vendredi, 14 mars 2008
Parole de Dieu ou livre inspiré
La bible est une somme de livres plus ou moins anciens, regroupés dans un ensemble.
Les livres écrits avant la venue de Jésus Christ sur terre appartiennent à l'histoire du peuple juif.
Après la vie de Jésus sur terre, d'autres livres ont été écrits par des témoins oculaires, d'origine juive également, pour résumer l'essentiel de ses oeuvres et laisser un témoignage; ce sont les évangiles ou pour enseigner et encourager les premières communautés qui se réunissaient autour de la personne de Jésus-Christ.
Des religions officielles se sont formées et se sont accaparées l'ensemble de ces écrits pour prendre de l'autorité. Même la plus petite communauté évangélique est marquée du sceau de cette prétention qu'elle partage avec d'autres plus puissantes : elle détient la vérité, l'interprète, en est dépositaire et responsable.
On peut constater le manque d'humilité de ces religions face à un texte qu'elles appellent "Parole de Dieu". En réalité, ce sont des écrits "inspirés" de l'Esprit de Dieu, ce qui n'est pas exactement pareil. La preuve en est, la cacophonie concernant le sens à donner à ces écrits démontre qu'un travail de compréhension dans l'esprit reste nécessaire en permanence.
Ceux qui s'arcboutent autour de la notion de Parole de Dieu voudraient pouvoir tirer du texte des doctrines claires, tranchantes comme l'épée et édicter des normes, mettre de l'ordre.
L'esprit religieux habite non seulement les systèmes religieux, mais également les individus religieux. Face aux souffrances morales parfois insupportables, l'incertitude de l'avenir notamment, le besoin de sécurité est tel qu'il peut conduire à rechercher dans le livre la réponse à des problèmes concrets. On voit ainsi des croyants ouvrir le livre au hasard en demandant à Dieu de répondre lorsqu'une décision difficile est à prendre. C'est à peu près la même attitude qu'observe le pasteur qui, pour conduire son église et justifier de ses choix, triture le texte jusqu'à le déformer. Il peut ensuite justifier l'abaissement de la femme au second rôle, demander la soumission, prélever la dîme et culpabiliser les récalcitrants en les menaçant implicitement de s'opposer à la Parole de Dieu.
C'est ainsi malheureusement que l'esprit religieux conçoit le livre comme Parole de Dieu, dont le fondamentalisme est la forme la plus aboutie.
Les systèmes cherchent des réponses à l'organisation du monde, les Eglises élaborent des liturgies et des modes d'organisation de leurs assemblées et de leurs cultes; les individus attendent des réponses concrètes pour résoudre leurs problèmes.
C'est pour cela que je préfère considérer la bible comme inspirée de l'Esprit de Dieu plutôt que Parole de Dieu. Le livre ancien et nouveau contient un témoignage de l'Histoire, appréhendée du point de vue d'une relation d'Esprit par rapport à Dieu. C'est de cet Esprit qu'il convient de se nourrir pour vivre selon l'Esprit.
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mardi, 11 mars 2008
Les prisons du fondamentalisme religieux
Appréhender la bible comme "la" Parole de Dieu est un exercice redoutable pour un religieux fondamentaliste.
La lecture du texte perçu comme sacré est un évènement objectif qui vient heurter la conscience et l'intelligence. Tous les ressorts qu'inspire la crainte religieuse se mettent en mouvement. En effet, comment appréhender le texte, être certain de bien comprendre la pensée de "Dieu", s'il était possible... Car bien entendu, la représentation que l'on a de Dieu augmente le trouble. Cet être souverain, immense, puissant, qui observe d'en haut et peut jeter l'infidèle dans les affres de l'enfer autorise t-il l'interprétation au lecteur fondamentaliste ? Comment ne pas se tromper ? Dès lors, la réduction du texte à son acception la plus littérale joue comme une protection vis à vis de soi-même. Une fausse sécurité, une oeuvre compensatrice de la conscience pour déjouer la crainte se met en place. Dès lors l'intelligence se tait, et avec elle la liberté. L'Homme est réduit à rien, il devient objet craintif devant son sujet.
