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mardi, 22 janvier 2008

AMOUR

Je pense qu'il serait important de bien relire le chapitre 13 de la première lettre de Paul au Corinthiens.

Je mets en ligne ici.

Notamment le verset 7 pose question. Ce pourrait être une réponse pour soi dans sa relation au Père. Dites vous que c'est ainsi que le Père vous voit. Même si vous êtes Pasteur ! (non, je plaisante).

Dites-vous que vous pouvez aussi regarder autrui ainsi et rapporter ce questionnement personnel à ce que vous vivez dans vos relations quotidiennes. Si vous êtes comme moi, vous allez constatez un écart important.

Cet écart peut effrayer, dans ce cas revenir au 3ème alinéa de ma note : comment le Père vous voit, même si vos pensées sont légèrement négatives. Puis essayez à nouveau de voir l'autre comme le Père le voit.

C'est pour cela que je ne dirai plus du mal de ... sur mon blog (je n'en dis pas beaucoup faut dire). Parce que Dieu le voit comme le verset 7 ci-dessus mentionné. Ca "m'oblige" à faire pareil. C'est certainement cela "être soumis aux autorités"...Ce qui n'aurait rien à voir avec l'acceptation passive de ce qui serait inacceptable.

Chacun a droit à l'amour selon Dieu...c'est une libération pour celui qui aime et pour celui qui est aimé. Mais vous l'aurez remarqué, on n'est pas dans l'amour romantique, on est dans la lutte de l'esprit.

samedi, 19 janvier 2008

C'était pourtant facile

C'était pourtant facile de comprendre pourquoi l'apôtre Paul après avoir largement démontré la nécessité absolue du salut par grâce concluait son épître par toutes sortes de recommandations.

Il s'agissait bien entendu de conseils donnés aux croyants, destinés à leur facilité la mise en oeuvre dans leur vie quotidienne des principes de résistance au mal pervers qui nous atteint, soit de l'intérieur, soit de l'extérieur. Il connaissait bien les situations concrètes et particulières difficiles auxquelles étaient confrontés les hommes et les femmes, comme nous le sommes aujourd'hui.

Mais l'homme religieux, le pasteur, le prêtre, l'esprit religieux en nous qui veut nous asservir à la loi, à partir de ces textes magnifiques, a voulu reconstruire un code parfait auquel il faut se plier pour mériter la grâce.
Quelle absurdité !

D'autres conscients de cette absurdité cherchent les raisons qu'il y aurait d'obéir avec la rigueur du bon soldat aux impératifs de l'apôtre dont la parole serait parole d'évangile. L'écriture divinisée, religiosée...et qui devient jugement sur la conscience accusée. On y revient, n'est ce pas ?

Alors on ne trouve plus comme raison que l'obéissance par amour pour le christ... Et si je n'obéis pas ou mal ? si je tombe ? Ah, je n'aimais pas vraiment...et ainsi de suite, je reste prisonnier des pièges de la conscience qui se défend et s'accuse. Fausse route !

Un lecteur qui n'est pas dans le contexte de la foi ne va rien comprendre certainement ou pas grand chose, il dira que nous sommes fous.

Dans l'oeuvre de Jésus, c'est à dire sa vie, est contenu le message de libération de la conscience qui s'accuse et se défend, racine de tous nos maux, relationnels et comportementaux.

Comprendre cette oeuvre, c'est se donner la possiblité d'engager une démarche personnelle de renouveau, non par contrainte, mais parce qu'ayant découvert ce qui donne la vie, le choix de vivre implique la mise en oeuvre par choix de ces principes de vie. Et si je n'y arrive pas ? J'ai un avocat. Libre !

J'irais même un peu plus loin. Dans l'épreuve, je suis curieux de voir comment Il va me délivrer. Les conseils donnés ne sont plus des ordres, mais des attitudes de vie qui permettent de résister au mal, à la perversion, à la soumission avilissante..Je me projette dans l'attente de voir comment Il va faire pour me sortir de l'impasse dans laquelle les pièges du pervers et de l'accusateur m'ont enfermé.

C'est là qu'intervient la résurrection à laquelle personne ne croit. Mais dans la résistance pour motif de foi est compris le principe de vie, le passage par la mort, la souffrance résistante, qui ouvre à la victoire. Pessah !

C'est pour cela qu'il est écrit qu'avec l'épreuve, il prépare le moyen d'en sortir. Avant de vaincre la mort, pour peu que nous y croyions vraiment, apprenons à vaincre nos épreuves passagères avec les armes qui nous sont données dans l'épître aux Romains. Nous comprendrons alors peut-être ce que signifie renaître, vaincre, et peut-être un jour ressusciter...

