vendredi, 09 mai 2008
dialectubuntique
Il faut lire le journal "Le Monde" et ses dossiers qui sont la marque d'une nouvelle ligne éditoriale depuis plusieurs mois.
Moi, personnellement j'y trouve matière à réflexion. Dernièrement, à l'occasion des 40 ans de mai 68, j'ai pu redécouvrir Hegel, que je ne connaissais de toute façon pas beaucoup, vu mon éducation sommaire en philo et tout le reste.
Cependant, la dialectique du maître et de l'esclave était pas mal résumée et j'ai été à nouveau interpellé concernant mon sujet favori : sommes-nous condamnés à osciller en permanence entre défense et accusation (des mécanismes du comportement dont nous sommes tributaires à cause de la conscience) ? et je me disais que là aussi on retrouve chez Paul une forme de dialectique simple, lapidaire, terriblement vécue.
Ce brave Hegel, protestant par son éducation...le coquin. Lui aussi finalement pour se débarrasser des carcans de la religion, a t-il dû finalement réinventer ses propres concepts. Après tout, je n'en sais rien.
16:31 Publié dans Points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hegel, christianisme, mai 68
dimanche, 06 avril 2008
L'art de la controverse ou le pasteur fou
Sergey Brin et Larry Page sont les heureux et jeunes milliardaires à l'origine du moteur de recherche GOOGLE en passe de croquer, avaler, digérer le monde entier. Ou du moins, devant un tel succès, le fantasme de big brother cher à mon pasteur apocalyptique ressort-il.
Mais connaissez vous la caractéristique première de ces deux apôtres de la succès story que l'on connaît ? l'art de la controverse !
Le passe temps favori de ces deux messieurs, c'est de passer des heures et des heures à discuter, confronter leurs idées, débattre, contredire à tout crin. De cette émulation, de cette passion de la controverse est née une idée qui a grossi, s'est développée, pour devenir un empire.
Imaginez l'inverse, un dominant qui contrôle tout, s'arcboute sur son pouvoir de peur de le perdre, dénigrant systématiquement la bonne idée du copain remisé définitivement dans le camp des dominés...GOOGLE n'existerait pas.
Imaginez maintenant un pasteur fou, remisant le dictionnaire biblique dans une étagère poussiéreuse de sa bibliothèque et visitant ses copains pour parler vrai, échanger, confronter ses idées à celles des autres, un pasteur fou qui prendrait le risque de perdre sa petite autorité glorieuse personnelle...un pasteur fou qui laisserait germer en lui et dans sa relation aux autres quelque chose de nouveau, qu'il ne connaît pas encore, et qui produirait du fruit, un fruit qui multiplierait jusqu'à donner comme jamais.
Tiens ça me rappelle quelque chose, un texte bizarre que j'ai lu un jour.
I have a dream ! But it's just a dream...
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mardi, 22 janvier 2008
AMOUR
Je pense qu'il serait important de bien relire le chapitre 13 de la première lettre de Paul au Corinthiens.
Je mets en ligne ici.
Notamment le verset 7 pose question. Ce pourrait être une réponse pour soi dans sa relation au Père. Dites vous que c'est ainsi que le Père vous voit. Même si vous êtes Pasteur ! (non, je plaisante).
Dites-vous que vous pouvez aussi regarder autrui ainsi et rapporter ce questionnement personnel à ce que vous vivez dans vos relations quotidiennes. Si vous êtes comme moi, vous allez constatez un écart important.
Cet écart peut effrayer, dans ce cas revenir au 3ème alinéa de ma note : comment le Père vous voit, même si vos pensées sont légèrement négatives. Puis essayez à nouveau de voir l'autre comme le Père le voit.
C'est pour cela que je ne dirai plus du mal de ... sur mon blog (je n'en dis pas beaucoup faut dire). Parce que Dieu le voit comme le verset 7 ci-dessus mentionné. Ca "m'oblige" à faire pareil. C'est certainement cela "être soumis aux autorités"...Ce qui n'aurait rien à voir avec l'acceptation passive de ce qui serait inacceptable.