Cet impératif absolu d'une juste interprétation du texte sacré est renforcé par toutes sortes d'avertissements effrayants contenus dans les épîtres de Paul et de Pierre concernant les faux docteurs. Le fondamentaliste qui reçoit au premier degré ces avertissements se réfugie toujours plus dans le littéralisme le plus primaire. Il s'interdit le voyage pertinent de la pensée, et s'il le peut, il l'interdit tout court, pour le bien d'autrui.
Cette folie religieuse fait des ravages.
11:34 Publié dans Combattre la religion | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, fondamentalisme
samedi, 01 mars 2008
On refait le match !
Un jour , quelqu'un m'a dit "tu veux ré-écrire la bible !"
Je me suis senti bête, j'avais l'air d'un prétentieux, moi ! écrire la bible. Alors j'ai rétorqué "toi, tu préfères qu'on te la dicte !" Je savais que j'avais tapé dans le mille.
Voyez-vous, dans le domaine de la religion, il est mal aisé de réfléchir. Lorsque vous rentrez dans une église, peu importe la dénomination, vous êtes là pour gober. Certes de temps en temps, on vous autorise un avis, par condescendance. Mais très vite on vous rappelle à l'ordre :vos questionnements sont dérangeants, vos cheminements intellectuels sont des hérésies, bientôt vous êtes voués à l'enfer.
Ré-écrire la bible voulait dire : tu prends la liberté de réfléchir et de t'affranchir des dogmes bien mitonnés et préparés comme un bon plat pour que tu le goûtes sans rechigner".
Se faire dicter la bible signifie " ne pas oser, étouffer au plus profond de soi les questions qui remontent inlassablement à la conscience, ceci afin de rester dans les clous".
C'est une des plaies de la religion. Elle touche un domaine où la peur l'emporte sur la raison, où le dogme s'impose plutôt que l'intelligence, où le besoin de sécurité conduit à la fuite de soi-même.
Refaire le match à la télé ne change pas le résultat, de même les méandres du cheminement personnel ne changent pas le texte.
Mais qu'est ce qu'on s'amuse à refaire le match...et comme il est bon de penser...de se sentir vivre...
20:15 Publié dans Combattre la religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, football
samedi, 05 janvier 2008
Soyez vigilants
- un régime politique totalitaire,
- un système économique et social injuste,
- une relation de voisinage oppressante,
- une situation familiale clairement tronquée (exemple relation extraconjugale clairement connue, violence conjugale avérée).
Les puissances dominatrices difficilement repérables :
- une relation parents-enfants décalée (exemple : l’abus d’autorité, le chantage affectif, etc.),
- un supérieur hiérarchique au travail qui vous dévalorise et vous fait croire que vous êtes incompétent,
- une relation de couple mensongère,
- la manipulation religieuse, forme la plus profonde et la plus dangereuse de la perversité.
Marie, la mère de Jésus, (évangile de Luc : 1-52) parle des puissances renversées de leurs trônes. L’apôtre Paul développe le même thème (1 Corinthiens 15-24). Jésus, le Christ, remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance.
De quelles puissances et de quelles dominations parlent Marie et Paul dans ces textes ?
La Pâque est une institution juive qui remonte à l’époque où le petit peuple d’Israël était sous la domination de l’Egypte.
Livre de l’Exode Chapitre 1 :
« Le roi d’Egypte dit à son peuple : Voilà les enfants d’Israël qui forment un peuple plus nombreux et plus puissant que nous. Allons, montrons-nous habile à son égard !... »
« Les Egyptiens réduisirent les enfants d’Israël à une dure servitude. Ils leur rendirent la vie amère par de rudes travaux en argile et en briques, et par tous les ouvrages des champs ; et c’était avec cruauté qu’ils leur imposaient toutes ces charges».
