samedi, 10 novembre 2007

Je suis un homme libre, la preuve

samedi, 01 septembre 2007

Ne vous inquiétez de rien !

Ne vous inquiétez de rien ! Philipiens 4 : 6.

 

Si je fais le point des inquiétudes en tous genres qui traversent mes pensées, je m'aperçois combien je suis encombré.

 

Je ne vais pas faire ici la liste de toutes les inquiétudes qui sont miennes, mais elles sont nombreuses.

 

Or, que produit l'inquiétude ?

 

Refouler l'inquiétude, c'est à dire lutter contre l'oppression et la pensée négative qu'elle produit, ne signifie pas vivre dans l'insouciance et l'irresponsabilité face aux problèmes.

 

C'est une manière d'affronter les difficultés quotidiennes dans la confiance.

L'inquiet s'agite énormément, il se démène pour échapper à son inquiétude. L'inquiet ne sait pas attendre patiemment le temps de Dieu. Ce temps de Dieu qui vient forcément avec la solution au problème posé.

Oui, je suis un inquiet, mais je me soigne. 

lundi, 27 août 2007

La crainte de la mort

"Il peut délivrer ceux que la crainte de la mort tient toute leur vie dans un véritable esclavage".

La pensée de la mort est ancrée en nous, sous-jacente, invisible presque. Nous sommes tellement habitués à vivre avec cette pensée que nous considérons comme normal l'état psychologique dans lequel celle-ci nous tient.

Bien sûr, nous sommes habités d'un certain optimisme, nous formons des projets et fort heureusement, nous ne sommes pas bloqués ou prostrés dans l'attente du moment final.

Certes, mais cependant l'auteur de cette citation parle d'esclavage, de prison intérieure, liée à ce fait : la mort et la crainte qu'elle inspire.

Notre auteur s'est certainement autoanalysé concernant cette question. Il a bien remarqué en lui des mécanismes psychologiques, des freins à l'action, des renoncements, des attitudes négatives et il s'est posé la question du pourquoi !

 

Il répond basiquement : la mort ! La mort pressentie comme une fin, une menace permanente, constitue un blocage. 

Une part de ma personnalité est freinée, limitée, mon potentiel ne tourne pas à plein régime, parce qu'en toile de fond, il y a toujours un "à quoi bon" qui raisonne,

La crainte de la mort peut dans les cas extrêmes conduire à des angoisses menant au désir d'autodestruction.

La plupart de nos comportements "déviants", plus ou moins destructeurs, sont le fait d'une bravade face à la mort.

On peut citer quelques exemples, contestables peut-être, qu'en pensez-vous ?

Exemple : un fumeur sait qu'il court le risque du cancer du poumon. L'acte de fumer est une bravade, et je dirais bien que n'étant pas psy, une forme d'autodestruction.

Le mal est souvent le résultat d'un enfermement psychologique dû à la pensée de la mort. Le désespoir latent qui habite l'Adam et Eve qui va mourir le mène à deux attitudes qui semblent opposées, mais qui ne sont que deux faces d'une même prison intérieure :

- la bravade,

- l'autodestruction

 

La bravade et ses attitudes de révolte, de provocation,

L'autodestruction et ses pensées morbides...

Mais une chose est certaine : que ce soit la bravade ou l'autodestruction, la mort se dresse face à l'Adam et Eve, et rien ne permet d'y échapper.

 

SAUF QUE notre auteur parle de quelqu'un qui peut délivrer...car il a vaincu la mort.

Ce quelqu'un c'est Jésus, et la citation est tirée de la bible : Epître aux Hébreux, chapitre 2, verset 15.

J'ai souvent réfléchi à ce sujet, à l'aune de mes comportements, de mes blocages...Il y a une réponse à cet esclavage. Cette réponse n'est pas seulement théorique, elle peut prendre vie, par la foi, pour une vraie libération.

Si j'ai le temps, j'essaierai d'approfondir cette question.

 

L'évangile de Jésus, lu et approfondi, débrousaillé des oripeaux de la religion qui embrouille tout, est un message de vie, de renaissance extraordinaire.

 

On ne peut pas faire comme si ces écrits n'existaient pas ! 

 


vendredi, 24 août 2007

Une blessure d'amour propre (suite 2)

Imaginez qu'on vous crache dessus ! En général, ça ne fait pas plaisir, c'est blessant, on ressent une humiliation, puis subitement la colère prend le dessus, je vais lui casser la g...

 

En quelques secondes, les deux comportements classiques de ma conscience me traversent :

- mon image de moi se dégrade (on m'a salit, on m'a craché dessus);

-  mon image de moi se défend (je me venge, me rebelle, je frappe), je tente de me rétablir, de retrouver mon image.

 

Le mal nous blesse inévitablement. Cependant, en général, la seule réponse au mal que nous connaissions, c'est le mal.

L'équilibre de la terreur est un bon moyen pour s'assurer une certaine sécurité. Si tu frappes, je frappe...Ca peut faire réfléchir l'autre. La paix se fait dans un silence lourd de menaces.

A chaque fois que je réfléchis à ce sujet, je pense à ce "pauvre Etienne", qui, témoin de la résurrection de Jésus (c'est tout de même pas rien), fait une magnifique prédication et se fait insulter, caillasser, puis meurt.

La mort la plus expresse de l'histoire du christianisme, il n'a même pas eu le temps de conclure son discours. Paf, mort. 

Pour une blessure d'amour propre, c'est du sérieux, une blessure mortelle.

Il n'a même pas eu le temps de se dire "qu'est ce que je fais là à prêcher la foi en Jésus" ni de se lamenter sur son sort.

Il n'a pas non plus eu le temps de passer à la deuxième étape. Imaginez Etienne prêchant l'amour en Jésus, puis insulté et caillassé, ramassant à son tour des cailloux pour les jeter à ses agresseurs !

C'est ce que nous ferions, c'est notre bon droit, n'est ce pas ? 

 

Bon, elle est où la solution ? 

 

Etienne en donne une, impraticable j'en conviens, car non  seulement il ne sombre pas dans le désespoir de sa blessure, ni dans la révolte face à l'injustice qui le frappe, mais il dit :"Seigneur, ne leur impute pas ce péché".

 

Oh quel grand homme ! non, un mec comme toi et moi, mais qui a bien réfléchi au sens des choses. Il sait que le mal et la mort, comme conséquence du mal, sont vaincus. 

Une blessure d'amour propre (suite)

Lorsque mon amour propre se trouve blessé, la réaction normale correspond à celle de mon pasteur :

 1 - au début, j'ai tendance à m'autoflageller ; je commence à me complaire dans une mauvaise image de moi-même. C'est un réflexe défensif passif. Si je persiste dans cette voie, je tombe en dépression, plus ou moins grave selon l'intensité de la blessure d'amour propre.

 

2 - Si la blessure d'amour propre s'aggrave, je peux commencer à réagir, à me justifier, voire à riposter. C'est un réflexe défensif actif. Si je persiste dans cette voie, je peux devenir violent, plus ou moins selon l'intensité de la blessure d'amour propre. 

 

En réalité, jusque là, je suis normal, humain donc sauvagement naturel. Je suis dans l'attitude réflexe de ma conscience qui, soit s'accuse, soit se justifie. Ces attitudes contraires en apparence ne sont que des réponses réflexes et empiriques à une situation de mise en inconfort sécuritaire : je me sens aggressé, en danger; je riposte en aggravant le mal autour de moi et en moi, et sans trouver le moyen de sortir de cet enfermement.

 

 Pourtant, il existe théoriquement un moyen pour parvenir à vivre ces situations inévitables, et en sortir vainqueur.

C'est de cela que j'essaierai de parler prochainement. Après avoir théoriser, j'essaierai de passer à la pratique, on va bien rigoler...

Une blessure d'amour propre

"Je ne sais pas si vous êtes comme moi..." c'est ainsi que commençait une chanson de Sheila lorsque j'étais enfant au sujet du folklore américain.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais il m'arrive de rencontrer des gens grincheux. Pas plus tard qu'hier, une personne chargée de l'accueil dans un magasin me répondait agressivement, m'envoyant promener, puis essayait de rester professionnelle et aimable, mais on sentait qu'elle se forçait. 

La question que je posais était anodine et j'étais loin d'imaginer qu'elle mettrait cette jolie personne au bord de la crise de nerf...

Comme je suis bon chrétien, vous devinez ma réaction ? Je suis devenu moi aussi agressif et grincheux avec une forte envie de laminer cette jeune dame, de lui dire ce que j'en pense et tout et tout.

Une fois à la maison, et déjà même sur le retour dans la voiture, j'étais penaud. Pourquoi ai-je réagi de cette façon ?

 Après quelques moments d'autoanalyse sauvage, certes, mais gratuite, j'en suis arrivé à la conclusion suivante : (pourvu que le pasteur ne m'ait pas vu ! non je plaisante...)

 

- j'ai mal réagi car j'ai pris son agression verbale et son énervement comme étant tournés contre moi. Je me suis dit instantanément, comme par réflexe, que je ne plais pas à cette personne, que ma tête lui revient pas et dans le meilleur des cas, je pense qu'elle me prend pour un abruti à qui on peut s'adresser sans ménagement.

 

Bref, je suis atteint du syndrôme de "la blessure d'amour propre". Dans une situation difficile, c'est ma petite personne que je ressens comme étant en danger. Dès lors, je ré-agis par un réflexe de défense. Ca se termine généralement en pugilat, verbal pour ce cas, je précise.

 

C'est tout de même horrible de constater que je réagis comme un animal dans la jungle. On m'attaque ? Paf, je frappe.

 

En fait, il y a une solution au mal, cette blessure d'amour propre, je peux la vaincre en me tournant vers l'évangile de la grâce, mais Dieu que c'est difficile à vivre au jour le jour. Sur le blog, pas de problème.

 

C'est pour cela que je vais à l'église le dimanche. Là, je trouve des chrétiens spirituels, solides, qui me donnent l'exemple. Ce sont mes modèles; j'y trouve un espoir de victoire pour moi-même.

 

L'autre jour, j'ai commencé à parler avec le pasteur et je lui ai fait part de quelques "critiques" concernant la conduite de l'église.

Tout à coup, j'ai compris qu'il se sentait tomber à mes yeux d'une sorte de piedestal d'où il se pensait indéboulonnable. Il a commencé à sombrer dans une semi-dépression. Le dimanche suivant au culte, il n'a pas prêché, il s'est contenté de lire les invectives de Jésus contre les pharisiens "sépulcres blanchis, race de vipère !" leur dit-il, pas agréable à entendre , n'est ce pas ?

 

Comme mes critiques et questionnement se sont poursuivis les jours suivants, mon pasteur a commencé à se défendre, puis à m'agresser, enfin, il a claqué la porte.

 

Son amour-propre a pris le dessus. Vous voyez, lui comme moi, dans ce cas, l'évangile, c'est du pipi de chat. 

samedi, 18 août 2007

souffrance et foi

Comment se manifestent les souffrances morales et que révèlent-elles ?

Les souffrances morales sont ressenties dans nos pensées, notre conscience.

Quelles pensées nous oppressent, nous font ressentir des douleurs qui nous poussent soit à la révolte (les comportements déviants extravagants par exemple, les attitudes autodestructrices), soit à la soumission passive dans une fausse sécurité (le repli sur soi, le fatalisme) ?

Ces deux formes de comporterments, ces deux types de personnages et d'attitudes expriment une souffrance plus ou moins marquée.

Personne n'échappe aux tensions qui subitement peuvent nous animer malgré nous. Un geste d'impatience, une colère subite, un sentiment haineux peuvent nous surprendre. Pourquoi ? Pourquoi tel ou tel comportement suscite t-il de ma part telle ou telle réaction incontrôlée ? Quelle blessure m'habite qui me fait souffrir au point de se manifester jusqu'à l'incontrôlable ?

Et comment guérir ?

Plus nous sommes éloignés de notre nature d'homme créé à l'image du Père céleste et donc moins nous ressemblons à ce que nous devrions être, et plus nous souffrons. La réligion à ce problème répond "c'est un homme perdu, ou une femme perdue", il faut qu'il (elle) se corrige pour s'améliorer ; la religion mène à l'impasse et augmente les souffrances car elle ne permet pas de combler le fossé qui me sépare de ce que je voudrais être.

Les évangéliques fondamentalistes agitent la bible :"soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait !". Et là ils sont certains de ne pas se tromper puisqu'ils citent la bible. Ils font de cette exhortation, pour leur malheur, de cet encouragement à se mettre en marche, une obligation légaliste.

Cependant, Jésus dit et c'est la seule réponse qui importe : "Ne crains rien, je t'aime !" Point final.

 

Les églises et autres systèmes religieux, ou philosophiques qui vous entraînent  soit sur une voie de déculpabilisation et d'autojustification, soit sur une voie d'autoflagellation et d'obéissance craintive pour « mériter » l'amour du Père, ces systèmes n'ont rien à apporter à l'humain. C'est pour cela que dans l'histoire, pour résoudre leurs problèmes d'autorité, de morale, d'ordre, les églises et systèmes religieux, à toutes les époques, finissent toujours par couper des têtes, emprisonner, mettre à l'index. Comme on ne sait ni vivre le message de l'amour évangélique, ni le transmettre efficacement, il reste pour lutter contre les désordres du mal, à faire valoir l'autorité que confèrent les Ecritures, pour s'imposer et règner si besoin est par la force.

 

Tout cela est bon pour le vide ordures.

 

Supposons que je m'appelle "Foot", qu'on insulte ma famille et que cela provoque en moi une colère soudaine et incontrôlable, que devant des millions de spectateurs, je donne un coup de tête vengeur.

Que s'est-il passé ? Une parole injurieuse a réveillé une blessure qui m'entraîne dans une colère que moi-même je réprouve et dont pourtant je suis incapable de m'affranchir.

Y a t-il une solution pour vaincre la colère que provoque la blessure ?

Oui, à condition que l'image que j'ai de moi soit plus forte que l'injure subie.

 
C'est pour cela qu'il nous faut réfléchir personnellement aux valeurs  mises en avant dans notre vie personnelle.

L'image que tu as de toi-même compte énormément. Comme cette image est déformée, tu souffres.

 
Ta souffrance est en fait le révélateur d'un manque qu'il faut combler. Tu voudrais être aimable et tu ne l'es pas, être aimé et tu ne l'es pas.

Cependant, c'est ici la foi, c'est à dire non pas ce saut dans le vide et l'inconnu, comme on  la décrit trop souvent, mais cette ferme assurance acquise par le regard conscient que je projette sur moi-même. Les aspirations à l'amour, à l'éternité, à la dignité, révèlent la nature de mon humanité. Lorsque ce regard se tourne vers Jésus, son oeuvre, ses paroles, je comprends que cela me rejoint dans mes attentes. Je comprends que je suis aimé, que j'ai de la valeur, que ma mort est vaincue.


 

 

  

 

mardi, 07 août 2007

CENDRILLON ET LE MIROIR


 Si nous devions décrire le caractère de la personne idéale, nous dirions qu'il est bon, patient, joyeux, doux, fort. La liste peut être complétée.

 

Le caractère idéal est contenu en Celui dont le nom est inconnu. Qui es-tu ? Je suis celui qui suis. Pour simplifier, appelons-le : JE SUIS.

 

Il est écrit dans un vieux livre poussiéreux que l'Homme est créé selon le modèle de JE SUIS.

La plupart du temps, ce modèle est fortement déformé, le visage qui se mire dans le miroir est altéré de deux manières. Le visage est sale et le miroir est brisé.


Le miroir est brisé parce que la connaissance de JE SUIS s'est brouillée. Au fil du temps, ce miroir magnifique, rendant un reflet lumineux et lisse s'est déformé, comme dans une fête foraine, nous avons commencé à nous voir petits et bouffis, ou grand et maigre. Comment renouveler la beauté d'un visage qui ne peut plus se mirer ?


Pour connaître son visage, il faut donc un miroir.

 

 

Même la vilaine fée de Cendrillon s'observait dans un miroir.

 

 

Le regard permet de voir ce qui m’entoure. Si ma vue est troublée, je peux passer à côté d’une fleur magnifique sans en remarquer la beauté.

 

Les yeux de notre âme sont troublés. Nous voyons beaucoup de mal autour de nous et en nous. Face à ce lourd constat, notre réfexe naturel est de nous cacher. Le sentiment d'être  laid nous pousse au repli. Nous revenons sans cesse devant la glace et nous avons la confirmation de notre laideur, alors que nous voudrions être beau.

