samedi, 19 janvier 2008
C'était pourtant facile
C'était pourtant facile de comprendre pourquoi l'apôtre Paul après avoir largement démontré la nécessité absolue du salut par grâce concluait son épître par toutes sortes de recommandations.
Il s'agissait bien entendu de conseils donnés aux croyants, destinés à leur facilité la mise en oeuvre dans leur vie quotidienne des principes de résistance au mal pervers qui nous atteint, soit de l'intérieur, soit de l'extérieur. Il connaissait bien les situations concrètes et particulières difficiles auxquelles étaient confrontés les hommes et les femmes, comme nous le sommes aujourd'hui.
Mais l'homme religieux, le pasteur, le prêtre, l'esprit religieux en nous qui veut nous asservir à la loi, à partir de ces textes magnifiques, a voulu reconstruire un code parfait auquel il faut se plier pour mériter la grâce.
Quelle absurdité !
D'autres conscients de cette absurdité cherchent les raisons qu'il y aurait d'obéir avec la rigueur du bon soldat aux impératifs de l'apôtre dont la parole serait parole d'évangile. L'écriture divinisée, religiosée...et qui devient jugement sur la conscience accusée. On y revient, n'est ce pas ?
Alors on ne trouve plus comme raison que l'obéissance par amour pour le christ... Et si je n'obéis pas ou mal ? si je tombe ? Ah, je n'aimais pas vraiment...et ainsi de suite, je reste prisonnier des pièges de la conscience qui se défend et s'accuse. Fausse route !
Un lecteur qui n'est pas dans le contexte de la foi ne va rien comprendre certainement ou pas grand chose, il dira que nous sommes fous.
Dans l'oeuvre de Jésus, c'est à dire sa vie, est contenu le message de libération de la conscience qui s'accuse et se défend, racine de tous nos maux, relationnels et comportementaux.
Comprendre cette oeuvre, c'est se donner la possiblité d'engager une démarche personnelle de renouveau, non par contrainte, mais parce qu'ayant découvert ce qui donne la vie, le choix de vivre implique la mise en oeuvre par choix de ces principes de vie. Et si je n'y arrive pas ? J'ai un avocat. Libre !
J'irais même un peu plus loin. Dans l'épreuve, je suis curieux de voir comment Il va me délivrer. Les conseils donnés ne sont plus des ordres, mais des attitudes de vie qui permettent de résister au mal, à la perversion, à la soumission avilissante..Je me projette dans l'attente de voir comment Il va faire pour me sortir de l'impasse dans laquelle les pièges du pervers et de l'accusateur m'ont enfermé.
C'est là qu'intervient la résurrection à laquelle personne ne croit. Mais dans la résistance pour motif de foi est compris le principe de vie, le passage par la mort, la souffrance résistante, qui ouvre à la victoire. Pessah !
C'est pour cela qu'il est écrit qu'avec l'épreuve, il prépare le moyen d'en sortir. Avant de vaincre la mort, pour peu que nous y croyions vraiment, apprenons à vaincre nos épreuves passagères avec les armes qui nous sont données dans l'épître aux Romains. Nous comprendrons alors peut-être ce que signifie renaître, vaincre, et peut-être un jour ressusciter...
Comme Paul le dit : si Christ n'est pas ressuscité nous sommes les plus malheureux des hommes, mangeons et buvons.
Mais il est ressuscité, puisque c'est nécessaire.
10:20 Publié dans EPITRE AUX ROMAINS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, évangélique, liberté, conscience
dimanche, 13 janvier 2008
POURQUOI LA SOUFFRANCE ?
On pense communément que si Dieu existait, il n'y aurait pas de souffrance.
La souffrance est révélatrice, elle indique que quelque chose ne va pas. En matière relationnelle, les souffrances viennent des incompréhensions, mensonges, pressions, chantages..
Replaçons nos difficultés relationnelles dans la binarité vécue de la conscience : accusation - défense, c'est à dire que sans cesse notre conscience est habitée de sentiments de culpabilité et de désirs de justification, d'où par exemple les accusations qu'on se lance à la figure lorsque quelque chose ne va pas. C'est ta faute, je ne l'ai pas fait exprès ! Si ça continue ça ira mal (menace pour soumettre), je t'en prie ne me laisse pas (soumission qui renforce le pouvoir du pervers) etc...
Lorsque Jésus a résisté sur terre aux pressions, chantages, manipulations, il a coupé le lien psychologique établit entre le pervers et la victime. Il ne s'est jamais positionné ni dans l'attitude de victime (l'attitude du faible qui se soumet), ni dans l'attitude du pervers (celui qui se défend en accusant). C'est pourquoi dans les églises évangéliques on chante benoitement, un sourire angélique au lèvres, "il n'y a plus de forts, ni de faibles. Quand je suis fort, c'est alors que je suis faible !" Pourquoi chantez-vous cela ?
