vendredi, 07 septembre 2007

Mode d'emploi et rolling stone

Aujourd'hui, je vais parler de moi, ça changera un peu.

Je ne sais pas pourquoi, ou du moins je ne vais pas vous dire pourquoi, mais à l'adolescence, je me suis retrouvé en grande difficulté. Manque de repères, errance sociale.

 

C'est à cet âge que, curieusement j'ai cherché le sens de la vie. La vie a t-elle un sens, un but, une explication, une finalité, un devenir ? En fait, je me suis dit "vite, le mode d'emploi...!".

Y a t-il un mode d'emploi ou bien suis-je la rolling stone ? mais on le sait, pierre qui roule n'amasse pas mousse. Et paf, un lieu commun, non un dicton de sagesse populaire, c'est selon.

La rolling stone dévale au gré de la pente, elle subit l'effet mécanique des lois physiques dont elle ignore tout, prend de la vitesse, renverse tout sur son passage et finalement s'échoue lamentablement au fond d'un ravin.

Y a t-il un mode d'emploi ? Autrement dit basiquement et un peu vite, l'éducation a t-elle une raison d'être ? est-elle nécesaire ? Faut-il se structurer pour exister ?

La grande découverte qu'il nous faut bien admettre (pourquoi dis-je grande ? grande à mes yeux aujourd'hui...), donc la grannnnnnnnde découverte, c'est celle-ci. La norme ne sert à rien en dehors du sens donné et vécu. Autrement dit, le mode d'emploi est tout sauf un mode d'emploi.

Et là, la quasi totalité des bloggeurs de passage ont fichu le camp de mon site. Je poursuis seul, avec toi, l'unique lecteur qui persévère encore un peu.

 La norme, l'éducation, je les avais reçues : famille, école, société.

Mais le sens ? la valeur des choses ?

L'insatisfaction provient de l'absence de sens. L'insatisfaction produit des désordres. L'insatisfaction pousse à la recherche du sens. C'est pourquoi tous peuvent trouver et tous trouvent un jour, s'ils s'en donnent la peine. Il ne faut donc pas lacher dans la difficulté, l'insatisfaction guide vers la satisfaction car celle-ci est inscrite. La quête du sens, c'est une signature du sens. Le sens est inscrit, indispensable, incontournable : il est.

 

Bon, finalement, j'ai peu parlé de moi. 

mardi, 31 juillet 2007

L'enfance s'éloigne

A l’âge où la personnalité commence à s’affirmer, où l’enfance s’éloigne, les questions concernant le sens de la vie se posent. On commence à ressentir des sentiments inconnus jusqu’alors : déprime, solitude, sensibilité, attirance pour le sexe opposé, découverte de leur homosexualité pour d’autres.

 

Lorsqu’on est enfant, les problèmes sont vécus différemment. On pleure, on crie, on fait un caprice, puis on oublie. On vit dans un monde qui ne cessera jamais. Avec l’adolescence, un lourd fardeau semble subitement peser sur des épaules encore fragiles. La question du sens des choses se pose, de même que notre conscience s’éveille.

 

Tu te trouves subitement confronté à un éventail de choix immense. Ton esprit est préoccupé. Le matin tu restes dans ton lit, le soir tu ne peux pas te coucher, tu ne te sens bien qu’avec les copains et copines de ton âge, parce que tu trouves la chaleur de l’amitié, les mêmes manières de vivre et de penser, les mêmes questions et préoccupations, la même soif de bonheur et d’authenticité dans les relations aussi.

 

C’est l’âge où le monde des adultes en qui tu te confiais si facilement étant enfant t’apparaît dans toute sa crudité. Tu commences à voir tes parents avec leurs défauts, les adultes qui t’entourent te déçoivent et tu n’as pas envie de devenir comme eux. Alors tu cherches, tu réfléchis, tu voudrais trouver une porte, une solution à cette foule de questions qui t’assaillent.

 

Cette entrée dans l’adolescence est formidable. Tout à coup la fleur cachée s’ouvre, une magnifique rose rouge, pleine de sève, se dresse au soleil.

 

Les blessures sont possibles malheureusement également. Pourquoi ?

 

Parce que rien de ce que nous faisons ou entreprenons n’est neutre. Chaque geste nous engage, chaque parole, chaque action porte en elle une conséquence. C’est la grande différence entre l’enfance et l’adolescence. Enfance rime avec innocence, adolescence avec conscience. Tu deviens responsable de tes actes, de tes paroles, de tes choix. C’est un grand choc auquel tu n’es pas préparé (e).

 

J’ai toujours été admiratif de la manière dont un enfant apprend à marcher. Il fait quelques pas, tombe, se relève et repart en marchant, puis il tombe à nouveau, se relève encore et repart et ainsi de suite. Jamais vous ne verrez un enfant renoncer à apprendre à marcher parce qu’il est tombé et s’est fait mal.

 

C’est une grande leçon de vie. A l’adolescence, tu commences à marcher dans le monde des adultes. Tu peux tomber, te faire mal, mais tu as en toi cette énergie extraordinaire pour te relever et poursuivre ton chemin.