Chacun a droit à l'amour selon Dieu...c'est une libération pour celui qui aime et pour celui qui est aimé. Mais vous l'aurez remarqué, on n'est pas dans l'amour romantique, on est dans la lutte de l'esprit.
19:10 Publié dans Points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, amour
vendredi, 07 septembre 2007
synthèse
Pour ceux qui découvrent mon blog, je propose une forme de synthèse, un résumé des principales "idées" que j'aborde, avec lien pour renvoyer sur les principales notes archivées.
Ainsi ceux qui le souhaitent pourront avoir une compréhension plus complète de ma pensée. (peut-on parler de pensée...disons mes pensées pour les puristes). Lorsque j'ai commencé, je n'avais aucune idée de ce que j'allais écrire, ce qui explique le désordre apparent et la difficulté pour s'y retrouver.
De plus, mes notes sont écrites à toute vitesse. Je ne passe pas des heures à peser mes mots, ce qui peut expliquer des imprécisions, des dérapages, voire parfois des contradictions. Je ne suis pas dans la recherche scientifique, je suis dans l'émotif, le coup de coeur, l'idée émergente subite. Je ne suis pas non plus dans l'improvisation totale, je commence à avoir de la bouteille, pas mal d'années derrière moi passées à réfléchir, observer, essayer, renoncer, repartir, déraper, re repartir, lire, rencontrer, parler, ce qui ne me donne aucun droit, ni aucune autorité. Je vis à l'heure du blog, alors comme pas mal d'anonymes ou faux anonymes, j'y vais de mon petit ego...Si j'avais le temps j'écrirais un livre pensé, structuré, pesé à l'aune de recherches savantes, mais je n'ai pas le temps, alors, le travail de défrichage, de critique, de modération, je vous le laisse, ainsi, nous sommes devenus des bloggeurs interactifs, modestes, libres, responsables, francs, modérés, perfectibles...Et puis, la liberté de parole et de ton que donne le blog permet de sortir des idées convenues. Si ce que je dis ne plait pas, on peut tout jeter à la poubelle et le bonhomme avec, je n'ai rien à perdre ni à gagner. C'est l'avantage qu'a l'anonyme sur celui qui dévoile son identité, sur celui qui a un statut à préserver ou à conquérir.
A partir de maintenant je travaille pour vous mettre une synthèse en ligne, ça sera un peu long, alors patience.
Top départ !
08:11 Publié dans Points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 30 août 2007
Evangélique ou je meurs !
23:00 Publié dans Points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : évangélique ou je meurs
dimanche, 26 août 2007
AFRIQUE DU SUD
Si la situation de l'Afrique du Sud vous intéresse, cliquez sur le lien suivant pour accéder à l'article du journal "Le Monde"
Pour ma part, je suis attentivement cette question compte tenu du travail qu'a réalisé Desmond Tutu dont j'ai mis le livre en bonne place sur mon blog.
18:40 Publié dans Points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Afrique du Sud, apartheid
mardi, 31 juillet 2007
DIEU CREATEUR D'AMOUR
Etre créatif est considéré à juste titre comme une grande qualité. On valorise la créativité des artistes, leur capacité à innover.
L’économie génère elle aussi des créateurs ; on ne fabrique plus des voitures, on les crée.
On dira volontiers d’une personne que c’est un « créatif ». Une personne limitée dans le domaine de la créativité est moins bien considérée.
Les églises chrétiennes parlent d’un Dieu créateur. Mais ce dogme est de plus en plus difficile à défendre devant la société éduquée. La science propose une autre alternative pour expliquer le monde réel, et patiemment construit le puzzle menant à la compréhension de l’univers et de la vie.
Dieu est bien la seule personne à qui ont refuse le droit et le pouvoir de créer. Parler d’un Dieu créateur revient pour beaucoup à ressortir les superstitions oiseuses du moyen âge.