Chapitre 2, verset 23 : « Les enfants d’Israël gémissaient encore sous la servitude, et poussaient des cris. Ces cris, que leur arrachait la servitude, montèrent jusqu’à Dieu. Dieu entendit leurs gémissements, et se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. Dieu regarda les enfants d’Israël, et il en eut compassion ».
Israël se trouve donc sous la domination de l’Egypte. Cette domination devient insupportable et de plus en plus dure. Il faut comprendre les causes de cet asservissement d’Israël. Un rapport de puissance est né entre l’Egypte et Israël. Il nous est rapporté qu’Israël devient nombreux et puissant et l’Egypte prend peur.
Le combat vers la liberté et l’autonomie de la conscience est un combat dangereux pour ceux qui sont habitués à dominer. Dès que vous allez engager la démarche d’autonomie, il va y avoir un combat, le dominant va tout faire pour vous barrer le chemin de la liberté.
S’il s’agit d’un parent, il pourra utiliser le chantage affectif par exemple.
Dans une entreprise, ce pourra être le harcèlement moral, le chantage à l’emploi, la remise en cause de vos compétences.
On peut chercher dans notre environnement immédiat de vie toutes les manifestations des puissances qui veulent s’opposer à une libre marche vers Dieu. Ces manifestations de puissance sont nombreuses : par exemple la moquerie ; et toute forme de perversité que Dieu appelle tout simplement le péché.
Il nous est rapporté que Dieu entend nos cris, qu’il voit notre souffrance et qu’il veut nous libérer.
C’est ce qu’il fait à l’occasion de l’institution de la Pâque avec Israël. Il frappe tous les premiers nés d’Egypte.
Pourquoi Dieu frappe t-il les premiers nés d’Egypte. Qu’est ce que cela signifie ? En frappant, Dieu désigne les coupables, il s’agit d’un jugement.
Nous-mêmes sommes appelés à désigner la puissance dominatrice, à la démasquer. Il ne s’agit pas bien entendu de tomber dans les excès en frappant physiquement quelqu’un. Il s’agit de faire un travail de vérité et de prise de conscience.
Si quelqu’un souffre lorsqu’il pense à son père ou à sa mère, par exemple, il peut se dire qu’il est un enfant rebelle, qu’il n’aime pas son parent ; il se culpabilise et souffre de son mal, de plus en plus fort, comme Israël souffrait de plus en plus de l’oppression subie chez les égyptiens.
Ou alors, la personne souffrante peut chercher la cause de sa souffrance et démasquer par exemple un parent pervers, ou dominateur ou maître dans le chantage affectif. Faire monter et désigner en conscience le mal qui est cause de la souffrance, c’est se préparer à guérir. Comment guérir ? Par exemple en ne cédant plus au chantage affectif, en résistant aux pressions affectives ou culpabilisatrices.
Il ne s’agit pas de se rebeller en accusant le parent oppresseur ou le frère oppresseur ou la sœur, il s’agit de bien identifier pour soi le mal et de modifier son comportement en ne l’acceptant plus.
On voit que cette activité est « subversive », elle va mener au conflit, car le puissant va accentuer la pression, comme l’Egypte a poursuivi Israël dans le désert. Mais la mer rouge s’ouvrira pour celui qui se sera engagé sur le chemin de la liberté.
On peut avoir la même attitude dans son travail en cas de harcèlement moral. Par exemple, un supérieur ou un collègue peut systématiquement vouloir vous détruire parce que justement vous êtes compétent. Vous êtes perçu comme un rival dangereux à la manière dont le peuple égyptien craignait Israël qui devenait nombreux et puissant. Dans ce cas, l’oppression se met en marche pour vous asservir, vous avilir et finalement vous détruire.
Il faut démasquer ce système dominateur, puis y résister.
La forme la plus aboutie de la perversion et de la tyrannie des puissants émane des systèmes religieux. Ils sont en effet les mieux à même de maintenir l’Homme dans la dépendance et la crainte, en s’opposant par un système intermédiaire clérical à la vraie liberté des Hommes devant Dieu.
