vendredi, 03 août 2007
Aux captifs la liberté
J’ai acheté aux éditions Labor et Fides un livre intitulé « Aux captifs la liberté » de Karl Barth. Il s’agit d’une série de prédications que l’auteur a données à la prison de Bâle de 1954 à 1959.
Il s’adresse donc dans ce livre à des personnes condamnées par la société, privées de liberté.
Voici un extrait de ce livre, mais pour lire cette suite, imaginez que vous êtes en prison pour fraude, ou pour meurtre, ou pour viol, ou pour trafic de drogue, proxénétisme, vol, racisme.
Ou bien imaginez que, sans avoir commis des actes punis de prison par la société, vous ayez une mauvaise image de vous-même, que vous soyez souffrant, déprimé, déçu, prisonnier de mauvaises pensées, de comportements qui vous collent à la peau, bref, que vous ne soyez pas le parfait pasteur évangélique modélisé, alors lisez ceci :
En vert, mes commentaires, je ne peux pas m'en empêcher.
«…Qu’a donc opéré Dieu dans la souffrance et la mort de cet homme (Jésus) ? L’apôtre Paul l’a exprimé dans cette simple petite phrase : « Dieu était en Christ réconciliant le monde avec lui-même. » Je veux essayer de vous l’expliquer brièvement.
Il est arrivé ceci : dans la personne de cet homme, Dieu (c'est-à-dire une personne habitée du caractère de Dieu : quelqu’un qui n’est pas égoïste, qui n’a pas de mauvaises pensées, qui ne juge pas, qui est confronté aux agressions extérieures mais qui résiste au mal, qui pardonne, qui est généreux, qui parle aux femmes dans le plus grand respect, etc. Vous pouvez compléter la liste. Il incarne en tant que personne, tout ce qui est bon, agréable et parfait, tout ce que nous voudrions voir chez autrui et que nous ne voyons pas, et comme nous ne le voyons pas, nous jugeons, critiquons, nous nous répandons en mots méchants pour qualifier untel ou unetelle, oubliant que nous aussi nous ne correspondons pas au modèle parfait auquel nous nous référons. C’est bien ce que dit Paul aux Romains : Ils montrent (nous montrons quand nous médisons sur autrui, à juste titre souvent) que l’œuvre de la loi est écrite dans leur (notre) cœur. Romains 2 : 15.) Dieu a pénétré au cœur de ce monde créé par lui et ainsi par lui, malgré tout, il est devenu temporel, un homme comme nous tous, afin de mettre fin à l’hostilité du monde contre lui, (l’hostilité du monde contre Dieu, au-delà du fait de croire ou de ne pas croire, ce qui provoque des polémiques et discussions sans fin, cette hostilité se manifeste par le mal dont les conséquences sont devant nous, nous faisant souffrir, il suffit d’ouvrir les yeux.) et au conflit par lequel le monde se déchire, et afin de substituer son ordre au grand désordre du monde. (Que le pasteur évangélique ne se réjouisse pas, Jésus n’est pas venu pour instaurer une religion qui va rétablir l’ordre…petite précision utile, il faut rester vigilant.) Il est arrivé qu’en la personne de cet homme, Dieu a fait ce que nous demandons dans le « Notre Père » : il a sanctifié son nom, a fait venir son règne et accomplir sa volonté sur la terre comme au ciel. (La volonté de Dieu sur terre est accomplie. Il faut bien réfléchir sur ce point. Bien sûr, si nous regardons au visible, le mal, la misère, la mort, la souffrance, semblent régner. Cependant, la volonté de Dieu sur terre a été accomplie. C’est pour cela que Jésus est appelé le nouvel Adam. Le fondement solide, la base sur laquelle chacun peut se reconstruire est posée. Aux captifs la liberté, il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en JC, tu peux te mettre en marche, la victoire est certaine puisqu’elle est déjà remportée). En la personne de cet homme, son honneur a été glorifié et – c’est là le merveilleux – il l’a fait pour notre salut. Les mille plaies par lesquelles le monde saigne, il ne les a pas seulement pansées, mais guéries. En la personne de cet Unique, son cher Fils, il nous a secourus, non en partie et provisoirement, mais radicalement et définitivement, il nous a arrachés à la perdition, nous a serrés sur son cœur comme ses enfants, afin que nous vivions réellement et éternellement. (Pourquoi direz-vous alors, le mal subsiste t-il sur terre, pourquoi la souffrance ? Parce que Dieu nous considère co-auteur de notre destin, il pose le fondement, nous construisons dessus. Le fondement, théologique, philosophique, spirituel, idéologique, psychologique, est contenu dans l’œuvre de Jésus. Y réfléchir et commencer à penser, agir, « relationner », sur ce fondement, c’est mettre en œuvre LE moyen qui nous est donné, à savoir la foi qui se met en marche. Nous ne pouvons pas échapper à cette question fondamentale de la source dans laquelle nous plongeons nos racines. C’est pourquoi Jésus a dit : je place devant toi la vie et la mort ; Choisis la vie ! CHOISIS, quelle bonne nouvelle extraordinaire. Notre destin n’est pas tout tracé par des constellations d’étoiles, la fatalité n’est pas notre lot, je suis quelqu’un de responsable, j’ai donc capacité à choisir, à agir sur le quotidien, à sortir si nécessaire de mes prisons intérieures.)