Comme Paul le dit : si Christ n'est pas ressuscité nous sommes les plus malheureux des hommes, mangeons et buvons.

Mais il est ressuscité, puisque c'est nécessaire.

dimanche, 13 janvier 2008

POURQUOI LA SOUFFRANCE ?

On pense communément que si Dieu existait, il n'y aurait pas de souffrance.

La souffrance est révélatrice, elle indique que quelque chose ne va pas. En matière relationnelle, les souffrances viennent des incompréhensions, mensonges, pressions, chantages..

Replaçons nos difficultés relationnelles dans la binarité vécue de la conscience : accusation - défense, c'est à dire que sans cesse notre conscience est habitée de sentiments de culpabilité et de désirs de justification, d'où par exemple les accusations qu'on se lance à la figure lorsque quelque chose ne va pas. C'est ta faute, je ne l'ai pas fait exprès ! Si ça continue ça ira mal (menace pour soumettre), je t'en prie ne me laisse pas (soumission qui renforce le pouvoir du pervers) etc...

Lorsque Jésus a résisté sur terre aux pressions, chantages, manipulations, il a coupé le lien psychologique établit entre le pervers et la victime. Il ne s'est jamais positionné ni dans l'attitude de victime (l'attitude du faible qui se soumet), ni dans l'attitude du pervers (celui qui se défend en accusant). C'est pourquoi dans les églises évangéliques on chante benoitement, un sourire angélique au lèvres, "il n'y a plus de forts, ni de faibles. Quand je suis fort, c'est alors que je suis faible !" Pourquoi chantez-vous cela ?

Le lien pervers/victime que nous entretenons dans nos relations mutuelles, nous le vivons en permanence entre Dieu et nous, entre nous et notre conscience. Qui ne fait pas du chantage affectif, qui ne s'infantilise pas lui-même à un moment ou à un autre ? sans réussite bien entendu, car en conscience, ce type de démarche mène à l'impasse.

Qui ne se révolte alors pour obtenir par force, rebellion, ce que nous souhaitons obtenir, sans plus de succès.

Il a résisté...et il résiste encore patiemment, jusqu'à mourir si nécessaire, jusqu'au sang, si nécessaire, mais il ne cède pas. Il rompt le lien de dépendance perverse, pour libérer. Il a résisté. L'épître aux Romains en parle très clairement, mais s'aventurer sur ce difficile chemin fait peur.

Tu peux sortir de ta souffrance morale...Dans ce contexte, peux-tu encore te complaire dans la culpabilité qui te fait souffrir, et que vas tu faire de la révolte dans laquelle tu te détruis. En conscience dans le seul à seul avec toi-même tu peux t'engager sur le chemin étroit de la liberté.

C'est pourquoi, comprenant la liberté (par rapport au lien de perversion), cette possibilité ouverte d'une nouvelle vie grâce à l'acte de résistance réalisé par Jésus pour tout homme, maintenant tu peux travailler à guérir des problèmes relationnels que tu vis autour de toi, dans ta famille, à l'école, au travail, dans ton église où tu retrouves les mêmes problèmes malgré les accolades et les appellations frère-soeur, malgré les claques dans le dos et les saints baisers.

Ma souffrance m'amène à penser qu'il y a en Lui la délivrance.

mardi, 08 janvier 2008

RESISTER

Résister à toute forme d'oppression est un impératif.

La résistance n'est pas violente, mais elle est ferme. Elle libère l'oppresseur. Oui, vous avez bien lu.

La révolte violente a pour objet la libération de l'oppressé. Face à une injustice subie, on peut se mettre en colère, ou user de violence, et penser être dans son bon droit. Cette attitude peut aller jusqu'à la destruction de l'oppresseur.

La résistance est "dangereuse" pour l'oppressé. En résistant, il coupe à l'oppresseur le plaisir qu'il trouve dans son acte pervers, mais celui-ci peut vouloir faire céder le résistant jusqu'à la mort.

Cependant, l'oppresseur est vaincu, même si l'oppressé meurt, car son acte pervers est sans effet, puisqu'il n'a pas rencontré la victime, c'est à dire qu'il n'a pu la soumettre et l'avilir.

La résistance est donc un acte d'amour envers l'oppresseur, car elle peut amener celui-ci à s'interroger et à convenir de son erreur.

Il y a dans la résistance les germes d'une renaissance.

samedi, 05 janvier 2008

Soyez vigilants

Les puissances dominatrices facilement identifiables sont :

-          un régime politique totalitaire,

-          un système économique et social injuste,

-          une relation de voisinage oppressante,

-          une situation familiale clairement tronquée (exemple relation extraconjugale clairement connue, violence conjugale avérée).

 

Les puissances dominatrices difficilement repérables :

-          une relation parents-enfants décalée (exemple : l’abus d’autorité, le chantage affectif, etc.),

-          un supérieur hiérarchique au travail qui vous dévalorise et vous fait croire que vous êtes incompétent,

-          une relation de couple mensongère,

-          la manipulation religieuse, forme la plus profonde et la plus dangereuse de la perversité.

 

Marie, la mère de Jésus, (évangile de Luc : 1-52) parle des puissances renversées de leurs trônes. L’apôtre Paul développe le même thème (1 Corinthiens 15-24). Jésus, le Christ, remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance.

 

De quelles puissances et de quelles dominations parlent Marie et Paul dans ces textes ?


La Pâque est une institution juive qui remonte à l’époque où le petit peuple d’Israël était sous la domination de l’Egypte.

 

Livre de l’Exode Chapitre 1 :

«  Le roi d’Egypte dit à son peuple : Voilà les enfants d’Israël qui forment un peuple plus nombreux et plus puissant que nous. Allons, montrons-nous habile à son égard !... »

« Les Egyptiens réduisirent les enfants d’Israël à une dure servitude. Ils leur rendirent la vie amère par de rudes travaux en argile et en briques, et par tous les ouvrages des champs ; et c’était avec cruauté qu’ils leur imposaient toutes ces charges».

 

Chapitre 2, verset 23 : « Les enfants d’Israël gémissaient encore sous la servitude, et poussaient des cris. Ces cris, que leur arrachait la servitude, montèrent jusqu’à Dieu. Dieu entendit leurs gémissements, et se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. Dieu regarda les enfants d’Israël, et il en eut compassion ».

 

Israël se trouve donc sous la domination de l’Egypte. Cette domination devient insupportable et de plus en plus dure. Il faut comprendre les causes de cet asservissement d’Israël. Un rapport de puissance est né entre l’Egypte et Israël. Il nous est rapporté qu’Israël devient nombreux et puissant et l’Egypte prend peur.

 

Le combat vers la liberté et l’autonomie de la conscience  est un combat dangereux pour ceux qui sont habitués à dominer. Dès que vous allez engager la démarche d’autonomie, il va y avoir un combat, le dominant va tout faire pour vous barrer le chemin de la liberté.

 

S’il s’agit d’un parent, il pourra utiliser le chantage affectif par exemple.

 

Dans une entreprise, ce pourra être le harcèlement moral, le chantage à l’emploi, la remise en cause de vos compétences.

 

On peut chercher dans notre environnement immédiat de vie toutes les manifestations des puissances qui veulent s’opposer à une libre marche vers Dieu. Ces manifestations de puissance sont nombreuses : par exemple la moquerie ; et toute forme de perversité que Dieu appelle tout simplement le péché.

 

Il nous est rapporté que Dieu entend nos cris, qu’il voit notre souffrance et qu’il veut nous libérer.

C’est ce qu’il fait à l’occasion de l’institution de la Pâque avec Israël. Il frappe tous les premiers nés d’Egypte.

 

Pourquoi Dieu frappe t-il les premiers nés d’Egypte. Qu’est ce que cela signifie ? En frappant, Dieu désigne les coupables, il s’agit d’un jugement.

 

Nous-mêmes sommes appelés à désigner la puissance dominatrice, à la démasquer. Il ne s’agit pas bien entendu de tomber dans les excès en frappant physiquement quelqu’un. Il s’agit de faire un travail de vérité et de prise de conscience.

 

Si quelqu’un souffre lorsqu’il pense à son père ou à sa mère, par exemple, il peut se dire qu’il est un enfant rebelle, qu’il n’aime pas son parent ; il se culpabilise et souffre de son mal, de plus en plus fort, comme Israël souffrait de plus en plus de l’oppression subie chez les égyptiens.

 

Ou alors, la personne souffrante peut chercher la cause de sa souffrance et démasquer par exemple un parent pervers, ou dominateur ou maître dans le chantage affectif. Faire monter et désigner en conscience le mal qui est cause de la souffrance, c’est se préparer à guérir. Comment guérir ? Par exemple en ne cédant plus au chantage affectif, en résistant aux pressions affectives ou culpabilisatrices.

 

Il ne s’agit pas de se rebeller en accusant le parent oppresseur ou le frère oppresseur ou la sœur, il s’agit de bien identifier pour soi le mal et de modifier son comportement en ne l’acceptant plus.

 

On voit que cette activité est « subversive », elle va mener au conflit, car le puissant va accentuer la pression, comme l’Egypte a poursuivi Israël dans le désert. Mais la mer rouge s’ouvrira pour celui qui se sera engagé sur le chemin de la liberté.

 

On peut avoir la même attitude dans son travail en cas de harcèlement moral. Par exemple, un supérieur ou un collègue peut systématiquement vouloir vous détruire parce que justement vous êtes compétent. Vous êtes perçu comme un rival dangereux à la manière dont le peuple égyptien craignait Israël qui devenait nombreux et puissant. Dans ce cas, l’oppression se met en marche pour vous asservir, vous avilir et finalement vous détruire. 

 

Il faut démasquer ce système dominateur, puis y résister.

 

La forme la plus aboutie de la perversion et de la tyrannie des puissants émane des systèmes religieux. Ils sont en effet les mieux à même de maintenir l’Homme dans la dépendance et la crainte, en s’opposant par un système intermédiaire clérical à la vraie liberté des Hommes devant Dieu.

 

L’apôtre Paul dans son épitre aux Thessaloniciens parle du mystère de l’iniquité qui agit déjà (chapitre 2, verset 7).  La perversion sera à son comble lorsque dans l’histoire de l’humanité se manifestera celui qui incarnera l’esprit de domination et de puissance, qui s’élèvera au dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou qu’on adore, se proclamant lui-même Dieu.

 

Les systèmes religieux sont en réalité des moyens très aboutis permettant de dominer sur la conscience de chacun.

mardi, 01 janvier 2008

L'amour ne se vante pas

Pourquoi l'amour ne se vanterait-il pas ? Regarde chérie mes gros biceps ! Bon ne soyez pas trop regardant sur la spiritualité du billet, on est un soir de réveillon, je me lâche un peu, et puis ce soir, personne ne va blogguer, sauf pour lire les sempiternelles "allez, bonne année !!!" .

Non moi je fais dans l'intello, je donne du sens...Vous voyez comme vous vous sentez déjà agressés par ces simples mots. En vantant mon blog et ce que j'écris, je vous vexe, si si, ne le niez pas. Je suggère par ma vantardise que mon blog serait mieux que les autres, et ça vous gène, d'ailleurs vous êtes déjà parti...

Il ne reste plus que le pasteur, curieux de savoir où je veux en venir. Bon, je continue pour lui.

Pourquoi l'amour ne se vante t-il pas ? Pourquoi se vanter serait-il contraire à l'amour selon Dieu, c'est à dire contraire à la loi parfaite que je connais en conscience. C'est là que ça se corse.

Rappelons-nous que la conscience s'accuse et se défend tout à tour. (Romains 2 : 14 et 15)

Une des manières de se défendre, c'est, je vous le donne en mille, LA VANTARDISE et oui... Quelqu'un qui se vante montre par là qu'il n'a pas la conscience en paix. Le pôvre !!! ; Il suggère par sa vantardise qu'il a un besoin de se sécuriser, de se rassurer à ses propres yeux

Il est dans le mécanisme de sa conscience qui a un besoin immense de se défendre, de se justifier. C'est donc qu'il n'est pas en paix, que sa conscience l'accuse. Il n'est donc pas dans l'amour de Dieu !

Et alors ! ? Bon, rien, c'était juste une idée.

DEFINITIONS DU VANTARD : (vu dans le dictionnaire d'Ubuntu)

Le vantard est un pervers qui culpabilise autrui pour se rassurer. (Résumé lapidaire comme je les aime. Manichéisme torride).

Autre définition : le vantard est un soumis, un faible qui a besoin de se grandir à ses propres yeux.

Une autre : un vantard est un homme qui souffre soit de sa perversité, soit de sa faiblesse. Il a besoin de comprendre qu'en conscience, il a une valeur énorme, et qu'il n'a nul besoin de se vanter. Alors qu'il se bat pour abandonner cette vilaine habitude de vantardise, il voit les choses changer autour de lui et en lui, les relations humaines s'améliorent, il se sent renaître.

Allez, pour un premier janvier : joyeuses Pâques !

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