dimanche, 29 juin 2008
la cigüe de Socrate
Pourquoi certains Pasteurs évangéliques prennent-ils la sainte cène comme s'il s'agissait de la cigüe. Parce qu'ils ont la trouille pour eux-mêmes. Imaginez qu'un pasteur évangélique fondamentaliste ait distribué les éléments constitutifs du repas institué par Jésus sans avoir averti l'assemblée du risque que prendrait un individu à la prendre en étant en situation de péché, et bien ce pasteur a la conviction, comme cela est écrit...et tel qu'il l'interprète, qu'il sera jugé pour n'avoir pas exercer sa fonction de ministre du culte comme il se doit. Ca se passe de commentaire, mais on pourrait décliner à gogo les conséquences de ces superstitions, psychologiques, sociales, mais j'ai pas le temps, car j'ai faim.
13:09 Publié dans CE MONDE, UN ROYAUME POUR LES EVANGELIQUES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : évangélique
LES VAUDOISES ENSEIGNAIENT
La lecture littérale aveugle de la bible rencontrée dans la plupart des mouvements évangéliques les conduit à une interprétation des plus rigoureuses et restrictives. Certes ces braves gens ne croient pas à l'évolution, l'homme est mauvais par nature, pourquoi s'améliorerait-il au fil du temps ? Chez eux, c'est même pire, non seulement ils n'évoluent pas, mais ils régressent. L'apôtre Paul a écrit aux corinthiens que la femme devait rester dans la soumission et ne pas enseigner dans l'église. Pourquoi chercheraient-ils à comprendre le contexte historique, social, culturel dans lequel ces mots ont été écrits ? et pourquoi prendraient-ils le risque d'une mauvaise interprétation qui ferait d'eux des faux docteurs et donc des damnés pour l'éternité ? Non, ils n'ont pas cette liberté devant le texte. Il est bien plus simple, plus rassurant, de s'en tenir au pied de la lettre. Dans la plupart des églises évangéliques, donc, la femme la boucle, et gère ses frustrations comme elle peut. Les églises évangéliques subissent une très grosse influence des mouvements américains du même nom. Peu d'églises n'ont pas ou n'ont pas eu leur couple missionnaire américain. La femme est en général hospitalière, mère, joue du piano, et déprime. De temps en temps vous l'entendez prier. Il n'y a pas si longtemps ce pays d'où ils viennent connaissait une ségrégation brutale. Un afro-américain ne pouvait pas s'assoir dans un bus pour blancs. Lisez d'ailleurs le très bon Philip ROTH "La tâche" où un homme de couleur, las des discriminations de la bonne société américaine contemporaine, quitte sans retour sa mère, sa famille, et se fait passer toute sa vie pour un blanc. J'imagine une fille de pasteur évangélique, lasse des discriminations dues à son statut de femme, osant la transformation et se faisant passer pour homme ! Ce que je pense, c'est que la discrimination ne leur fait pas peur. Ils peuvent même la justifier bible en main, tout comme les bons blancs d'Afrique du Sud justifiaient l'apartheid bible en main également. Séparer le bon grain de l'ivraie, voilà ce qu'ils aiment, il y a les bons et il y a les méchants, il y a les sauvés et il y a les perdus, et comme ils aiment l'ordre ils adorent leur Président d'aujourd'hui, qui lui même est devenu le grand ami d'un certain Bush. Mais ne soyons pas désespéré, il suffit de regarder la télé le dimanche matin et d'écouter deux pasteurs du sud de la France parler et réfléchir autour de la parabole du bon grain et de l'ivraie. Des pasteurs qui s'engagent et s'élèvent pour dénoncer les politiques de sélection des enfants dès l'école primaire pour les classer entre ceux qui seraient de bons français et ceux portant en eux les gènes de la violence et de la délinquance . Ces deux pasteurs là, je suis tranquille, ne voteront pas aveuglément pour un tel président. Non, cet ordre ils n'en veulent pas et moi non plus. C'est la même racine, l'ordre ainsi vécu est discriminatoire, insécuritaire, dégradant. Il commence par le classement en catégorie dans les églises et fini dans la sélection génétique des êtres vivants. Votez pour eux, votez pour l'ordre. J'ai un jour lu dans une revue d'histoire que l'Allemagne du nord protestante majoritairement avait voté pour Hitler en 33. J'étais accablé qu'on calomnie ainsi le protestantisme, mais finalement, je comprends aujourd'hui que c'est tristement vrai, tout simplement. Formons donc dans les églises évangéliques des moutons bien en ordre serrés dans les rangs, des gens avides de sincérité, de simplicité, d'ordre, des gens pétris de bonne moralité; des bons petits sarkodépendants. Je vous propose la visite d'un site relatif à l'histoire des vaudois mis en ligne par des évangéliques (c'est là que je me marre) www.info-bible.org/livres/Histoire.Eglise.Vaudoise.1/14.htmoù il est question du rôle actif des femmes dans ces assemblées au XII ème siècle. Les femmes enseignaient. Je vous le dis, ils régressent.