Si personne ne peut prouver l’existence de Dieu, comment prouver qu’il serait créateur de l’univers, à l’origine de toutes choses. « C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été créé par la Parole de Dieu » est-il écrit dans l’épître aux Hébreux 11-3. Il est donc inutile de se cabrer, d’alimenter des polémiques entre créationnistes et évolutionnistes.
Il est intéressant de noter que dans la bible, la première action associée à Dieu est celle de créer.
Dieu est reconnu volontiers par les chrétiens comme un Dieu d'amour, de lumière, de vérité, bon, patient, lent à la colère.
Or, le premier caractère de Dieu mentionné dans la bible, c'est qu'il est créateur. Dieu est un artiste ! Il crée des choses magnifiques, une symphonie, de couleurs, de bruits, de chants, qui force l’admiration.
La puissance créatrice de Jésus Fils de Dieu n'est pas comprise. Lorsqu’il transforme l'eau en vin à Cana, ou lorsque les quelques pains et poissons se multiplient pour nourrir plusieurs milliers de personnes, il s'étonne de l’incrédulité " Avez-vous donc le cœur insensible ?". Oh, s’il avait peint les tournesols de Van Gogh, on l’adulerait certainement, mais des poissons à partir de rien ou pas grand-chose, c’est certainement un charlatan, un prestidigitateur, un affabulateur.
S'il en est ainsi des témoins qui vivaient avec Jésus et voyaient en direct des actes de création, il ne faut pas s'étonner qu’aujourd’hui encore la foi en la puissance créatrice de Jésus soit si faible. Pour le coup, dans ce domaine, l’évolution ne fait pas son œuvre.
Cependant, parvenus à l’âge conscient, c’est bien de cette question qu’il faut débattre. S’il y a un Dieu créateur, quelles conséquences dois-je en tirer pour moi-même, quel regard je porte sur la vie, sur autrui ? La vie est plus que la matière, même expliquée scientifiquement. Sinon, pourquoi traversons nous des moments de déprime pour la perte d’un amour par exemple ou pour une déception cruelle ? Les sentiments violents qui nous atteignent parfois sont la marque d’une humanité qui se cherche. Nous ne pouvons pas donner du sens à notre existence sans les valeurs auxquelles nous nous référons universellement.
Si tu as besoin d’amour, c’est parce que l’auteur de la vie est amour et qu’il t’a créé selon cette image de lui-même.
L’amour d’un homme ou d’une femme peut décevoir, certes. Pourquoi donc la déception ? A quelle norme fais-tu référence plus ou moins consciemment pour déclarer que là, dans telle situation, le « grand » amour est manqué, ce garçon, cette fille m’a déçu. Et bien tu te réfères à la norme supérieure que tu portes en toi, à la haute image que tu te fais de l’amour vrai, puissant, sincère, éternel. Tu vois bien que ton Dieu est amour, c’est pour cela que Dieu est amour. Il peut même être créateur d’amour.
20:15 Publié dans Points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, amour
L'enfance s'éloigne
A l’âge où la personnalité commence à s’affirmer, où l’enfance s’éloigne, les questions concernant le sens de la vie se posent. On commence à ressentir des sentiments inconnus jusqu’alors : déprime, solitude, sensibilité, attirance pour le sexe opposé, découverte de leur homosexualité pour d’autres.
Lorsqu’on est enfant, les problèmes sont vécus différemment. On pleure, on crie, on fait un caprice, puis on oublie. On vit dans un monde qui ne cessera jamais. Avec l’adolescence, un lourd fardeau semble subitement peser sur des épaules encore fragiles. La question du sens des choses se pose, de même que notre conscience s’éveille.