Là-bas, en la personne de cet homme, Dieu a enlevé, aboli, balayé toute notre folie humaine, notre outrecuidance, notre peur, notre avidité, notre fausseté, tout ce par quoi nous l’offensions et par quoi nous nous rendions mutuellement la vie difficile et impossible. (C’est pourquoi il est écrit qu’il a effacé l’acte qui nous condamne Colossiens 2 : 14 – Pas mal pour des prisonniers.) Il a biffé d’un trait, jusqu’à la racine, tout ce qui rend atroce, triste, morne notre vie à tous, celle des bien portants et des malades, des heureux et des malheureux, des grands et des petits, des riches et des pauvres, des hommes en liberté et des prisonniers.
Quand on lit Karl Barth, on pourrait croire qu’il est Pasteur évangélique, mais soyez rassurés, il ne l’est pas.
11:45 Publié dans Avec Karl Barth : l'épître aux Romains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, prison, dépression
jeudi, 02 août 2007
L'ELDORADO AURIFERE INVISIBLE
en rouge ce que Barth écrit, en vert mes commentaires.
(ce billet est la suite de celui d'hier)
...pour cultiver l'homme pieux (ce type le plus obstiné de l'espèce humaine!), en le confrontant inlassablement aux païens, aux péagers, aux Spartakistes, aux impérialistes, aux capitalistes et à tous autres individus antipathiques (par exemple, aux non-sociaux religieux), justifiés devant Dieu, une Eglise entièrement objective, entièrement axée sur le Dieu inconnu, sur le Dieu vivant, sur le Dieu libre, une Eglise entièrement concentrée sur la prédication de la croix, pourrait être, d'une manière invisible et inouïe, l'Eglise de Jacob, l'Eglise de la foi, l'Eglise de la justice de Dieu, et elle l'a été effectivement de tout temps. Cependant, pour ce faire, il faudrait qu'elle est l'audace de commencer dans la foi, dans les "ténèbres" de la foi (LUTHER). Et cela, une fois encore, elle ne l'ose pas, effectivement, en tout temps. Son agir vient "des oeuvres", de son orientation sur ce qu'on peut voir. Ce qu'elle nomme sa foi, ce n'est en aucun cas, la foi décrite dans Hébreux 11. Elle n'aime pas la solitude et le désert.
C'est terrible, tout le monde le sait. Barth n'a rien inventé, il décrit. Ce qu'il dit de l'Eglise, il peut le dire de l'individu. Le visible, le résultat, l'orgueil et la vanité du monde habitent l'Eglise et nous habitent chacun. Mais console-toi Pasteur, console- toi croyant, console-moi, il reste cependant l'invisible, ce qui se passe dans l'Eglise oeuvrante et qu'on ne voit pas, ce qui se passe dans le coeur invisble de l'humain...L'or, cet or pur qui s'épure lentement par l'action invisible du Dieu tout-puissant. Le visible disparaîtra, l'invisible subsistera, c'est bon de le savoir. Restons lucide et sans illusion sur nos oeuvres, ça donne plus de force pour agir.
Barth, malgré la violence mesurée de sa charge contre l'Eglise visible, le sait bien, puiqu'il écrit qu'elle a été de tout temps l'Eglise de la foi, l'Eglise rêvée, certes, après être passée au feu du fondeur.
