dimanche, 16 décembre 2007
Pris à mon propre piège
Rira bien qui rira le dernier. Moi aussi, me voilà farfouinant dans mes vieux papiers jaunis par le temps. Nom d'un chien, où sont passés mes messages de Noël, que je puisse répondre à Joanous !
Imaginez Staline en train de préparer une prédication de Noël ! ou bien Jean-Paul Sartre ! Ségolène Royale, qui d'autre encore ? Jacques Ellul, Ralph Shallis, le Pape, mon voisin, Soeur Theresa, José Bové, Paul Ettori ; mon pasteur ? c'était hier, et il était d'humeur joviale ! Après tout pourquoi pas moi ?
D'abord, comme pour toutes les naissances, on commence à se disputer sur le nom ! comment va t-on l'appeler ? Si la grand-mère s'en mêle...
On pourrait l'appeler "Dieu avec nous" ! Rien que ça ! ou bien..."Sauveur du monde"...et si c'était une fille ? pas de souci, c'est un garçon, l'échographange l'atteste.
Tout de même ce Joseph, quel farceur ! Est-il le père au moins ? Ah, je vous en prie, ne soyez pas désagréable avec la petite.
Cependant, les ragots vont bon train ! Joseph, lui, se tire la moustache en y réfléchissant. Il a bien pensé au test ADN, mais à quoi bon, car c'est sûr, il ne peut pas être le père.
Comme il est fou amoureux, il souffre de cette situation. Il la connaît si bien. Qu'est-il arrivé ?
Voici donc, cher Joanous, un aperçu de mes talents ! j'aurais été capable de faire ce genre de message : le message post moderne, actualisé.
Et comme je n'aime pas me défiler, et que j'admets la pertinence du défi posé, à mon tour je vous pose à tous la question, 1000 fois posée : et pour toi Noël, c'est quoi ? avant d'y répondre peut-être un jour. Mais comme mon éducation religieuse repose en partie sur le fondamentalisme biblique, je réponds :
- peu importe ce que je pense, étudions ce qu'en dit le texte biblique, seule trace écrite, historique, de ces évènements, pour en connaître la signification.
Tout semble si simple, mais c'est ici que la bagarre commence.
17:05 Publié dans Le vrai roman d'ubuntu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, Sartre, Ellul, foi, christianisme, Noel
samedi, 15 décembre 2007
C'est le moment !
Oui, c'est le moment de ressortir les bibelots de Noël, les guirlandes, le sapin.
Pendant ce temps là, lui, le Pasteur (mon copain), farfouille dans ses vieux papiers jaunis. "Voyons se dit-il, quel message de Noël vais-je choisir cette année ?"
Il a le choix, car Noël, dans les églises évangéliques peut être traité de différentes façons :
Le message indigné : dans ce cas, le pasteur s'insurge contre la société de consommation et un Noël artificiel où Jésus n'a plus sa place,
Le message angélique : il vous lit l'histoire des bergers dans la nuit suivant l'étoile pour adorer le joli bébé, puis il entonne "douce nuit",
Le message culpabilisateur : "En cette nuit de Noël, cette belle fête de famille, avez-vous pensé à inviter votre belle-mère qui vit seule ?"
Le message savant : il vous explique pourquoi Noël, pourquoi le 25 décembre, le symbole de la buche, les interprétations babylonienne (Pendant ce temps là, comme dans les lettres de mon moulin, d'Alphonse Daudet, vous pensez à la dinde farcie qui mijote),
Le message classique : il vous explique en long en large en travers le message biblique et la signification de la venue du Christ sur terre, en passant par sa mort, sa résurrection, son retour dans la gloire. (Ce genre de message dure 2 heures au minimum et à la fin vous avez les doigts rugueux d'avoir tourné les pages de votre bible à toute vitesse pour suivre les réferences bibliques indubitables qu'il vous a assénées),
Le message gynécologique : il vous explique, rouge de confusion, pourquoi Marie était vierge,
Le message vivant : il arrive habillé en paysan pour faire vrai, suivi de l'âne et du boeuf et crie au scandale que pour la naissance du sauveur, il n'y a même plus une place à l'hôtel !
Le message rapide :" Noël, c'est tous les jours, hurle t-il au micro, tous les jours y faut accueillir Jésus dans son coeur et faire plaisir aux zôtres".
Le message mercantile : à la fin, il passe la corbeille en appelant à la générosité,
Le message blasé : on est en présence d'un pasteur déprimé qui n'y croit plus vraiment,
Le message sincère : il pleure en pensant au salut annoncé par les anges,
Le message drôle : il espère captiver son auditoire en faisant des blagues, pour cela, il est allé sur hautetfort pomper des idées sur mon blog le petit malin...
Allez tchao bonsoir et bien sûr je ne terminerai pas en vous souhaitant un joyeux Noël (c'est trop tôt).
17:52 Publié dans Combattre la religion | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Noel, christianisme, evangélique, daudet, dinde farcie






