samedi, 10 mai 2008
perversion ou perversité
Bien que nous vivions dans un monde où la science a pris la place de l'autorité divine, le corps celle de l'âme, et la déviance celle du mal, la perversion est toujours, qu'on le veuille ou non, synonyme de perversité. Et, quelles que soient ses figures, elle a toujours trait, comme autrefois, mais à travers de nouvelles métamorphoses, à une sorte de négatif de la liberté : anéantissement, déshumanisation, haine, destruction, emprise, cruauté, jouissance.
Mais elle est aussi créativité, dépassement de soi, grandeur. En ce sens, elle peut être entendue comme l'accès à la plus haute des libertés puisqu'elle autorise celui qui l'incarne à être simultanément un bourreau et une victime, un maître et un esclave, un barbare et un civilisé. La fascination qu'exerce sur nous la perversion tient précisément en ceci qu'elle peut être tantôt sublime et tantôt abjecte. Sublime quand elle se manifeste chez des rebelles au caractère prométhéen, qui refusent de se soumettre à la loi des hommes, au prix de leur propre exclusion, abjecte quand elle devient, comme dans l'exercice des dictatures les plus féroces, l'expression souveraine d'une froide destruction de tout lien généalogique.
"vous trouvez que j'écris bien ? vous avez tort, le texte ci-dessus n'est pas de moi, malheureusement. Je l'ai pompé dans le livre de Madame Elisabeth Roudinesco "La part obscure de nous-mêmes" (à lire absolument, sauf si vous êtes pasteur évangélique borné bien entendu)".
11:28 Publié dans Citation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pervers, christianisme, philosophie
mardi, 01 janvier 2008
L'amour ne se vante pas
Pourquoi l'amour ne se vanterait-il pas ? Regarde chérie mes gros biceps ! Bon ne soyez pas trop regardant sur la spiritualité du billet, on est un soir de réveillon, je me lâche un peu, et puis ce soir, personne ne va blogguer, sauf pour lire les sempiternelles "allez, bonne année !!!" .
Non moi je fais dans l'intello, je donne du sens...Vous voyez comme vous vous sentez déjà agressés par ces simples mots. En vantant mon blog et ce que j'écris, je vous vexe, si si, ne le niez pas. Je suggère par ma vantardise que mon blog serait mieux que les autres, et ça vous gène, d'ailleurs vous êtes déjà parti...
Il ne reste plus que le pasteur, curieux de savoir où je veux en venir. Bon, je continue pour lui.
Pourquoi l'amour ne se vante t-il pas ? Pourquoi se vanter serait-il contraire à l'amour selon Dieu, c'est à dire contraire à la loi parfaite que je connais en conscience. C'est là que ça se corse.
Rappelons-nous que la conscience s'accuse et se défend tout à tour. (Romains 2 : 14 et 15)
Une des manières de se défendre, c'est, je vous le donne en mille, LA VANTARDISE et oui... Quelqu'un qui se vante montre par là qu'il n'a pas la conscience en paix. Le pôvre !!! ; Il suggère par sa vantardise qu'il a un besoin de se sécuriser, de se rassurer à ses propres yeux
Il est dans le mécanisme de sa conscience qui a un besoin immense de se défendre, de se justifier. C'est donc qu'il n'est pas en paix, que sa conscience l'accuse. Il n'est donc pas dans l'amour de Dieu !
Et alors ! ? Bon, rien, c'était juste une idée.
DEFINITIONS DU VANTARD : (vu dans le dictionnaire d'Ubuntu)
Le vantard est un pervers qui culpabilise autrui pour se rassurer. (Résumé lapidaire comme je les aime. Manichéisme torride).
Autre définition : le vantard est un soumis, un faible qui a besoin de se grandir à ses propres yeux.
Une autre : un vantard est un homme qui souffre soit de sa perversité, soit de sa faiblesse. Il a besoin de comprendre qu'en conscience, il a une valeur énorme, et qu'il n'a nul besoin de se vanter. Alors qu'il se bat pour abandonner cette vilaine habitude de vantardise, il voit les choses changer autour de lui et en lui, les relations humaines s'améliorent, il se sent renaître.
Allez, pour un premier janvier : joyeuses Pâques !
12:25 Publié dans Citation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amour, pervers, christianisme
samedi, 30 juin 2007
La foi de mon charbonnier
Georges Brassens dans une de ses œuvres intitulée « Le mécréant » chante ceci :
« J’voudrais avoir la foi, la foi d’mon charbonnier,
Qui est heureux comme un pape et con comme un panier ».
Voici en quelques mots, par le talent d’un auteur, décrite la foi dans sa compréhension la plus commune. La foi est pour les sots, les bornés qui n’en démordent pas. Le charbonnier vit un bonheur béat et illusoire ; sa foi le rend stupide. Aveugle et ancré dans ses certitudes, il refuse de réfléchir aux réalités. Ses comportements stéréotypés le rendent idiot.
Ce qui est frappant dans ce texte, c’est que Brassens voudrait avoir la foi, mais qu’il refuse d’être comme le charbonnier.
Débroussailler pour avancer…Balayer, dépoussiérer…On a tous un charbonnier en nous noir de suie, fatigué et usé, mais sous la suie et les vêtements crasseux, l’homme de foi sommeille. Il faut le réveiller.
J’ai toujours été frappé par la définition de la foi telle qu’on la trouve dans la bible, dans l’épître aux Hébreux, chapitre 11.
« La foi est la ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas ».
Ce qu’on espère, ce qu’on ne voit pas…Brassens aurait-il raison, la foi serait-elle pour les charbonniers ? La foi, un pari sur l’au-delà selon Pascal.
Un jour, mon amoureuse eut un accident de voiture avec une petite Fiat neuve. Elle est allée au fossé dans un virage, sans gravité apparente. Elle me demanda de ramener la voiture, il y avait une vingtaine de kilomètre à faire. Avez-vous déjà conduit une voiture qui roule en crabe ? La direction avait été faussée dans le choc. Une réparation était devenue indispensable pour conduire la voiture.
Nous sommes tous en quelque sorte des accidentés de la vie. Notre compréhension de la foi est faussée et nécessite une réparation, un travail personnel qui commence comme ceci :
- qu’est ce que la foi n’est pas ?
- que serait la foi ?
Débroussailler n’est jamais facile, on se prend les bas de pantalon dans les ronces, des échardes entrent sous la peau ; ça fait mal. Mais supposez qu’un trésor riche en bijoux et en or soit enfoui au milieu d’un champ envahi de broussailles, d’orties, de jeunes poussent vigoureuses et épineuses, vous feriez le travail malgré sa difficulté.
Pour vous encourager à commencer ce travail si nécessaire, voici ce que dit l’apôtre Paul : la foi est un moyen, une arme qui délivre.
08:30 Publié dans Citation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, Brassens
samedi, 19 mai 2007
Une même plante avec Lui
Epître aux Romains Chapitre 6 verset 5
" Si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi, par la conformité à sa résurrection".
Je donne une interprétation personnelle de cette parole dans le billet intitulé : ma vie est remplie de roses. (attention aux épines).
22:25 Publié dans Citation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