Le lien pervers/victime que nous entretenons dans nos relations mutuelles, nous le vivons en permanence entre Dieu et nous, entre nous et notre conscience. Qui ne fait pas du chantage affectif, qui ne s'infantilise pas lui-même à un moment ou à un autre ? sans réussite bien entendu, car en conscience, ce type de démarche mène à l'impasse.
Qui ne se révolte alors pour obtenir par force, rebellion, ce que nous souhaitons obtenir, sans plus de succès.
Il a résisté...et il résiste encore patiemment, jusqu'à mourir si nécessaire, jusqu'au sang, si nécessaire, mais il ne cède pas. Il rompt le lien de dépendance perverse, pour libérer. Il a résisté. L'épître aux Romains en parle très clairement, mais s'aventurer sur ce difficile chemin fait peur.
Tu peux sortir de ta souffrance morale...Dans ce contexte, peux-tu encore te complaire dans la culpabilité qui te fait souffrir, et que vas tu faire de la révolte dans laquelle tu te détruis. En conscience dans le seul à seul avec toi-même tu peux t'engager sur le chemin étroit de la liberté.
C'est pourquoi, comprenant la liberté (par rapport au lien de perversion), cette possibilité ouverte d'une nouvelle vie grâce à l'acte de résistance réalisé par Jésus pour tout homme, maintenant tu peux travailler à guérir des problèmes relationnels que tu vis autour de toi, dans ta famille, à l'école, au travail, dans ton église où tu retrouves les mêmes problèmes malgré les accolades et les appellations frère-soeur, malgré les claques dans le dos et les saints baisers.
Ma souffrance m'amène à penser qu'il y a en Lui la délivrance.
15:50 Publié dans EPITRE AUX ROMAINS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangelique, christianisme, foi, souffrance
samedi, 08 décembre 2007
Archi nul
09:05 Publié dans EPITRE AUX ROMAINS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : évangélique, christianisme
vendredi, 07 décembre 2007
Juste pour voir si j'y crois encore
Préambule
J'étais si fier de mon résumé il y a quelques mois. Tiens, je le publie à nouveau en bonne place, juste pour voir ce que ça fait, et si j'y crois encore.
Lettre de Paul à ceux qui sont bien-aimés de Dieu, appelés à revenir en Lui.
Lien vers le 1er essai de résumé personnel de l'épître aux Romains
Les perfections invisibles de Dieu se révèlent aux hommes dans la création et dans la connaissance innée qu’ils ont de ce qui est bien. C’est donc délibérément qu’ils ne croient pas en Lui.
Ils sont livrés ainsi tout naturellement à d’autres dieux selon leurs passions et pensées.
Les passions des hommes les portent à se conduire d’une manière qu’ils réprouvent eux-mêmes. En effet, ils se dénigrent mutuellement, montrant ainsi qu’ils sont en capacité d’apprécier la valeur des choses.
Dès lors en jugeant, ils deviennent leur propre juge, et pour échapper au jugement soit ils s’accusent, soit ils se justifient. Ce va-et-vient de la conscience entre accusation et justification est une prison de souffrances de laquelle l’homme ne sait comment sortir.
Il existe cependant une porte. Puisque notre conscience nous condamne, le seul recours possible, par déduction, réside dans une justification gratuite.
Or, pour échapper au miroir qui nous renvoie notre propre image, (notre conscience qui s’accuse et se justifie), un autre miroir, duquel une image nouvelle nous serait renvoyée, est nécessaire.
Ainsi, la nécessité de l’intervention d’un autre que nous-mêmes prouve qu’il nous faut renouer une relation avec Dieu.
La gratuité de la justification est à la fois inespérée et la seule issue.
Cependant, de même que les conséquences de nos actes sont visibles, ainsi le Dieu invisible doit-il intervenir visiblement dans l’Histoire et dans notre histoire personnelle, pour parler et agir selon ces choses.
Ainsi la libération de notre conscience souffrante et la justification gratuite nous est-elle apportée par Jésus-Christ. Le message de gratuité qu’appelle notre relation à Dieu par l’esprit est concrétisé par cet homme.
En effet, Jésus lors de sa vie sur terre a été par ses actes le reflet parfait de Dieu. Ayant supporté le jugement qu’appelaient les actions mauvaises des hommes, par le cadeau volontaire qu’il fait de sa personne, il éloigne de nous le châtiment que notre conscience pressentait (et dont parle notre mort physique), et auquel elle ne pouvait d’elle-même échapper.