10:40 Publié dans Avec Karl Barth : l'épître aux Romains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, eglise, barth, eldorado
mercredi, 01 août 2007
L'Eglise rêvée de Barth (modifié)
Voici ce qu'écrit Karl Barth :
En rouge, ce que Barth écrit; en vert, mes commentaires perso...
L'Eglise pourrait s'emparer de la foi, si elle entendait commencer par la foi, par la foi au Dieu inconnu, au Dieu vivant. Elle pourrait obtenir la justice dans le jugement, si elle se courbait sans réserve devant ce jugement. (En général, nous fuyons le jugement, ce raisonnement de Barth paraît donc incongru; que signifie obtenir la justice dans le jugement ? Quel rapport Barth établit-il entre justice et jugement ? Et pourquoi faut-il se courber devant le jugement ? La religion ne propose t-elle que des systèmes de culpabilisation et d'humiliation ? Nous le savons un jugement mène le coupable à la condamnation. Notre conscience le sait bien. C'est pourquoi elle se défend et s'accuse tour à tour.
Cependant, Karl Barth semble indiquer que la justice doit être établie. Elle le sera nécessairement. La justice est une des valeurs universelles incontournables. C'est pourquoi nous pouvons dire : Dieu est juste ; il y a donc jugement. L'Eglise en tant qu'institution humaine est invitée à se soumettre au jugement, à reconnaître que sa justice ne procède pas d'elle-même mais qu'elle est déclarée juste en vertu de la grâce qu'elle obtient en Jésus.)
Elle ne serait pas contrainte de mourir, si elle ne luttait pas si opiniâtrement pour sa vie. (Le refus de passer en jugement mène à la mort, c'est pourquoi Jésus a dit :"qui veut sauver sa vie la perdra. ). Elle entendrait et prêcherait la Parole de Dieu si, sans prétendre être grande, elle-même, (Et oui, l'Eglise n'a pas renoncer à la puissance) grâce à la Parole de Dieu, sans se poser avec inquiétude la question : qu'en adviendra t-il ? elle ne se souciait que de la vérité de cette Parole.
Elle pourrait être le lieu de la connaissance, si elle entendait être un lieu d'adoration, en présence précisément du Dieu incompréhensible devant qui aucune chair n'est juste. Une église assez humble pour comprendre de nouveau la communion des saints (une petite précision : la communion des saints chez Barth ne se réfère pas à un culte des morts canonisés au sens catholique, il s'agit ici des relations entre personnes vivantes qui croient en JC) comme la solidarité des pécheurs qui n'ont d'autres ressources que le pardon, et pour renoncer, pour cette raison, à fonder désespérérément des communautés, (il ose l'écrire...) assez humble pour ne pas se laisser dépasser par un Kant dans le maintien prudent des limites de l'humanité, pour supporter avec indifférence l'opprobe du rationalisme et, par conséquent, pour craindre et aimer Dieu, une Eglise assez hardie pour renoncer, eu égard à son thème, à toute tentative pour chercher à atteindre, pour atteindre et pour démontrer des buts et des succès visibles, (et voilà ! la recherche des résultats tangibles et mesurables, un véritable esclavage ! Où est la spécificité du message de vie si l'Eglise se comporte en puissance concurrente des autres systèmes de pouvoirs. Elle s'invente pour parvenir à ses fins toutes sortes de légitimités, mais en réalité, du point de vue de la foi, elle est morte). assez hardie pour cultiver l'expérience vécue de Dieu, en critiquant vigoureusement toute expérience pure et simple, pour cultiver la religion, en rendant, sans crainte, toute religion relative, pour cultiver l'homme pieux (ce type le plus obstiné de l'espèce humaine!) (il ose l'écrire... je sais je ne varie pas beaucoup dans mes commentaires).
Karl Barth L'épître aux Romains éditions Labor et Fides page 351.
DEMAIN J'ECRIS LA SUITE, CA VA DECAPER ENCORE UN PEU. (PS / âmes sensibles s'abstenir, ça peut gâcher les vacances)
21:09 Publié dans Avec Karl Barth : l'épître aux Romains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, eglise, barth
lundi, 16 juillet 2007
Karl Barth : humour caustique
Pourquoi ai-je des difficultés à lire Karl Barth ?
Parce qu'il est intelligent.
Pourquoi est-il intelligent ?
Parce qu'il n'a jamais mis les pieds dans une église évangélique.