08:47 Publié dans CE MONDE, UN ROYAUME POUR LES EVANGELIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangélique, christianisme
samedi, 14 juin 2008
inversion de la norme - retournement
L'inverti est doté d'une forte capacité à transgresser la norme. La norme, la loi, les règles, les usages sont là pour guider, réguler, sécuriser, canaliser, rationaliser. La transgression fait bouger les lignes, et demande force de caractère, rébellion, créativité, spontanéité, et pour tout dire liberté. Ainsi en fut-il de la première femme qui, par exemple, décida d'enfiler un pantalon, des jeunes de 68 ôtant leurs blouses et demandant la mixité à l'école. Que dire de celles qui, dans certaines églises évangéliques, osèrent assister au culte sans un petit chapeau sur la tête, transgressant la norme fixée au temps de l'église de Corinthe. Cependant, bien que le transgressif le soit à ses risques et périls, le psychorigide, c'est à dire en clair, le borné, l'étroit d'esprit, le légaliste, s'efforçant de faire au mieux pour satisfaire à la norme, peut se retrouver rapidement en contradiction avec les intérêts bien compris de la société, de la communauté, de l'église, de l'entreprise, de la famille. Il faut savoir trouver le juste milieu. L'esprit, non pas la lettre ! C'est ce qui m'arrive au quotidien dans la petite société perverse qu'on appelle "entreprise". Doté d'une certaine liberté d'actions au regard de mon statut, j'avais pris la liberté d'organiser une petite réunion informelle, libre quant aux participants, pour un point hebdomadaire de partage d'informations, et ainsi mieux anticiper les évènements à venir. Bref, tout cela sans formalisme aucun, un peu comme notre bon vieux droit administratif français, la construction se faisait dans la liberté d'une jurisprudence interne patiemment élaborée. C'était sans compter avec le pouvoir des petits chefs, qui demandèrent d'être invités officiellement à ces réunions et de décider eux-mêmes de la participation ou non de leurs subordonnés. Comme il est doux de se réfugier derrière le formalisme normatif pour défendre ses petits pré carrés. Tout en entreprise est jeux de pouvoirs, il ne faut jamais l'oublier. Par contre, la même semaine, il m'a fallu édicter une norme concernant l'introduction et la consommation d'alcool dans l'établissement. Devenu soudainement obtus, j'eus le toupet de rappeler les interdictions de la loi en la matière. Sur ma messagerie intranet arriva l'ordre pervers : 1 - merci d'inviter formellement untel aux réunions du lundi, 2 - pour ce qui est de l'alcool dans l'établissement, pas trop de formalisme s'il vous plait ! Quel amusement de constater que la prise de liberté appelle le formalisme, et que le formalisme appelle la transgression ! Inversion de la norme et retournement...
10:14 Publié dans Points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sadisme, evangélique, pervers, liberté, harcellement moral
dimanche, 11 mai 2008
science divine et divine science
Bien que nous vivions dans un monde où la science a pris la place de l'autorité divine, !!!! C'est ainsi que je commençais ma note hier, citant E. Roudinesco, comme mes lecteurs assidus le savent. Je voyais déjà les fondamentalistes évangéliques s'exciter : "Le voilà qui fustige la science qui prend la place de Dieu, il revient dans le droit chemin ! C'est pas trop tôt...et patati et patata..." Et puis grosse déception. Non, il n'écrit pas pour décrier la science, non il ne perroque pas ce qu'il a entendu pendant des décennies dans les études bibliques du froid soir de janvier. La perdition, c'est ça !
13:27 Publié dans CE MONDE, UN ROYAUME POUR LES EVANGELIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangélique, christianisme
samedi, 19 janvier 2008
C'était pourtant facile
C'était pourtant facile de comprendre pourquoi l'apôtre Paul après avoir largement démontré la nécessité absolue du salut par grâce concluait son épître par toutes sortes de recommandations. Il s'agissait bien entendu de conseils donnés aux croyants, destinés à leur facilité la mise en oeuvre dans leur vie quotidienne des principes de résistance au mal pervers qui nous atteint, soit de l'intérieur, soit de l'extérieur. Il connaissait bien les situations concrètes et particulières difficiles auxquelles étaient confrontés les hommes et les femmes, comme nous le sommes aujourd'hui. Mais l'homme religieux, le pasteur, le prêtre, l'esprit religieux en nous qui veut nous asservir à la loi, à partir de ces textes magnifiques, a voulu reconstruire un code parfait auquel il faut se plier pour mériter la grâce. Quelle absurdité ! D'autres conscients de cette absurdité cherchent les raisons qu'il y aurait d'obéir avec la rigueur du bon soldat aux impératifs de l'apôtre dont la parole serait parole d'évangile. L'écriture divinisée, religiosée...et qui devient jugement sur la conscience accusée. On y revient, n'est ce pas ? Alors on ne trouve plus comme raison que l'obéissance par amour pour le christ... Et si je n'obéis pas ou mal ? si je tombe ? Ah, je n'aimais pas vraiment...et ainsi de suite, je reste prisonnier des pièges de la conscience qui se défend et s'accuse. Fausse route ! Un lecteur qui n'est pas dans le contexte de la foi ne va rien comprendre certainement ou pas grand chose, il dira que nous sommes fous. Dans l'oeuvre de Jésus, c'est à dire sa vie, est contenu le message de libération de la conscience qui s'accuse et se défend, racine de tous nos maux, relationnels et comportementaux. Comprendre cette oeuvre, c'est se donner la possiblité d'engager une démarche personnelle de renouveau, non par contrainte, mais parce qu'ayant découvert ce qui donne la vie, le choix de vivre implique la mise en oeuvre par choix de ces principes de vie. Et si je n'y arrive pas ? J'ai un avocat. Libre ! J'irais même un peu plus loin. Dans l'épreuve, je suis curieux de voir comment Il va me délivrer. Les conseils donnés ne sont plus des ordres, mais des attitudes de vie qui permettent de résister au mal, à la perversion, à la soumission avilissante..Je me projette dans l'attente de voir comment Il va faire pour me sortir de l'impasse dans laquelle les pièges du pervers et de l'accusateur m'ont enfermé. C'est là qu'intervient la résurrection à laquelle personne ne croit. Mais dans la résistance pour motif de foi est compris le principe de vie, le passage par la mort, la souffrance résistante, qui ouvre à la victoire. Pessah ! C'est pour cela qu'il est écrit qu'avec l'épreuve, il prépare le moyen d'en sortir. Avant de vaincre la mort, pour peu que nous y croyions vraiment, apprenons à vaincre nos épreuves passagères avec les armes qui nous sont données dans l'épître aux Romains. Nous comprendrons alors peut-être ce que signifie renaître, vaincre, et peut-être un jour ressusciter... Comme Paul le dit : si Christ n'est pas ressuscité nous sommes les plus malheureux des hommes, mangeons et buvons. Mais il est ressuscité, puisque c'est nécessaire.
10:20 Publié dans EPITRE AUX ROMAINS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, évangélique, liberté, conscience
dimanche, 13 janvier 2008
POURQUOI LA SOUFFRANCE ?
On pense communément que si Dieu existait, il n'y aurait pas de souffrance. La souffrance est révélatrice, elle indique que quelque chose ne va pas. En matière relationnelle, les souffrances viennent des incompréhensions, mensonges, pressions, chantages.. Replaçons nos difficultés relationnelles dans la binarité vécue de la conscience : accusation - défense, c'est à dire que sans cesse notre conscience est habitée de sentiments de culpabilité et de désirs de justification, d'où par exemple les accusations qu'on se lance à la figure lorsque quelque chose ne va pas. C'est ta faute, je ne l'ai pas fait exprès ! Si ça continue ça ira mal (menace pour soumettre), je t'en prie ne me laisse pas (soumission qui renforce le pouvoir du pervers) etc... Lorsque Jésus a résisté sur terre aux pressions, chantages, manipulations, il a coupé le lien psychologique établit entre le pervers et la victime. Il ne s'est jamais positionné ni dans l'attitude de victime (l'attitude du faible qui se soumet), ni dans l'attitude du pervers (celui qui se défend en accusant). C'est pourquoi dans les églises évangéliques on chante benoitement, un sourire angélique au lèvres, "il n'y a plus de forts, ni de faibles. Quand je suis fort, c'est alors que je suis faible !" Pourquoi chantez-vous cela ? Le lien pervers/victime que nous entretenons dans nos relations mutuelles, nous le vivons en permanence entre Dieu et nous, entre nous et notre conscience. Qui ne fait pas du chantage affectif, qui ne s'infantilise pas lui-même à un moment ou à un autre ? sans réussite bien entendu, car en conscience, ce type de démarche mène à l'impasse. Qui ne se révolte alors pour obtenir par force, rebellion, ce que nous souhaitons obtenir, sans plus de succès. Il a résisté...et il résiste encore patiemment, jusqu'à mourir si nécessaire, jusqu'au sang, si nécessaire, mais il ne cède pas. Il rompt le lien de dépendance perverse, pour libérer. Il a résisté. L'épître aux Romains en parle très clairement, mais s'aventurer sur ce difficile chemin fait peur. Tu peux sortir de ta souffrance morale...Dans ce contexte, peux-tu encore te complaire dans la culpabilité qui te fait souffrir, et que vas tu faire de la révolte dans laquelle tu te détruis. En conscience dans le seul à seul avec toi-même tu peux t'engager sur le chemin étroit de la liberté. C'est pourquoi, comprenant la liberté (par rapport au lien de perversion), cette possibilité ouverte d'une nouvelle vie grâce à l'acte de résistance réalisé par Jésus pour tout homme, maintenant tu peux travailler à guérir des problèmes relationnels que tu vis autour de toi, dans ta famille, à l'école, au travail, dans ton église où tu retrouves les mêmes problèmes malgré les accolades et les appellations frère-soeur, malgré les claques dans le dos et les saints baisers. Ma souffrance m'amène à penser qu'il y a en Lui la délivrance.
15:50 Publié dans EPITRE AUX ROMAINS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangelique, christianisme, foi, souffrance
vendredi, 28 décembre 2007
UBI CARITAS
Quand on écrit Dieu est amour, ce n'est pas un scoop et au moins, on est certain de ne pas se tromper. Là où ça se gâte, c'est lorqu'on regarde la manière dont on interprète cette caractéristique divine :
- le christianisme est expliqué et vécu comme une religion de la charité. Un bon chrétien doit :
- tendre la joue droite si on le frappe sur la joue gauche et vice versa,
- faire l'aumone aux pauvres,
- être compatissant envers les faibles,
- etc...
Pensez au Dieu d'amour, vous aurez les yeux humides. Pas étonnant que dans une société où le fric se gagne à l'arrache, la vertu amour de notre société aux racines chrétiennes (si j'en crois mon Président), soit remisée au placard.
Moi qui suis resté deux ans à Taizé à la fin des années 70, à faire le service de l'accueil, on chantait dans l'église de la Réconciliation "Ubi caritas et amor, Deo si bi est" . Vous excuserez mon latin approximatif. Si on devait résumer le christianisme (et pas seulement le Catholicisme mon petit Nicolas...),on dirait que c'est la religion de l'amour. Comme c'est beau !
1 corinthiens 13 est le texte biblique le plus célèbre concernant l'amour. Je vous le mets en ligne (1ère lettre de Paul aux habitants de Corinthe).
- être patient,
- ne pas chercher son intérêt,
- ne pas juger,
- croire tout,
- tout espérer (sous entendu, d'autrui),
- ne pas se vanter,
- tout supporter (même les blogguers impertinents)
- ne pas soupçonner le mal...
Bon j'arrête ici, j'en vois qui s'enfoncent de plus en plus dans leur siège.
On est bien d'accord, impossible à vivre. Alors autant avoir une compréhension de l'amour plus accessible (la charité chrétienne, dans son acception traditionnelle : donner au pauvre, tendre la joue droite, acheter le pain pour la voisine). C'est comme cela que le christianisme est devenu dixit ubuntu une coquille presque vide, une religion d'oeuvres de bienfaisance essentiellement. J'en connais des sincères qui se couperaient en 8 pour vous rendre un service, et c'est vrai que c'est appréciable et rare.
Mais l'Amour, ce n'est pas "faire" mais "être". Oh, la belle trouvaille ! 30 années de recherche perso pour écrire qu'on a compris la différence entre le faire et l'être. Mazette, il est fort celui-là !
Et moi, être patient c'est pas mon truc; ne pas juger, encore moins (hein pasteur, t'en sais quelque chose...); ne pas me vanter, c'est pas mieux, au pire je me dénigre moi-même, comme ça je suscite des louanges...mais si mais si, il est bien ton blog...Faussement modeste que je suis. Bon, où en étais-je ?
Ah oui, l'amour de Dieu, c'est pas comme on croit que c'est, c'est autrement. Voilà, c'est ma thèse du jour.
Comment tout supporter, être patient, ne pas se vanter, ne pas juger , Il faut un coeur nouveau ! un esprit nouveau ! on croirait entendre un pasteur évangélique.
J'ajoute tout de même un dernier petit détail, ça sent le piège...Si vous lisez comme je le crois le passage biblique en référence, vous constaterez qu'on peut donner tous ses biens aux pôvres et ne pas être dans l'amour. Vous voyez que j'ai raison !!! vantard en plus.
20:25 Publié dans Combattre la religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Amour, nicolas, Taizé, évangélique
lundi, 24 décembre 2007
Votre cadeau c'est moi
En cette belle veille de Noël, j'ai décidé de vous faire un cadeau ! un cadeau prétentieux : MOI.
Ah, tu parles d'un cadeau... un cauchemard oui, surtout pour mon pasteur. Ca me rappelle le film avec Pierre Richard, "Le jouet", dans lequel Pierre Richard est offert à un enfant en manque de père...
J'ai donc décidé d'offrir en pâture au monde entier une partie de mon histoire personnelle. Je m'imagine faisant la une des journaux, le blog de machin etc...ou bien condamné par la justice pour mes propos vengeurs...mis à l'index de je ne sais quel papiste immodéré, condamné à mort, comme cela arrive parfois. Bon mais je reviens sur terre, mon blog n'intéresse que peu de monde. A qui la faute ? à moi bien sûr, et ce n'est pas l'histoire que je vais vous raconter ce matin qui va changer quelque chose.
C'était en 1981, ouhhhh ! fait le loup, il y a bien longtemps. Je terminais la première partie de mon autoanalyse. J'avais définitivement remisé la bouteille de whisky qui désormais avait disparue de ma chambre au FJT. En ce mois de novembre, lorsque je tendais le bras au pied de mon lit, ce n'était plus pour attraper la bouteille, mais pour prendre une bible que j'avais déjà pas mal annotée.
A cette époque, j'avais rencontré une de ces sectes évangéliques (excusez moi, je parle à la manière des journalistes du "Monde"), secte évangélique faisant du prosélytisme à tout crin, par tous les moyens :
- jouer de la trompette dans les rues,
- distribuer des tonnes de tracts évangéliques,
- vendre des calendriers,
- ET.... monter sur le piler de la cathédrale Saint Mamès à Langres, patrie de Diderot, mais également des Lingons, siège historique de l'épiscopat du département, cité catholique s'il en est, dans cette bourgade paysanne.
Oui, mesdames et messieurs, je suis monté avec un fou-dingue évangélique, sur la base du pilier de la cathédrale Saint Mamès, pour arranguer la foule sur le parvis lors d'une soirée festive organisée par la municipalité. Mon copain missionnaire agitait la bible en tout sens. Les gens nous regardaient ahuris, certains criaient "on se croirait au moyen âge". Un moment j'ai pensé : "on va se faire lincher". Et bien non, une fois notre numéro terminé, nous sommes repartis, tranquillement, libres, heureux du travail bien fait.
DOUCE FRANCE !
Ci-dessous la cathédrale Saint Mamès et le fameux pilier, à droite face à la porte. imaginez un peu...

11:27 Publié dans Le vrai roman d'ubuntu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Langres, christianisme, foi, évangélique, whisky
samedi, 15 décembre 2007
C'est le moment !
Oui, c'est le moment de ressortir les bibelots de Noël, les guirlandes, le sapin.
Pendant ce temps là, lui, le Pasteur (mon copain), farfouille dans ses vieux papiers jaunis. "Voyons se dit-il, quel message de Noël vais-je choisir cette année ?"
Il a le choix, car Noël, dans les églises évangéliques peut être traité de différentes façons :
Le message indigné : dans ce cas, le pasteur s'insurge contre la société de consommation et un Noël artificiel où Jésus n'a plus sa place,
Le message angélique : il vous lit l'histoire des bergers dans la nuit suivant l'étoile pour adorer le joli bébé, puis il entonne "douce nuit",
Le message culpabilisateur : "En cette nuit de Noël, cette belle fête de famille, avez-vous pensé à inviter votre belle-mère qui vit seule ?"
Le message savant : il vous explique pourquoi Noël, pourquoi le 25 décembre, le symbole de la buche, les interprétations babylonienne (Pendant ce temps là, comme dans les lettres de mon moulin, d'Alphonse Daudet, vous pensez à la dinde farcie qui mijote),
Le message classique : il vous explique en long en large en travers le message biblique et la signification de la venue du Christ sur terre, en passant par sa mort, sa résurrection, son retour dans la gloire. (Ce genre de message dure 2 heures au minimum et à la fin vous avez les doigts rugueux d'avoir tourné les pages de votre bible à toute vitesse pour suivre les réferences bibliques indubitables qu'il vous a assénées),
Le message gynécologique : il vous explique, rouge de confusion, pourquoi Marie était vierge,
Le message vivant : il arrive habillé en paysan pour faire vrai, suivi de l'âne et du boeuf et crie au scandale que pour la naissance du sauveur, il n'y a même plus une place à l'hôtel !
Le message rapide :" Noël, c'est tous les jours, hurle t-il au micro, tous les jours y faut accueillir Jésus dans son coeur et faire plaisir aux zôtres".
Le message mercantile : à la fin, il passe la corbeille en appelant à la générosité,
Le message blasé : on est en présence d'un pasteur déprimé qui n'y croit plus vraiment,
Le message sincère : il pleure en pensant au salut annoncé par les anges,
Le message drôle : il espère captiver son auditoire en faisant des blagues, pour cela, il est allé sur hautetfort pomper des idées sur mon blog le petit malin...
Allez tchao bonsoir et bien sûr je ne terminerai pas en vous souhaitant un joyeux Noël (c'est trop tôt).
17:52 Publié dans Combattre la religion | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Noel, christianisme, evangélique, daudet, dinde farcie
samedi, 08 décembre 2007
Archi nul
09:05 Publié dans EPITRE AUX ROMAINS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : évangélique, christianisme






