec une idée, et voilà ce que ça a donné! 

J'ajoute une dernière petite chose : Un dirigeant républicain peut user de violences morales pour imposer sa politique. Il en a d'autant plus les moyens aujourd'hui, par les médias, par lesquels quelqu'un de bien organisé et d'exercé peut agir.

On assiste dans un petit pays que je crois bien connaître :

- à la culpabilisation des syndicalistes qui, en provocant des grèves, empêcheraient les autres de travailler, 

- à la culpabilisation des salariés qui, en réclamant plus de pouvoir d'achat, refuseraient de travailler plus,

- à la culpabilisation des fonctionnaires qui, notamment des enseignants, grassement payés, seraient des nantis privilégiés.

Je vous laisse poursuivre la liste, étant pour l'heure à cours d'exemple. Cependant, quand les changements annoncés sont mis en oeuvre par le moyen de la manipulation mentale pour :

- renforcer les pouvoirs des plus forts et des riches (le MEDEF est aux anges),

- détruire des droits sociaux acquis de longue lutte (vive la mort des 35 heures et le travail le dimanche),

 - réaliser des coupes budgétaires et affaiblir certains services publics...

 

Un pervers dispose d'une arme redoutable, il oppresse sa victime par la culpabilisation de celle-ci. C'est un mode d'action connu en psychologie, qu'il faut démasquer. 

 Lorsqu'un gouvernement met en oeuvre des systèmes de culpabilsation de groupes sociaux pour imposer une politique de forts contre des faibles désignés, on n'est pas loin de glisser dans le totalitarisme.

Désolé pour mes excès de langage, excessif diront certains. Certes, on ne tombe pas dans la marmitte de l'oppression insupportable du jour au lendemain. On y glisse lentement, par négligence, manque de clairevoyance, mais un jour on se retrouve ficelé, esclave, oppressé.

mercredi, 19 décembre 2007

La statue de sel

Chaque matin, je me demande comment passer ma journée. Sera t-elle réussie ? c'est à dire aurai-je le sentiment d'avancer dans mon petit cheminement personnel :

- améliorer mon relationnel,

- vaincre des pensées malsaines,

- gagner en confiance.
- etc...

 

Parfois, j'ai des bons moments. Il m'arrive de me dire "cette pensée, cette attitude de vie ou d'esprit dans laquelle tu te trouves, et te sens bien, il faut la conserver, la garder, la perpétuer..."

Qui ne rêve pas d'être une fois pour toute en confiance. Mais voilà, l'humeur est changeante. et vouloir se figer dans une attitude, dans l'état d'esprit qui hier m'allait si bien, c'est un peu comme cette femme qui, sur le chemin, se retourne pour regarder en arrière...elle se transforme en statue de sel, elle meurt.

 Il faut oser, oser la vie chaque instant nouvelle, regarder devant sans crainte

dimanche, 16 décembre 2007

Pris à mon propre piège

Rira bien qui rira le dernier. Moi aussi, me voilà farfouinant dans mes vieux papiers jaunis par le temps. Nom d'un chien, où sont passés mes messages de Noël, que je puisse répondre à Joanous !

Imaginez Staline en train de préparer une prédication de Noël ! ou bien Jean-Paul Sartre ! Ségolène Royale, qui d'autre encore ? Jacques Ellul, Ralph Shallis, le Pape, mon voisin, Soeur Theresa, José Bové, Paul Ettori ; mon pasteur ? c'était hier, et il était d'humeur joviale ! Après tout pourquoi pas moi ?

D'abord, comme pour toutes les naissances, on commence à se disputer sur le nom ! comment va t-on l'appeler ? Si la grand-mère s'en mêle...

On pourrait l'appeler "Dieu avec nous" ! Rien que ça ! ou bien..."Sauveur du monde"...et si c'était une fille ? pas de souci, c'est un garçon, l'échographange l'atteste.

Tout de même ce Joseph, quel farceur ! Est-il le père au moins ? Ah, je vous en prie, ne soyez pas désagréable avec la petite.

Cependant, les ragots vont bon train ! Joseph, lui, se tire la moustache en y réfléchissant. Il a bien pensé au test ADN, mais à quoi bon, car c'est sûr, il ne peut pas être le père. 

Comme il est fou amoureux, il souffre de cette situation. Il la connaît si bien. Qu'est-il arrivé ?

 

Voici donc, cher Joanous, un aperçu de mes talents ! j'aurais été capable de faire ce genre de message : le message post moderne, actualisé.

Et comme je n'aime pas me défiler, et que j'admets la pertinence du défi posé, à mon tour je vous pose à tous la question, 1000 fois posée : et pour toi Noël, c'est quoi ? avant d'y répondre peut-être un jour. Mais comme mon éducation religieuse repose en partie sur le fondamentalisme biblique, je réponds :

 

- peu importe ce que je pense, étudions ce qu'en dit le texte biblique, seule trace écrite, historique, de ces évènements, pour en connaître la signification.

 

Tout semble si simple, mais c'est ici que la bagarre commence. 

 

 

samedi, 15 décembre 2007

C'est le moment !

Oui, c'est le moment de ressortir les bibelots de Noël, les guirlandes, le sapin.

 Pendant ce temps là, lui, le Pasteur (mon copain), farfouille dans ses vieux papiers jaunis. "Voyons se dit-il, quel message de Noël vais-je choisir cette année ?"

Il a le choix, car Noël, dans les églises évangéliques peut être traité de différentes façons :

Le message indigné : dans ce cas, le pasteur s'insurge contre la société de consommation et un Noël artificiel où Jésus n'a plus sa place,

Le message angélique : il vous lit l'histoire des bergers dans la nuit suivant l'étoile pour adorer le joli bébé, puis il entonne "douce nuit",

Le message culpabilisateur : "En cette nuit de Noël, cette belle fête de famille, avez-vous pensé à inviter votre belle-mère qui vit seule ?"

Le message savant : il vous explique pourquoi Noël, pourquoi le 25 décembre, le symbole de la buche, les interprétations babylonienne (Pendant ce temps là, comme dans les lettres de mon moulin, d'Alphonse Daudet, vous pensez à la dinde farcie qui mijote),

Le message classique : il vous explique en long en large en travers le message biblique et la signification de la venue du Christ sur terre, en passant par sa mort, sa résurrection, son retour dans la gloire. (Ce genre de message dure 2 heures au minimum et à la fin vous avez les doigts rugueux d'avoir tourné les pages de votre bible à toute vitesse pour suivre les réferences bibliques indubitables qu'il vous a assénées),

Le message gynécologique : il vous explique, rouge de confusion, pourquoi Marie était vierge,

 Le message vivant : il arrive habillé en paysan pour faire vrai, suivi de l'âne et du boeuf et crie au scandale que pour la naissance du sauveur, il n'y a même plus une place à l'hôtel !

 Le message rapide :" Noël, c'est tous les jours, hurle t-il au micro, tous les jours y faut accueillir Jésus dans son coeur et faire plaisir aux zôtres".

Le message mercantile : à la fin, il passe la corbeille en appelant à la générosité,

Le message blasé : on est en présence d'un pasteur déprimé qui n'y croit plus vraiment,

Le message sincère : il pleure en pensant au salut annoncé par les anges,

Le message drôle : il espère captiver son auditoire en faisant des blagues, pour cela, il est allé sur hautetfort pomper des idées sur mon blog le petit malin...

Allez tchao bonsoir et bien sûr je ne terminerai pas en vous souhaitant un joyeux Noël (c'est trop tôt). 

 

 

 

 

dimanche, 09 décembre 2007

Quel étourdi !

 Mes excuses pour les bloggeurs amis qui souhaitent faire des com sur mon blog, j'ai oublié de réouvrir les commentaires.

 

Voilà c'est fait, vous pouvez vous exprimer, mais attention soyez plus modérés que moi !

 

Ci-dessous le commentaire dans ma boîte d'une (-) lectrice (eur) qui a des choses à nous dire, je vous passe la parole JORURI ! 

 

On ne peut pas ecrire de com chez vous. Est-ce voulu, ou bien ? Je vous
ai trouvé en passant par chez ezrah wyden. Je suis Joruri, et j'ai plein
de choses à ecouter et à dire sur Jesus, l'epitre aux romains et tutti
quantti ! Bo,n dimanche à vous quoi qu'il en soit...

 et ci-dessous celui de soeurette :

 

je voulais laisser un comm, sur ton blog du 8 décembre, mais la fenetre
ne s' est pas ouverte;
je voulais dire quaveccertains chrétiens, il n' y a pas moyen d'
échanger sur du vécu , des sentiments, on n' a pas droit aux coups de
gueules sans etre taxé de rebelle à Dieu, la marche chrétienne, c' est
un peu marche ou crève,puisque Jésus est mort sur la croix pour toi, t'
as plus rien à dire, ferme là et avance sans reculer, soumets toi, tu as
échappé à l' enfer... tout ça je l' ai vécu dans le passé, maintenant c'
est fini, je me sens libre, je prends du temps pour moi et ma famille,
le principal, c' est le couple, c' est d' etre dans la meme lignée que
son conjoint, et quand il y a ça, c' est fort!

samedi, 08 décembre 2007

Archi nul

Franchement quand je relis mon résumé de l'épître aux Romains, je m'aperçois combien transpire mon manque d'indépendance d'esprit, combien j'essaie au travers de ce pitoyable essai tout à la fois d'être original et consensuel vis à vis de la pensée évangélique. Ce qui fait bien entendu que le résultat est nul, archi nul.
 
Tout cela me rappelle les soirs où j'allais stupidement aux réunions de mon pasteur fondamentaliste, croyant trouver un lieu de discussion, d'échanges et d'écoute mutuelle. Rien de tout cela. A cette époque, je croyais encore à la vitalité des partages vécus et à leur intérêt. Mais j'avais mal compris : quand on entre dans une église évangélique, c'est pour y recevoir la vérité. Ceux qui discutent deviennent très vite des opposants qu'il faut faire taire, comme l'écrit l'apôtre Paul, par la prédication de la croix. Mon pasteur l'a bien compris, c'est pourquoi, après que j'eus posé quelques questions, il ne faisait qu'anoner "Jésus est mort sur la croix, Jésus est mort sur la croix, Jésus est mort sur la croix". La troisième fois, j'ai enfin compris, il fallait que je la boucle. L'épée de l'esprit m'avait vaincu. Moi bêtement je croyais qu'il était vivant, ressuscité, et que cela pouvait vouloir dire quelque chose dans l'intimité du combat que tout un chacun nous menons sur cette terre de merde. Une victoire possible sur les peurs, les communications interpersonnelles tronquées, les souffrances d'amour propre irrésolues, les égoïsmes destructeurs. Mais il suffit, il est mort pour toi, lève-toi et mets toi dans l'alignement !
 
Comme je n'y arrive pas, je continue la discussion tout seul, sur le web, pour me donner l'illusion psychique qu'on m'entend. Ca me fait sourire d'y penser. 

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