Ca c'est méchant. Une autre.
Pourquoi ne parle t-on pas de Karl Barth dans une église évangélique ?
Parce qu'il est philosophe.
Et pourquoi ne parle t-on pas de Karl Barth parce qu'il est philosophe ?
Parce que c'est écrit dans la bible qu'il faut se méfier des philosophes et des philosophies.
Une autre.
Pourquoi Karl Barth était-il philosophe alors qu'il lisait la bible ?
Demande au Pasteur.
Encore une.
Pourquoi un Pasteur évangélique ne lit-il pas Karl Barth ?
Parce que dans les instituts évangéliques on le lui a déconseillé.
Pourquoi le lui a t-on déconseillé dans les instituts évangéliques ?
Parce que c'est écrit dans la bible - tu ne suis pas ce que je dis.
Une dernière pour rigoler.
Un pasteur évangélique peut-il lire Karl Barth en cachette ?
Oui.
Pourquoi le fait-il dans ce cas puisque c'est déconseillé ?
Pour savoir ce qui y est écrit et pour mieux contrer les adversaires qui se réclameraient de sa pensée.
Donc un pasteur évangélique peut être intelligent ?
Il peut vouloir le devenir, mais c'est un exercice difficile et très dangereux pour lui.
10:35 Publié dans Avec Karl Barth : l'épître aux Romains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : évangélique
mardi, 12 juin 2007
Romains 8 : 15 commenté par K. Barth et un peu par moi aussi
19:00 Publié dans Avec Karl Barth : l'épître aux Romains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, évangélique
mardi, 05 juin 2007
Nous avons la paix
Karl Barth écrit ceci :
"Si nous croyons en Jésus, nous croyons à la réalité et à l'universalité de la fidélité de Dieu.
Si nous croyons en Jésus, la justice de Dieu et la justification qu'Il prononce nous sont démontrées, montrées comme l'impossible possibilité.
C'est en partant de ce postulat que nous nous voyons nous-mêmes, que nous nous approchons des hommes.
C'est en partant de ce postulat que nous avons l'audace de croire en nous-mêmes et aux hommes, avec autant de certitude que, sans ce postulat, nous ne le pouvons pas.
C'est en partant de ce postulat que nous avons le courage d'adresser à tous l'exigence de la foi,...de la foi même à ce postulat. C'est parce que Dieu est juste, et déclare juste, que nous avons la paix avec Dieu".
La question de la culpabilité est incontournable. Qui que nous soyons, nous sommes amenés à porter un regard de jugement sur nous-mêmes.
C'est une question typiquement "d'humanité".
Un échec "réveille" souvent en nous la culpabilité sommeillante.
A ce moment-là, des pensées morbides peuvent nous atteindre, entraîner à une profonde dépression.
C'est à ce moment-là également que nous cherchons le Père (ou la Mère), c'est à dire celui qui, dans la vallée de l'ombre de la mort, va être le guide qui me rassure.
C'est à ce moment-là encore que nous sommes le plus en danger de nous confier dans les systèmes qui se nourrissent des faiblesses en faisant les plus belles promesses.
C'est à ce moment-là que le Père et la Mère sont absents : nous sommes seuls. Tout ce que nous entendons est irrecevable.
Où sont les verts pâturages, où sont les eaux paisibles.
Je marche dans la vallée de l'ombre de la mort.
Quand je vais bien, je lis le psaume 23 et je suis triomphant.
Quand je vais mal, je ne le lis pas, c'est alors que la Parole se révèle, vivante, car de l'ombre je vais sortir, et pourtant je suis dans l'effroi.
08:55 Publié dans Avec Karl Barth : l'épître aux Romains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, dépression
jeudi, 31 mai 2007
Toi qui juges autrui
"Toi qui juges autrui, tu te condamnes toi-même". Epître aux Romains 2 : 1 et 2.
Après la condamnation, constat dramatique de notre état, vient de la part de Dieu le cadeau : Il n'y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. Romains 8 : 1.
Voici le commentaire partiel de Karl Barth.
"...En affirmant que tu connais le mystère de Dieu, tu te sépares de tes frères, sans doute avec la meilleure volonté de leur venir en aide après les avoir dépassés,...et, pour cette raison même, tu ignores tout de ce mystère et tu es le moins apte à leur venir en aide. Tu conçois la folie d'autrui comme une folie étrangère,...et ta propre folie, en cela même crie jusqu'au ciel." Page 60 éditions Labor et Fides de l'Epître aux Romains.