  

Il nous faut tout d'abord retrouver le miroir qui ne déforme pas. JE SUIS est ce miroir, le modèle idéal de beauté dans lequel je souhaite me mirer et être le reflet. Dès lors que je me vois en toute objectivité, sans déformation, je peux commencer à corriger ce qui altère mon visage : telle partie est un peu noircie par des mains boueuses, telle autre abîmée par une égratignure, une épilation imprécise. Des petites corrections et un joli sourire dans le miroir : et voilà un tout autre visage ! 

 

JE SUIS dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Genèse 1 : 26.

 

Notre véritable statut d’homme et de femme réside dans le fait que nous ressemblons à JE SUIS dans notre nature profonde. C’est ainsi qu’il nous a créé et c’est ainsi qu’il nous veut.

 

En y réfléchissant, quelles sont nos aspirations les plus profondes ? Vivre en paix avec ceux que nous aimons, être heureux, rire, chanter, avoir des temps de repos, etc.

 

Malheureusement, il existe un décalage entre ce que nous souhaitons et ce que nous vivons, entre l’image que nous devrions refléter (être image de JE SUIS et ce que nous reflétons à cause du mal qui nous habite). C'est ce décalage qui provoque la tristesse, la dépression, le dégoût de soi.

 

D’où toutes sortes de frustrations … et le sentiment de vide et d’insatisfaction qui nous atteint parfois.

 

Pourquoi portons-nous ce sentiment d’insatisfaction et d’inachevé ? Parce que, créés à l’image de JE SUIS, nous avons conscience du vide qui nous sépare de Lui. Si nous n’étions pas créés pour vivre selon JE SUIS, nous n’aurions même pas le sentiment d’échec ou d’imperfection.

 

C’est en réalité à la fois le drame humain et la richesse extraordinaire que nous portons en nous, pourvu que nous puissions sortir de cet état d’insatisfaction.

 

En fait, quel regarde JE SUIS porte t-il sur nous ? Voici ce qu’il dit à son peuple : « Tu as du prix à mes yeux…et je t’aime…Ne crains rien car je suis avec toi. » Esaïe 43 : 4 et 5.

 

Méditons ces paroles du roi David :  «C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse ! »

 

Retrouvons ce miroir magnifique dans lequel nous pourrons admirer notre tout autant magnifique visage. La vilaine fée deviendra Cendrillon.

 

 

 

mardi, 17 juillet 2007

L'appétit vorace de Georges Brassens

Je me suis toujours amusé à gratter des airs de Brassens ainsi qu'à fredonner certaines de ses chansons paillardes.

"Anticléricaux fanatiques,

gros mangeurs d'ecclésiastiques,

lorsque vous vous goinfrerez un plat,...

faites que ce ne soit pas celui-là."

 

Moi, quand je pense aujourd'hui à certains ecclésiastiques de petites dénominations, cloisonnées dans la vérité qu'elles seules détiennent, j'ai envie de me goinfrer un bon plat, et tout bien réfléchi, c'est ce que je suis en train de faire ce matin au petit déj. Faut dire que j'ai la rancune tenace, ce qui n'est pas un sentiment chrétien, je l'avoue.

On le sait bien, Brassens était anti-clérical, anti-militariste, anti-mariage, anti-con, anti-quitté, non là c'est une blague pour voir si vous suivez...

On peut trouver sur le site de l'INA, Brassens en discussion avec le Père Duval, chanteur avec guitare comme lui. Je me souviens bien des chansons du Père Duval : rue des longues haies, le Seigneur reviendra,Marie-Thérèse...J'ai racheté son disque récemment. Je fantasmais sur les souvenirs de cette voix douce et puissante à la fois, ces paroles d'espérance également qui avaient marqué mon enfance.

Même si, compte-tenu de mon évolution personnelle, je suis un peu décalé par rapport au texte, à présent.

 

Puisque Brassens peut copiner avec le Père Duval, qu'est ce qui m'empêcherait moi, de copiner avec un pasteur évangélique ?

 

En fait, c'est plus difficile qu'on ne croit, car certains pasteurs évangéliques sont des purs interprétateurs de la parole de dieu. Si vous n'êtes plus dans les clous qu'ils ont tracés, ils secouent la poussière de leurs pieds et au lieu de jeter leur soutane aux orties, c'est vous qu'ils y jettent. Vous avez beau chanter "Gare au gorille", jamais vous n'entendrez le pasteur répondre en écho : " i i i i ille.." ta tsouin, ta tsouin.