Il a été rendu à la vie, ce qui prouve que Dieu valide son œuvre, que c’est valablement que nous pouvons nous confier en Lui pour notre libération (Nous avons ainsi l’espérance de la résurrection et de la vie éternelle).
C’est pourquoi Jésus dit de lui-même : « Je suis la porte ».
Attention, ce retournement de la pensée, s’il est radical et nécessaire, n’est ici pour ceux qui croient que le commencement d’une nouvelle vie.
En effet, nous scellons par nos actes et nos décisions la confiance nouvelle que nous plaçons en Dieu. Notre responsabilité ne s’éteint pas dans une gratuité aveugle, elle s’assume dans des choix conscient de vie selon ce qui est bien, ayant retrouvé par une conscience purifiée la capacité à agir selon l’obéissance à la loi de Dieu.
23:26 Publié dans EPITRE AUX ROMAINS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, foi, romains
dimanche, 09 septembre 2007
ROMAINS 2 : 14 et 15
- Ma réflexion se construit autour des versets de l'épître aux Romains chapitre 2 verset 14 et 15.
- C'est un point de départ personnel, sachant que c'est l'ensemble de l'oeuvre biblique qu'il faut considérer pour avoir une compréhension globale.
- Cependant, la lettre de Paul aux Romains est d'un apport exceptionnel pour comprendre les mécanismes de la conscience et le rapport à Dieu.
- Romains 2 : 14 et 15
- "Quand les païens, qui n'ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n'ont point la loi, une loi pour eux-mêmes;
- ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour."
- En s'examinant soi-même, on peut constater qu'effectivement nos pensées, et les comportements qui en découlent, sont en permanence en situation d'accusation ou de justification.
- C'est pourquoi j'ai écrit "un directeur de conscience pour moi tout seul" et "ni putes ni soumises".
- J'essaierai de préciser et compléter ce point de vue.
- En attendant vous pouvez retrouver ces notes en cliquant sur les liens insérés.
20:50 Publié dans EPITRE AUX ROMAINS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, conscience, soumission
mardi, 07 août 2007
Résumé de la lettre aux Romains - Essai personnel modifié...
Tentative de résumé de
la Lettre de Paul aux habitants de Rome, à ceux qui sont bien-aimés de Dieu,
appelés à être mis à part pour lui.
Ayant connu Dieu au travers de sa création et par la connaissance innée de ce qui est bien, les hommes n’ont pas voulu croire en Lui ; ils sont pour cela inexcusables. C’est pourquoi, Dieu les laisse vivre en conscience, quitte à ce qu'ils s'adonnent à l'esclavage des passions.
L'Homme se comporte d’une manière que lui-même réprouve. En effet, il critique et juge ceux qui se livrent au mal, montrant qu’il connaît la loi de Dieu.
Dieu ayant prononcer une sentence de mort contre ceux qui transgressent sa loi, la mort règne depuis Adam.
L'Homme dès lors est pris dans les pièges de la culpabilité. Il voudrait échapper à la condamnation et à l’esclavage de sa conscience qui le fait souffrir. Ses efforts sont vains, car qu'il s'accuse, ou qu'il se justifie, il ne trouve pas la paix.
Dieu voit cela et ne souhaite pas abandonner l’humanité à cette situation dramatique. Il offre la paix gratuitement et sans contrepartie à tout Homme qui croit en Lui, c'est à dire en celui qui représente sa parfaite image : le Christ. Jésus, en effet, ayant pleinement satisfait aux exigences de la loi divine, résistant au mal jusqu'à la mort, est le premier né d'une nouvelle humanité créée selon Dieu. C'est pourquoi il est Fils, égal du Père. Jésus étant ressucité, la mort est vaincue. Tout Homme s'intégrant dans la personne de Jésus par la foi connaîtra la même résurrection.
Ainsi nous pouvons sortir du dilemme dans lequel se trouve enfermée la conscience. Nous n’avons plus besoin de chercher à nous justifier nous-mêmes puisqu’il nous a libérés de notre esclavage. Notre conscience est en paix.
Pour conclure, nous avons en Dieu la promesse de la vie éternelle. Nous sommes recréés en Jésus-Christ, ce qui nous rend capables de marcher en nouveauté de vie.
C’est à cela qu’il nous faut travailler. Nous sommes en effet habités d’un Esprit nouveau pour parvenir à la victoire finale et conquérir notre statut parfait d’homme créé à l’image de Dieu.
Par sa puissance, l’Esprit de Dieu qui est en nous nous ramènera à la vie après la mort.08:00 Publié dans EPITRE AUX ROMAINS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, conscience, mort