Tu te trouves subitement confronté à un éventail de choix immense. Ton esprit est préoccupé. Le matin tu restes dans ton lit, le soir tu ne peux pas te coucher, tu ne te sens bien qu’avec les copains et copines de ton âge, parce que tu trouves la chaleur de l’amitié, les mêmes manières de vivre et de penser, les mêmes questions et préoccupations, la même soif de bonheur et d’authenticité dans les relations aussi.
C’est l’âge où le monde des adultes en qui tu te confiais si facilement étant enfant t’apparaît dans toute sa crudité. Tu commences à voir tes parents avec leurs défauts, les adultes qui t’entourent te déçoivent et tu n’as pas envie de devenir comme eux. Alors tu cherches, tu réfléchis, tu voudrais trouver une porte, une solution à cette foule de questions qui t’assaillent.
Cette entrée dans l’adolescence est formidable. Tout à coup la fleur cachée s’ouvre, une magnifique rose rouge, pleine de sève, se dresse au soleil.
Les blessures sont possibles malheureusement également. Pourquoi ?
Parce que rien de ce que nous faisons ou entreprenons n’est neutre. Chaque geste nous engage, chaque parole, chaque action porte en elle une conséquence. C’est la grande différence entre l’enfance et l’adolescence. Enfance rime avec innocence, adolescence avec conscience. Tu deviens responsable de tes actes, de tes paroles, de tes choix. C’est un grand choc auquel tu n’es pas préparé (e).
J’ai toujours été admiratif de la manière dont un enfant apprend à marcher. Il fait quelques pas, tombe, se relève et repart en marchant, puis il tombe à nouveau, se relève encore et repart et ainsi de suite. Jamais vous ne verrez un enfant renoncer à apprendre à marcher parce qu’il est tombé et s’est fait mal.
C’est une grande leçon de vie. A l’adolescence, tu commences à marcher dans le monde des adultes. Tu peux tomber, te faire mal, mais tu as en toi cette énergie extraordinaire pour te relever et poursuivre ton chemin.
11:15 Publié dans Points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : adolescence, dépression
samedi, 28 juillet 2007
Je suis inexcusable ! quel chance...
Que signifie « les hommes sont inexcusables, puisqu’ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu et ne lui ont point rendu grâce…Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous… »Romains 1 : 20
En général, un bon pasteur évangélique fondamentaliste vous mettra la tête sous l’eau. L’homme est mauvais, en plus il est inexcusable, donc il est condamné et ces écrits de Paul le prouvent.
Ce qui me surprend dans ce passage de la lettre de Paul aux Romains, c’est ce que sous-tend l’affirmation selon laquelle l’homme est inexcusable.
Si tu es inexcusable, c’est que tu sais, et si tu sais, pourquoi n’as-tu pas confiance en ce que tu sais ?
Si tu es inexcusable, c’est que tu as accès à la connaissance. Prends confiance en ta capacité à comprendre les choses de Dieu.
Bien sûr, les églises et leurs représentants ecclésiastiques t’expliqueront qu’ils ont la connaissance, ce sera pour mieux t’envelopper de leur filet.
Tu es inexcusable ? Quel magnifique statut devant Dieu. Il te regarde en Adam et Eve responsable, intelligent, doué de savoir et de capacité à Le connaître.
Je vais réfléchir à cette question et j’écrirai un peu plus longuement.
17:20 Publié dans Points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme
mercredi, 18 juillet 2007
Un pécheur récurrent
Quelqu’un est entré sur mon blog en tapant l’expression suivante sur un moteur de recherche : « délivrance du péché récurrent ». Il s’agit presqu’à coup sûr d’une personne esclave d’une pratique que la bible nomme « péché », et qui voudrait être délivrée. Je ne sais pas si cette personne est tombée sur le bon blog en entrant chez moi (locataire gracieux d’hautetfort.com), mais elle cherche dans le bons sens, du côté de Jésus.
(Je précise à cette occasion que je ne peux pas savoir qui entre sur mon blog, mais par des statistiques qui me sont fournies par hautetfort, je peux savoir comment vous êtes entrés sur mon blog. L’anonymat de votre visite est totalement respecté).
Je vais essayer de répondre à cette question : comment être délivré d’un péché récurrent.
Normalement cette question est du ressort d’un ecclésiastique formé et payé pour cela, ce que je ne suis pas. Cependant, si vous cherchez sur le web, c’est que vous êtes comme moi, vous savez que les spécialistes dans ce domaine sont rarement compétents.
La réponse pourrait être lapidaire, du type, « si ton bras est une occasion de chute, coupe-le ! ». Mais voilà je ne voudrais pas offenser mes lecteurs en prétendant présenter des solutions qui ne seraient que des raccourcis infranchissables. Imaginez-vous par ce beau mois de juillet en randonnée dans les Alpes. Soudain, votre chemin est coupé par un précipice. Pour poursuivre la promenade, il faut franchir 2 ou 3 mètres avec le vide en dessous. Que faites-vous puisque vous n’êtes pas un professionnel de la haute montagne ? Vous vous tournez vers votre guide qui vous répond : c’est simple, il suffit de passer par-dessus !
Est-ce à dire que Jésus donne des réponses lapidaires puisque ma citation vient de lui ?
Ce n’est pas non plus ce que je pense. Jésus a réalisé l’œuvre la plus importante dans l’histoire de l’humanité et pourtant il n’a jamais écrit un livre, encore moins blogué. Sa vie nous est connue grâce à des témoignages de ses contemporains ; la compréhension globale de son œuvre nous est offerte par la lecture de la bible dans son intégralité. Et comme chacun sait (ou devrait savoir), si le message est accessible à tous, il n’en est pas pour autant simpliste, et ce serait une sottise d’apporter des réponses simplistes à des questions graves, ce qui est trop souvent le cas dans les églises. Extraire une phrase, fut-elle une citation de Jésus, sans la situer dans l’œuvre globale qu’il accomplit peut vite devenir frustrant.
Evidemment la question de l’interprétation des paroles de Jésus se pose immédiatement. En effet, nous avons le choix :
- soit de nous en remettre à des spécialistes revêtus de l’apparat des vêtements sacerdotaux (attention, comme je l’ai écrit par ailleurs, les vêtements sacerdotaux ne sont pas toujours visibles, certains les ont dans la tête),
- soit d’être intelligent. Paf, pour le coup, je suis lapidaire.
La bible n’est pas un livre de recettes, Jésus n’a pas écrit de recettes ; il a accompli une œuvre qui fait appel à notre intelligence et à notre volonté. C’est pourquoi il a dit « cherchez et vous trouverez » et ces simples mots ne vont pas dans le sens de ce que certains voudraient croire, à savoir que des réponses simples, pratiques et reproductibles à l’envi sont possibles. Il n’y a pas d’aspirine universelle pour le mal de l’âme. Chacun est différent, chacun doit chercher la réponse, tout simplement parce que chacun est unique. Je vois d’ici les découragements…C’est trop compliqué, trop vaste. Non, il faut persévérer patiemment. On peut être dans un tunnel, dans le noir total, mais en marchant avec espérance, on arrive forcément à la lumière du jour. C’est pour cela qu’il faut continuer à lire mon blog…Non pas que j’aie des solutions simples et efficaces, mais j’ai des pistes de réflexion qui peuvent t’aider à avancer plus vite par toi-même.
Lecteur, lectrice, il va falloir que tu sois patient, parce que plus je réfléchis en tapotant sur mon clavier, plus je délaye. Je me demande si la mayonnaise sera réussie. Es-tu seulement encore là ?
Evidemment, me direz-vous, si j’attrape le cancer, je ne vais pas me lancer dans la recherche médicale, je vais plutôt foncer chez un spécialiste. Oui, mais si possible, le meilleur. De plus, un médecin dans son code de déontologie se fait un devoir de vous laisser la maîtrise du choix de votre traitement. Il propose et vous disposez. Votre détresse n’annihile pas votre capacité de jugement et de consentement concernant le meilleur moyen de vaincre la maladie.
Bref, imaginez que je sois le Schwarzenberg du « péché récurrent » ! Quelle audace !
Tout d’abord, je dirais que le péché est la conséquence d’une situation. C’est très important de comprendre cela, parce que pour vaincre une difficulté, mieux vaut en comprendre la cause.
Dans un traitement, il y a toujours deux sortes de médicaments : ceux qui luttent contre les effets immédiats, par exemple la douleur, et ceux qui s’attaquent au mal, par exemple, les antibiotiques.
Pour illustrer, si quelqu’un boit, le mieux c’est d’arrêter tout de suite. On traite ainsi des effets, la douleur immédiate cesse. Mais pour guérir durablement, il faut traiter la question du pourquoi je bois, c’est plus long mais sur la durée, c’est efficace.
Non, tu n’es pas un sale pécheur perverti. Tu es une personne créée à l’image de Dieu. Jésus t’aime alors que tu es encore pécheur ! Il n’a pas attendu que tu sois parfait pour donner sa vie en rançon pour toi. Il l’a fait alors que tu es pécheur (ou pécheresse). Ce qui signifie que tu as en toi un potentiel de développement extraordinaire, quelque soit ta situation, ta condition sociale ou intime. Il faut simplement te mettre en marche ! C’est cela la foi, se mettre en marche. On ne passe pas directement de l’obscurité à la lumière, on n’arrive pas directement à Canaan en quittant Babylone, on n’arrive pas à la Terre Promise directement après être sorti d’Egypte. Il y a un désert à traverser, et ça il faut bien le comprendre. Certains ont préféré l’esclavage de l’Egypte plutôt que la traversée du désert et parvenir à la liberté. Lecteur, mets-toi en marche, quitte ton Egypte natale et va vers le pays promis ; engage-toi sur le chemin de la liberté.
Seulement prends bien garde aux églises qui te présentent des solutions simplistes. A peine viens-tu de quitter ton Egypte, qu’on te demande d’être parfait. Comme tu ne l’es pas, tu commences à te cacher derrière les apparences. Tu deviens religieux, tu es comme la bouteille de champagne, il faut bien serrer le bouchon pour éviter l’explosion. Non, si tu es fils d’Abraham, tu es en marche, bravo, il reste des victoires devant toi, des territoires à conquérir. Tu n’es pas encore parfait.
Si tu es atteint par un péché récurrent, et que de plus tu as conscience de cet état de mal dans ta vie, ce qui est le cas puisque tu cherches une solution, la première pensée à combattre c’est le regard mauvais que tu portes sur toi-même. Comment regardes-tu le pauvre type ivre dans la rue, mal rasé et titubant ? Comme ce qu’il est en apparence, un pauvre type. Et c’est comme ça que nous nous regardons quand nous prenons conscience de notre état de péché, surtout s’il est récurrent. Nous avons cette pensée dans notre tête : je suis un pauvre type ! Et hop, on reprend un verre pour aller mieux. Certains vont voir le pasteur qui leur dit : sois parfait mon gars : et hop, un deuxième !
Non, ce n’est pas comme ça, même si tu es le pire des poivrots, Jésus t’aime et tu as de la valeur pour lui. Et si tu es un violeur de petite fille aussi…En écrivant cela, je mesure toute la souffrance que cela peut représenter pour une victime. Le péché est horrible mais Jésus est venu pour délivrer. Il n’est pas venu pour excuser. Si tu es conscient d’un péché récurrent, petit ou grand, tu peux commencer à regarder les choses en face pour en sortir. Il y a une solution au mal, si tel n’est pas le cas, refermons la bible.
Le péché récurrent n’est donc que l’apparence de ta situation d’homme séparé de Dieu, la conséquence du fait que tu as été livré au mal à cause de ta méconnaissance de celui dont tu pourrais être le reflet, l’image. C’est ce que dit l’épître aux Romains.
Le fait d’employer l’expression « n’est que l’apparence » n’a pas pour objet de minimiser la gravité du mal. J’essaie simplement d’amener le lecteur à la racine du mal.
Il nous faut donc réapprendre à connaître Dieu.
La difficulté est énorme parce que je le dis comme je le pense, les églises ont travesti l’image de Dieu. Elles dégoûtent et découragent de chercher Dieu, uniquement parce que dès lors qu’on prononce le mot de Dieu, on regarde non pas à Dieu, mais à ce que l’humanité a fait de Dieu. On voit dès lors les croisades, les superstitions, les cultes idolâtres, les guerres, les intolérances, les autodafés et tutti quanti Et pour ceux qui font l’effort de passer par-dessus ces a priori, elles cherchent à les récupérer par esprit de puissance. Les églises en général n’ont rien à foutre des croyants, elles voient dans le croyant premièrement le bénéfice qu’elles peuvent en tirer pour elles-mêmes ; puis elles font du recensement.
Jésus est venu pour délivrer Adam et Eve de l’esclavage du mal. C’est la priorité des priorités ; il n’est pas venu pour bâtir une Eglise. Il y en a marre de tout ce légalisme construit autour des paroles de Jésus ! Si Jésus avait voulu écrire un traité sur la société parfaite et ses codes de bonnes conduites, il l’aurait fait. Oui, diront certains, c’est l’enseignement qu’il a donné dans ce qu’on a appelé « le sermon sur la montagne ». Et puis il y a Matthieu 18, les lettres de Paul etc. Toutes ces personnes qui se triturent les méninges pour trouver les recettes de l’église idéale, ce sont les mêmes qui, lorsque vous les interrogez sur l’épître aux Romains chapitre 8, vous rétorquent : « Jésus est mort sur la croix ». Alors vous reposez votre question et la même réponse revient : « Jésus est mort sur la croix ». Mais cette réponse est donnée uniquement pour vous la faire boucler, parce que vos questions dérangent et que dès lors vous devenez un adversaire qu’il faut réprimer par l’épée de l’esprit : la Parole de Dieu. Pardonnez-moi, mais il y a beaucoup de crétins à la direction des églises.
Pécheur récurrent, es-tu toujours là ? Prends courage, lève-toi et marche. Mais fuis les charlatans comme la peste.
Tu as donc maintenant compris plus précisément qu’il te faut entrer dans une connaissance personnelle de celui dont tu es appelé à être l’image. Quel programme n’est ce pas ?
Comment en effet, pourrais-tu être le reflet de celui que tu ne connais pas ?
Nous sommes tous marqués par des airs de famille. Nous sommes fiers parfois de ces marques d’appartenance au clan familial, parfois honteux d’autres traits dont on se passerait bien. Pourquoi avons-nous des ressemblances ? Parce que nous avons vécu ensemble, nous nous connaissons au point de parler le même langage, d’utiliser le même accent, d’avoir les mêmes gestes et mimiques.
Pour ressembler à Jésus, il faut le connaître, vivre avec lui. Et là, que faites-vous ? Vous vous précipitez dans une cathédrale pour adorer le Saint Sacrement…Vous voyez comme la religion est pervertie. Elle détourne un besoin humain fondamental, connaître Dieu, pour vous attirer dans un système et vous faire croire que la présence de Dieu est contenue dans un morceau de pâte à crêpe : l’hostie ! Des millions de gens, voire des milliards croient cela ! Des gens très intelligents ont écrit des tonnes de livres pour l’expliquer et le justifier. Ce sont les mêmes qui s’offusqueront de toutes ces sectes protestantes qui pullulent sur terre.
Comment vas-tu faire pour rencontrer Jésus, puisque Jésus n’est pas sur terre ? Et bien la réponse est à la fois simple et complexe. Toi qui crois en Jésus, tu as reçu le Saint Esprit.