Voici mon commentaire, moins élaboré certes et partisan...
On voit fleurir dans les systèmes religieux, une caste d'ecclésiastiques qui "savent". Jésus, à ces hommes de religion qui savent, rétorque sévèrement :"non, seulement vous n'entrez pas...mais vous barrez la route à ceux qui veulent entrer". Luc 11 : 52
Les systèmes religieux se pensent comme investis d'une mission : contenir les désordres moraux et sociaux. Ils n'hésitent pas à mailler le territoire de paroisses, églises, communautés, dont le but est de rassembler sous leur bannière le troupeau dont ils auront la garde.
Pour y parvenir et imposer leur domination, il faut que les représentants de ces systèmes religieux portent des signes distinctifs : les vêtements sacerdotaux par exemple, le pouvoir sacramentel etc.
Certaines organisations religieuses sensées revenir aux Ecritures ne sont pas exemptes des mêmes comportements. Les vêtemens sacerdotaux, elles les ont dans la tête.
Comment peut-on arriver à une telle aberration en ce qui concerne le domaine de la relation à Dieu, aberration qui consiste en la hiérarchisation des hommes et des femmes selon des critères humains (de jugements selon des normes), hiérarchisation qui mène au développement de systèmes de cooptations, de nominations, d'ordinations...?
Ces hommes tout à coup investis d'un pouvoir qui viendrait de Dieu, se posant en intermédiaires, et remisant de facto les autres catégories humaines en sous castes, dépendantes des systèmes ainsi créés par les hommes, pour la bonne cause de Dieu !
Ces surintendants de Dieu, qu'on appelle même parfois "Homme de Dieu" !!! , se complaisent à venir en aide aux faibles. Plus il y a de faibles, et plus ils sont valorisés.
Si d'aventure, vous ne demandez pas d'aide, ils sont démunis, ils perdent leur raison d'être. Pour finir, vous devenez suspect.
Ne comptez pas sur eux pour vous conduire et vous mener à la liberté de la relation personnelle avec Jésus.
On rencontre dans ces lieux des personnes formidables, parfois en habits de clergyman, et je me suis fait piégé par mes propres jugements sur l'apparence. Ce n'est pas parce qu'on est en danger d'être esclavagiser par un système qu'il faut s'interdir de regarder à l'intérieur.
C'est ainsi que je me suis censuré moi-même il a plusieurs années en m'interdisant de lire le livre de Desmond Tutu, prix Nobel de la Paix, uniquement parce qu'il porte une robe d'évêque.
Je suis bien assez grand pour m'emprisonner tout seul. En jugeant, je me condamne.
09:00 Publié dans Avec Karl Barth : l'épître aux Romains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, Barth, évangélique, homme de Dieu
lundi, 21 mai 2007
Le message du salut : puissance de Dieu
Si l'Eglise, de communauté groupée autour du Christ, se muait en groupement-chrétien, en conclusion d'une paix avec la réalité du monde...elle n'aurait plus rien de commun avec la puissance de Dieu.
Dans ce cas, ce qu'on nomme l'évangile ne serait pas absolument hors concours, mais bien très gravement enserré entre les autres religions et philosophies du monde.
En effet, à satisfaire des besoins religieux,, à créer de puissantes illusions sur notre connaissance de Dieu, et spécialement sur notre vie avec Lui, le monde s'entend certainement mieux qu'un christianisme qui se méprend sur soi-même.
Karl Barth
08:30 Publié dans Avec Karl Barth : l'épître aux Romains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme
dimanche, 20 mai 2007
Des hommes et des femmes nouveaux
Dans sa puissance, l'espérance ne rend pas confus. Dans sa puissance, nous nous glorifions de l'espérance et nous glorifions des tribulations. Dans sa puissance, nous avons la paix avec Dieu et nous sommes ce que nous ne sommes pas : des hommes nouveaux.
L'épître aux Romains de Karl Barth - Editions Labor et Fides
16:20 Publié dans Avec Karl Barth : l'épître aux Romains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, souffrance
jeudi, 17 mai 2007
Dieu : une idéologie ?
17:55 Publié dans Avec Karl Barth : l'épître aux Romains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme




