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dimanche, 11 mai 2008

science divine et divine science

Bien que nous vivions dans un monde où la science a pris la place de l'autorité divine, !!!!

C'est ainsi que je commençais ma note hier, citant E. Roudinesco, comme mes lecteurs assidus le savent.

Je voyais déjà les fondamentalistes évangéliques s'exciter : "Le voilà qui fustige la science qui prend la place de Dieu, il revient dans le droit chemin ! C'est pas trop tôt...et patati et patata..." Et puis grosse déception. Non, il n'écrit pas pour décrier la science, non il ne perroque pas ce qu'il a entendu pendant des décennies dans les études bibliques du froid soir de janvier. La perdition, c'est ça !

samedi, 10 mai 2008

perversion ou perversité

Bien que nous vivions dans un monde où la science a pris la place de l'autorité divine, le corps celle de l'âme, et la déviance celle du mal, la perversion est toujours, qu'on le veuille ou non, synonyme de perversité. Et, quelles que soient ses figures, elle a toujours trait, comme autrefois, mais à travers de nouvelles métamorphoses, à une sorte de négatif de la liberté : anéantissement, déshumanisation, haine, destruction, emprise, cruauté, jouissance.

Mais elle est aussi créativité, dépassement de soi, grandeur. En ce sens, elle peut être entendue comme l'accès à la plus haute des libertés puisqu'elle autorise celui qui l'incarne à être simultanément un bourreau et une victime, un maître et un esclave, un barbare et un civilisé. La fascination qu'exerce sur nous la perversion tient précisément en ceci qu'elle peut être tantôt sublime et tantôt abjecte. Sublime quand elle se manifeste chez des rebelles au caractère prométhéen, qui refusent de se soumettre à la loi des hommes, au prix de leur propre exclusion, abjecte quand elle devient, comme dans l'exercice des dictatures les plus féroces, l'expression souveraine d'une froide destruction de tout lien généalogique.

"vous trouvez que j'écris bien ? vous avez tort, le texte ci-dessus n'est pas de moi, malheureusement. Je l'ai pompé dans le livre de Madame Elisabeth Roudinesco "La part obscure de nous-mêmes" (à lire absolument, sauf si vous êtes pasteur évangélique borné bien entendu)".

vendredi, 09 mai 2008

dialectubuntique

Il faut lire le journal "Le Monde" et ses dossiers qui sont la marque d'une nouvelle ligne éditoriale depuis plusieurs mois.

Moi, personnellement j'y trouve matière à réflexion. Dernièrement, à l'occasion des 40 ans de mai 68, j'ai pu redécouvrir Hegel, que je ne connaissais de toute façon pas beaucoup, vu mon éducation sommaire en philo et tout le reste.

Cependant, la dialectique du maître et de l'esclave était pas mal résumée et j'ai été à nouveau interpellé concernant mon sujet favori : sommes-nous condamnés à osciller en permanence entre défense et accusation (des mécanismes du comportement dont nous sommes tributaires à cause de la conscience) ? et je me disais que là aussi on retrouve chez Paul une forme de dialectique simple, lapidaire, terriblement vécue.

Ce brave Hegel, protestant par son éducation...le coquin. Lui aussi finalement pour se débarrasser des carcans de la religion, a t-il dû finalement réinventer ses propres concepts. Après tout, je n'en sais rien.

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