L’apôtre Paul dans son épitre aux Thessaloniciens parle du mystère de l’iniquité qui agit déjà (chapitre 2, verset 7). La perversion sera à son comble lorsque dans l’histoire de l’humanité se manifestera celui qui incarnera l’esprit de domination et de puissance, qui s’élèvera au dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou qu’on adore, se proclamant lui-même Dieu.
Les systèmes religieux sont en réalité des moyens très aboutis permettant de dominer sur la conscience de chacun.
10:45 Publié dans Combattre la religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, christianisme, harcellement
vendredi, 28 décembre 2007
UBI CARITAS
Quand on écrit Dieu est amour, ce n'est pas un scoop et au moins, on est certain de ne pas se tromper. Là où ça se gâte, c'est lorqu'on regarde la manière dont on interprète cette caractéristique divine :
- le christianisme est expliqué et vécu comme une religion de la charité. Un bon chrétien doit :
- tendre la joue droite si on le frappe sur la joue gauche et vice versa,
- faire l'aumone aux pauvres,
- être compatissant envers les faibles,
- etc...
Pensez au Dieu d'amour, vous aurez les yeux humides. Pas étonnant que dans une société où le fric se gagne à l'arrache, la vertu amour de notre société aux racines chrétiennes (si j'en crois mon Président), soit remisée au placard.
Moi qui suis resté deux ans à Taizé à la fin des années 70, à faire le service de l'accueil, on chantait dans l'église de la Réconciliation "Ubi caritas et amor, Deo si bi est" . Vous excuserez mon latin approximatif. Si on devait résumer le christianisme (et pas seulement le Catholicisme mon petit Nicolas...),on dirait que c'est la religion de l'amour. Comme c'est beau !
1 corinthiens 13 est le texte biblique le plus célèbre concernant l'amour. Je vous le mets en ligne (1ère lettre de Paul aux habitants de Corinthe).
- être patient,
- ne pas chercher son intérêt,
- ne pas juger,
- croire tout,
- tout espérer (sous entendu, d'autrui),
- ne pas se vanter,
- tout supporter (même les blogguers impertinents)
- ne pas soupçonner le mal...
Bon j'arrête ici, j'en vois qui s'enfoncent de plus en plus dans leur siège.
On est bien d'accord, impossible à vivre. Alors autant avoir une compréhension de l'amour plus accessible (la charité chrétienne, dans son acception traditionnelle : donner au pauvre, tendre la joue droite, acheter le pain pour la voisine). C'est comme cela que le christianisme est devenu dixit ubuntu une coquille presque vide, une religion d'oeuvres de bienfaisance essentiellement. J'en connais des sincères qui se couperaient en 8 pour vous rendre un service, et c'est vrai que c'est appréciable et rare.
Mais l'Amour, ce n'est pas "faire" mais "être". Oh, la belle trouvaille ! 30 années de recherche perso pour écrire qu'on a compris la différence entre le faire et l'être. Mazette, il est fort celui-là !
Et moi, être patient c'est pas mon truc; ne pas juger, encore moins (hein pasteur, t'en sais quelque chose...); ne pas me vanter, c'est pas mieux, au pire je me dénigre moi-même, comme ça je suscite des louanges...mais si mais si, il est bien ton blog...Faussement modeste que je suis. Bon, où en étais-je ?
Ah oui, l'amour de Dieu, c'est pas comme on croit que c'est, c'est autrement. Voilà, c'est ma thèse du jour.
Comment tout supporter, être patient, ne pas se vanter, ne pas juger , Il faut un coeur nouveau ! un esprit nouveau ! on croirait entendre un pasteur évangélique.
J'ajoute tout de même un dernier petit détail, ça sent le piège...Si vous lisez comme je le crois le passage biblique en référence, vous constaterez qu'on peut donner tous ses biens aux pôvres et ne pas être dans l'amour. Vous voyez que j'ai raison !!! vantard en plus.