Si un incroyant a lu mon blog jusqu’ici, cette fois, s’il est normal, il va quitter, car c’est certain, je délire !
Un pécheur récurrent pourrait donc être habité par le Saint Esprit. OUI, c’est d’ailleurs ce que dit l’apôtre Jean dans ses lettres. « Si nous disons que nous sommes sans péchés, nous sommes des menteurs. Petits enfants, je vous écris afin que vous ne péchiez pas ».
Ces paroles m’ont longtemps fait manger mon chapeau. D’un côté il y a l’ordre donné : soyez parfaits ! Ou encore, ne péchez pas ! Et de l’autre, si vous dites que vous êtes parfait vous êtes un menteur. C’est à devenir fou. Non, tout simplement Jean parle à des gens qui ont déjà reçu un enseignement clair. Un chrétien, c'est-à-dire un croyant en Jésus, c’est quelqu’un qui est en marche vers la perfection de Dieu. Certes nous ne devons pas pécher, mais si nous avons péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, Le Juste, qui intercède pour nous. Nous sommes sauvés par grâce, c’est un cadeau gratuit, alors que nous sommes encore pêcheur. (Non, messieurs, le salut n’est pas réservé aux parfaits). Dès lors nous pouvons commencer à nous mettre en marche pour commencer à ressembler de plus en plus à Jésus, non pas parce que nous craignons le bâton et la déchéance de notre statut d’homme sauvé, mais parce que nous avons choisi de nous mettre en marche sur le chemin de la délivrance de l’esclavage du péché.
Alors comment vaincre le péché récurrent ?
Règle le problème de ta filiation ! Boum, qu’est ce qu’il raconte celui-là ? Je m’explique. Il y a un grave problème dans les églises protestantes évangéliques. Quand vous avez fait le tour de la théologie qui y est enseignée, vous vous rendez compte qu’en fin de compte la notion de salut par grâce qui leur est chère n’est pas claire. Systématiquement quand tu te découvres un péché dans ta vie ou quand tu découvres un péché récurrent chez autrui, tu t’interroges : mais alors était-il sauvé ? Suis-je sauvé ? Sous entendu, Dieu m’aime t-il ? Suis-je aimable ? Suis-je aimé ? C’est une question interminable et fondamentale. Une fois pour toute il faut être clair sur ce point. Oui, monsieur le Pasteur pécheur récurrent, comme tu l’écris sur le fronton de ton église, c’est bien par grâce que tu es sauvé.
Si tu as un problème de péché récurrent, règle le problème de ta filiation. Es-tu Fils de Dieu ? Si tu regardes à tes péchés, récurrents ou non, tu vas répondre non. Si tu regardes à l’œuvre de Jésus et à la foi que tu as placée dans cette œuvre, tu répondras oui, je suis Fils de Dieu, c'est-à-dire je suis créé à son image, pour être son reflet. C’est comme cela qu’il te voit. Tu ne peux pas vaincre ton péché récurrent si tu ne crois pas cela, qu’il t’aime alors que tu es encore pécheur. C’est cela con-naître Dieu, c'est-à-dire naître de Dieu, comme Nicodème, ce vieillard de l’évangile de Jean chapitre 3. Il faut naître de l’Esprit.
Un jour j’écrirai un article encore plus long pour montrer comment dans la bible on peut trouver des tas de versets qui permettent de s’auto flageller, de s’enfermer dans des prisons de doute et comment en entrant dans cette démarche de doute biblique, par une forme de littéralisme inintelligent, on manque le but qu’on s’assigne : soyez parfaits ! Et j’entends l’écho, « comme votre Père céleste est parfait !».
Notre propension à alimenter notre perversité naturelle est formidable. Si nous n’y prenons pas garde, on peut effectivement glisser rapidement dans la religiosité d’une bigote apeurée.
13:55 Publié dans Points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, évangélique, église