20:25 Publié dans Combattre la religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Amour, nicolas, Taizé, évangélique
jeudi, 27 décembre 2007
DEFI POUR 2008 AUX MINISTRES DU CHRIST
Le Général de Gaulle s'était insurgé en son temps "L'EUROPE, L'EUROPE, L'EUROPE" s'égosillait-il en fustigeant ses compatriotes qui n'avaient plus que ce mot à la bouche !
De même, que de ministres du Christ, s'égosillant dans les églises "JESUS, JESUS, JESUS". Mais pas un pour dispenser une doctrine claire, vivre en paix, transmettre une réponse à ceux qui veulent comprendre ou cherchent des solutions concrètes.
Pas étonnant que plus personne n'aille dans les églises ou ne se déclare croyant.
En quoi messieurs les ministres du Christ, le sacrifice de la croix apporte t-il une réponse aux souffrances de ce monde ou d'un individu ? Comment mettez-vous en oeuvre ce que vous croyez, quel impact cela a t-il dans votre vie ?
En quoi messieurs les ministres du Christ la résurrection du Christ est-elle importante ? Pensez-vous pouvoir "expérimenter" une forme de renaissance dans votre vie personnelle, dans les relations humaines ? Si oui,comment ?
Si non...
18:30 Publié dans Combattre la religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, de gaulle, europe
samedi, 15 décembre 2007
C'est le moment !
Oui, c'est le moment de ressortir les bibelots de Noël, les guirlandes, le sapin.
Pendant ce temps là, lui, le Pasteur (mon copain), farfouille dans ses vieux papiers jaunis. "Voyons se dit-il, quel message de Noël vais-je choisir cette année ?"
Il a le choix, car Noël, dans les églises évangéliques peut être traité de différentes façons :
Le message indigné : dans ce cas, le pasteur s'insurge contre la société de consommation et un Noël artificiel où Jésus n'a plus sa place,
Le message angélique : il vous lit l'histoire des bergers dans la nuit suivant l'étoile pour adorer le joli bébé, puis il entonne "douce nuit",
Le message culpabilisateur : "En cette nuit de Noël, cette belle fête de famille, avez-vous pensé à inviter votre belle-mère qui vit seule ?"
Le message savant : il vous explique pourquoi Noël, pourquoi le 25 décembre, le symbole de la buche, les interprétations babylonienne (Pendant ce temps là, comme dans les lettres de mon moulin, d'Alphonse Daudet, vous pensez à la dinde farcie qui mijote),
Le message classique : il vous explique en long en large en travers le message biblique et la signification de la venue du Christ sur terre, en passant par sa mort, sa résurrection, son retour dans la gloire. (Ce genre de message dure 2 heures au minimum et à la fin vous avez les doigts rugueux d'avoir tourné les pages de votre bible à toute vitesse pour suivre les réferences bibliques indubitables qu'il vous a assénées),
Le message gynécologique : il vous explique, rouge de confusion, pourquoi Marie était vierge,
Le message vivant : il arrive habillé en paysan pour faire vrai, suivi de l'âne et du boeuf et crie au scandale que pour la naissance du sauveur, il n'y a même plus une place à l'hôtel !
Le message rapide :" Noël, c'est tous les jours, hurle t-il au micro, tous les jours y faut accueillir Jésus dans son coeur et faire plaisir aux zôtres".
Le message mercantile : à la fin, il passe la corbeille en appelant à la générosité,
Le message blasé : on est en présence d'un pasteur déprimé qui n'y croit plus vraiment,
Le message sincère : il pleure en pensant au salut annoncé par les anges,
Le message drôle : il espère captiver son auditoire en faisant des blagues, pour cela, il est allé sur hautetfort pomper des idées sur mon blog le petit malin...
Allez tchao bonsoir et bien sûr je ne terminerai pas en vous souhaitant un joyeux Noël (c'est trop tôt).
17:52 Publié dans Combattre la religion | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Noel, christianisme, evangélique, daudet, dinde farcie
dimanche, 07 octobre 2007
PRETENTIEUX
Une petite note pour suivre les conseil d'Ezrah d'écrire de temps en temps.
En réalité, j'ai repris une activité et j'ai moins de temps, beaucoup moins de temps. Ca ne m'empêche pas de réfléchir, mais il faudrait pouvoir prendre des notes.
J'ai tout de même suivi les conseils de mon pasteur évangélique. "Que celui qui ne travaille pas ne mange pas non plus". Du coup, j'ai perdu 13 kilos. Maintenant, faudrait pas les reprendre, parce que l'inverse est vrai. Comme Sarko, que celui qui travaille un peu mange un peu, que celui qui travaille beaucoup mange beaucoup. Et moi, je travaille beaucoup ! Gare à mon tour de taille.
J'ai ressorti les costards (costumes, pour Anne-Laure) d'il y a trois ans, la bedaine ne dépasse plus, je peux fermer les boutons, je suis top.
Ce matin, je me disais, tiens je vais aller au temple. Et en parlant avec ma compagne de toujours, je philosophais, ou du moins j'essayais...je fais tout en amateur.
Elle arrête pas de me dire, là je suis pas d'accord avec toi, ça m'oblige à me justifier, à préciser ma pensée hautement profonde. Non non, tu as tort, me dit-elle, les églises sont utiles. ( pour des tas de raisons connues et que je ne vais pas expliciter ici ). Bon, moi pour faire le beau je lui rétorque : bien sûr, l'ordre est utile, on ne peut pas le nier. Je mange à des heures régulières (depuis que j'ai repris le travail, cela s'entend Pasteur), j'ai une certaine discipline de vie, une temporalité à assumer. Mais ce que je "reproche" aux églises, ce n'est pas tant d'être par leur ancrage temporel contributrice d'ordre, mais c'est de prétendre que la matérialité dont elles dépendent, l'ordre nécessaire et le temporel qu'il faut bien assumer, représentent le nécessaire et l'essentiel obligé. Toutes disent , hors de moi point de salut. Elles confondent le moyen et l'objectif. Prétentieuses !
09:15 Publié dans Combattre la religion | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, églises
mercredi, 19 septembre 2007
Les prostituées vous devanceront
Jésus a dit : "...les prostituées vous devanceront dans le royaume des cieux" Matthieu 21 : 31.
J'ai souvent compris cette parole comme ceci : ce brave Jésus a compassion des prostituées. Comme elles sont underground dans la hiérarchie moraliste et que Dieu est bon, il les placera devant dans le royaume des cieux. Humblement, nous, les dignitaires valeureux de ce monde, nous nous placerons derrière...mais par condescendance pour ces braves filles; cependant intérieurement, nous sommes ancrés dans cette certitude béate et évidente : nous valons mieux.
Si je singe un pasteur éclairé par des années d'étude du dictionnaire biblique, je vais comprendre que ce n'est pas du tout comme cela qu'il faut interpréter le texte. Il faut replacer les paroles de Jésus dans un contexte plus large et même dans le sens global du message biblique. Ca oblige à réfléchir, et moi réfléchir, je n'aime pas ça.
Et puis, on peut arriver à des conclusions absurdes : une pute sur un trottoir pourrait, si je lis bien ma bible littéralement, (sous-entendu, en bon évangélique), une pute sur un trottoir pourrait être dans la volonté de Dieu. Ah la la, je tords le sens des écritures, pour ma propre perte, je déraille.
Bon, donc je replace le texte dans son contexte. Jésus parle de quelqu'un qui d'abord dit non, désobéit à son maître ou refuse d'entrer dans le labeur commun...puis finalement se ravise et fait le boulot. Il compare cette personne à celui qui dit oui j'y vais et qui reste planqué au lit. Lequel est entré dans l'oeuvre du Seigneur, celui qui dit oui ou celui qui dit non ? Puis il parle des voleurs et des prostituées...
Un pasteur évangélique niais dirait immédiatement (qu'on se rassure, un pasteur niais, c'est rare, y compris dans ce milieu), oui, puisqu'elle obéit à son maître, elle a donc quitté le trottoir...logique. Donc elle peut passer devant, puisque toi tu y es alors que tu disais que tu ne le ferais pas...
Bon, tout est rentré dans l'ordre. Le bien reste le bien, le mal est identifié comme mal. On est dans le western américain : il y a les bons et il y a les méchants. Et à la fin, c'est le méchant qui meurt.
En fait Jésus a fait une faute, un lapsus peut-être. Il voulait dire : les ex-prostituées vous devanceront. Là tout s'explique. Comme elles ne sont plus prostituées, elles sont pardonnées, lavées, et donc elles peuvent entrer dans le royaume de Dieu. Oui, mais si je me souviens bien des chansons d'enfants qu'on apprend dans les écoles du dimanche : vrai, vrai, vrai ! tout ce que dit la bible est vrai, vrai, vrai !
C'est pourtant bien écrit : les prostituées vous devanceront. Bon, ne vous précipitez pas sur le trottoir pour passer devant ! un peu de sagesse que diable !
Mais au fait, à qui Jésus s'adresse t-il dans ce passage de la bible ? Verset 23, aux chefs religieux, c'est à dire à ceux qui sont chargés du culte, de l'ordre, de la morale, de l'enseignement, aux autorités responsables de l'organisation du système religieux qu'il faut maintenir en bon état de marche, système dans lequel les protituées n'ont pas leur place.
Mais pour Jésus, elles ont une place...non pas parce qu'elles sont prostituées et de ce fait mériteraient une attention plus particulière, mais parce que Jésus les considère à l'égal de toute autre personne : une conscience, une capacité à marcher devant Dieu en toute liberté, un coeur que Dieu voit, qui peut s'affranchir progressivement de l'esclavage des systèmes oppressifs.
En fait, le système ordonné les rejette. Il leur donne cet ordre : ne te prostitue pas, c'est la condition pour entrer dans le royaume. Ce n'est pas ce que dit Jésus. En réalité Jésus n'a rien à faire qu'on soit prostitué ou pas, voleur ou pas. Lui, il dit : je ne te rejette pas. Si tu es prostitué(e), tu peux entrer chez moi, je t'accueille, on va même manger ensemble. Je ne te juge pas, je ne te condamne pas, je ne te demande pas d'être ceci ou cela. Il répond en cela à un besoin psychologique fondamental : être acepté, aimé. Point final et point de départ.
Ce message est incroyablement libérateur, c'est le message de la paix donnée. C'est pourquoi celui qui comprend ces choses, les assimile comme une logique de vie et commence à "organiser" ses pensées selon ce schéma, celui-là ou celle-là va pouvoir réfléchir posément, choisir en conscience, sagement, pourquoi ? parce qu'il sait qu'il a la paix avec Dieu, Adam et Eve est libre, aimé solidement, sans détour.
La conscience qui s'accuse ou se défend tour à tour, c'est fini ! Vivre dans la crainte et se justifier, c'est fini ! vivre dans le dégoût de soi et l'avilissement c'est fini !
Certains disent Dieu on s'en fout ! Qu'ils réfléchissent aux mobiles de leurs actes, à leurs craintes, à leurs esclavages et qu'ils réfléchissent aux moyens pour sortir de ces systèmes mentaux oppressifs.
Mais attention ! si vous allez dans une église évangélique (sauf celle de LionEl et d'autres encore certainement), pour avoir droit de prendre le repas (soi-disant le repas du Seigneur), il faudra montrer patte blanche; il y aura des gens religieux pour vous faire les gros yeux. Ils diront "met ta vie en ordre d'abord et prend ensuite le repas" et pour bien justifier leur attitude ils vous liront 1 corinthiens 11 (versets 23 et suivants). En conséquence, l'organisation du culte est contraire à la Parole prêchée. Il faut savoir ce qu'on veut : soit on se discrédite devant l'ordre du monde et on marche selon Dieu, avec des solutions visibles et vécues, soit on est crédible et on traîne des boulets toute sa vie.
Je ne suis pas clair ? tant pis, j'essaierai de faire mieux la prochaine fois.
18:55 Publié dans Combattre la religion | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, conscience, prostitution, évangélique
mercredi, 05 septembre 2007
L'Eglise obligée (2ème essai...)
Un ami visité récemment dans l'Est de la France, très engagé dans l'Eglise, m'a posé cette question : Je constate que je trouve la fraternité et le partage en dehors de l'Eglise. Je sens bien que ma vie de croyant se développe et trouve son épanouissement ailleurs, et pourtant je me sens obligé d'aller au culte le dimanche.
Point barre, ai-je envie d'ajouter. La messe est dite...
La relation à Dieu mobilise ce qu'il y a de plus intime dans l'Adam et Eve. Développer une relation personnelle avec Dieu serait incompatible avec la vie d'Eglise s'il y avait confusion dans mes pensées concernant le rapport entre libre marche devant Dieu et nécessité de se joindre à l'assemblée.
Je m'explique ou du moins vais-je tenter de m'expliquer sur ce point fumeux.
Nous devons prendre garde à la manière dont nous envisageons notre rattachement à l'Eglise. S'il s'agit de s'inféoder ou de s'infantiliser, de se soumettre à un système sécurisant, nous sommes dans l'erreur.
L'Eglise a pour vocation de nous mener vers Dieu et non pas à le remplacer. Elle doit nous aider par l'enseignement, la relation aux autres, à mieux comprendre ce que signifie marcher avec Dieu.
C'est pourquoi nous devons toujours nous interroger sur nos motivations, quoi que nous faisions. Et si nous allons à l'Eglise, nous devons nous examiner et nous interroger, dans le seul à seul, sur les raisons parfois contradictoires qui nous y mènent.
Les dirigeants des Eglises doivent s'examiner et ne pas tomber dans la facilité. Personne n'est à l'abri.
Ce qui signifie pour le croyant lambda que je suis se poser ce type de questions, et d'autres auxquelles je ne pense pas à l'instant :
- ma sécurité est-elle en Jésus ou ai-je dans un coin de ma conscience la superstition selon laquelle le fait d'aller à l'église m'apporte cette sécurité éternelle ?
- ma responsabilité personnelle se camoufle t-elle derrière l'illusion que représente un système religieux qui me prendrait en charge en ce qui concerne la conduite de ma vie ?
Pour ma part je suis quasiment certain d'être inconsciemment ou consciemment sans m'en rendre compte...tombé dans ces travers, plus ou moins gravement.
Ce qui explique par ailleurs la "violence" de ma réaction ou du moins sa radicalité.
J'aimerais bien retourner à l'église, voir mes amis et chanter avec eux, mais j'ai peur de retomber dans cette sorte d'infantilité que je ne peux supporter de moi-même.
Ah, la liberté, l'autonomie, que c'est dur à trouver...
Je connais des croyants très engagés dans des Eglises officielles multi-centenaires, qui en même temps, vivent une relation personnelle avec Dieu très intense. On pourrait croire en lisant mon blog que les deux sont incompatibles, or ce n'est pas vrai et ce n'est pas ce que je souhaite exprimer. Certains, plus avancés que moi, sont parvenus, tout en développant une forte relation personnelle à Dieu dans la liberté, à mener une vie d'Eglise avec ses carcans apparents. Tout simplement, ces personnes ont développé au fil du temps une forte capacité d'autonomie. Ils savent que l'appartenance à l'Eglise visible, terrestre, humaine, officielle, normée, etc, n'est pas la condition d'une bonne relation personnelle avec Dieu. Ils peuvent donc d'autant mieux développer une vie sociale dans ce milieu.
21:50 Publié dans Combattre la religion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : eglises, religion




