samedi, 01 mars 2008

On refait le match !

Un jour , quelqu'un m'a dit "tu veux ré-écrire la bible !" Je me suis senti bête, j'avais l'air d'un prétentieux, moi ! écrire la bible. Alors j'ai rétorqué "toi, tu préfères qu'on te la dicte !" Je savais que j'avais tapé dans le mille. Voyez-vous, dans le domaine de la religion, il est mal aisé de réfléchir. Lorsque vous rentrez dans une église, peu importe la dénomination, vous êtes là pour gober. Certes de temps en temps, on vous autorise un avis, par condescendance. Mais très vite on vous rappelle à l'ordre :vos questionnements sont dérangeants, vos cheminements intellectuels sont des hérésies, bientôt vous êtes voués à l'enfer. Ré-écrire la bible voulait dire : tu prends la liberté de réfléchir et de t'affranchir des dogmes bien mitonnés et préparés comme un bon plat pour que tu le goûtes sans rechigner". Se faire dicter la bible signifie " ne pas oser, étouffer au plus profond de soi les questions qui remontent inlassablement à la conscience, ceci afin de rester dans les clous". C'est une des plaies de la religion. Elle touche un domaine où la peur l'emporte sur la raison, où le dogme s'impose plutôt que l'intelligence, où le besoin de sécurité conduit à la fuite de soi-même. Refaire le match à la télé ne change pas le résultat, de même les méandres du cheminement personnel ne changent pas le texte. Mais qu'est ce qu'on s'amuse à refaire le match...et comme il est bon de penser...de se sentir vivre...

samedi, 18 août 2007

Croire sur un coup de tête

Supposons que je m'appelle "Foot", qu'on insulte ma famille et que cela provoque en moi une colère soudaine et incontrôlable, que devant des millions de spectateurs, je donne un coup de tête vengeur.

Que s'est-il passé ? Une parole injurieuse a réveillé une blessure qui m'entraîne dans une colère que moi-même je réprouve et dont pourtant je suis incapable de m'affranchir.

Y a t-il une solution pour vaincre la colère que provoque la blessure ?

Oui, à condition que l'image que j'ai de moi soit plus forte que l'injure subie.

 
C'est pour cela qu'il nous faut réfléchir personnellement aux valeurs  mises en avant dans notre vie personnelle.

L'image que tu as de toi-même compte énormément. Comme cette image est déformée, tu souffres.

 
Ta souffrance est en fait le révélateur d'un manque qu'il faut combler. Tu voudrais être aimable et tu ne l'es pas, être aimé et tu ne l'es pas.

Cependant, c'est ici la foi, c'est à dire non pas ce saut dans le vide et l'inconnu, comme on  la décrit trop souvent, mais cette ferme assurance acquise par le regard conscient que je projette sur moi-même. Les aspirations à l'amour, à l'éternité, à la dignité, révèlent la nature de mon humanité. Lorsque ce regard se tourne vers Jésus, son oeuvre, ses paroles, je comprends que cela me rejoint dans mes attentes. Je comprends que je suis aimé, que j'ai de la valeur, que ma mort est vaincue.

souffrance et foi

Comment se manifestent les souffrances morales et que révèlent-elles ?

Les souffrances morales sont ressenties dans nos pensées, notre conscience.

Quelles pensées nous oppressent, nous font ressentir des douleurs qui nous poussent soit à la révolte (les comportements déviants extravagants par exemple, les attitudes autodestructrices), soit à la soumission passive dans une fausse sécurité (le repli sur soi, le fatalisme) ?

Ces deux formes de comporterments, ces deux types de personnages et d'attitudes expriment une souffrance plus ou moins marquée.

Personne n'échappe aux tensions qui subitement peuvent nous animer malgré nous. Un geste d'impatience, une colère subite, un sentiment haineux peuvent nous surprendre. Pourquoi ? Pourquoi tel ou tel comportement suscite t-il de ma part telle ou telle réaction incontrôlée ? Quelle blessure m'habite qui me fait souffrir au point de se manifester jusqu'à l'incontrôlable ?

Et comment guérir ?

Plus nous sommes éloignés de notre nature d'homme créé à l'image du Père céleste et donc moins nous ressemblons à ce que nous devrions être, et plus nous souffrons. La réligion à ce problème répond "c'est un homme perdu, ou une femme perdue", il faut qu'il (elle) se corrige pour s'améliorer ; la religion mène à l'impasse et augmente les souffrances car elle ne permet pas de combler le fossé qui me sépare de ce que je voudrais être.

Les évangéliques fondamentalistes agitent la bible :"soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait !". Et là ils sont certains de ne pas se tromper puisqu'ils citent la bible. Ils font de cette exhortation, pour leur malheur, de cet encouragement à se mettre en marche, une obligation légaliste.

Cependant, Jésus dit et c'est la seule réponse qui importe : "Ne crains rien, je t'aime !" Point final.

 

Les églises et autres systèmes religieux, ou philosophiques qui vous entraînent  soit sur une voie de déculpabilisation et d'autojustification, soit sur une voie d'autoflagellation et d'obéissance craintive pour « mériter » l'amour du Père, ces systèmes n'ont rien à apporter à l'humain. C'est pour cela que dans l'histoire, pour résoudre leurs problèmes d'autorité, de morale, d'ordre, les églises et systèmes religieux, à toutes les époques, finissent toujours par couper des têtes, emprisonner, mettre à l'index. Comme on ne sait ni vivre le message de l'amour évangélique, ni le transmettre efficacement, il reste pour lutter contre les désordres du mal, à faire valoir l'autorité que confèrent les Ecritures, pour s'imposer et règner si besoin est par la force.

 

Tout cela est bon pour le vide ordures.

 

Supposons que je m'appelle "Foot", qu'on insulte ma famille et que cela provoque en moi une colère soudaine et incontrôlable, que devant des millions de spectateurs, je donne un coup de tête vengeur.

Que s'est-il passé ? Une parole injurieuse a réveillé une blessure qui m'entraîne dans une colère que moi-même je réprouve et dont pourtant je suis incapable de m'affranchir.

Y a t-il une solution pour vaincre la colère que provoque la blessure ?

Oui, à condition que l'image que j'ai de moi soit plus forte que l'injure subie.

 
C'est pour cela qu'il nous faut réfléchir personnellement aux valeurs  mises en avant dans notre vie personnelle.

L'image que tu as de toi-même compte énormément. Comme cette image est déformée, tu souffres.

 
Ta souffrance est en fait le révélateur d'un manque qu'il faut combler. Tu voudrais être aimable et tu ne l'es pas, être aimé et tu ne l'es pas.

Cependant, c'est ici la foi, c'est à dire non pas ce saut dans le vide et l'inconnu, comme on  la décrit trop souvent, mais cette ferme assurance acquise par le regard conscient que je projette sur moi-même. Les aspirations à l'amour, à l'éternité, à la dignité, révèlent la nature de mon humanité. Lorsque ce regard se tourne vers Jésus, son oeuvre, ses paroles, je comprends que cela me rejoint dans mes attentes. Je comprends que je suis aimé, que j'ai de la valeur, que ma mort est vaincue.


 

 

  

 

jeudi, 14 juin 2007

Tu es de quelle tribu ?

Je me souviens dans "Les visiteurs" de la question posée à un homme de couleur, un facteur si j'ai bonne mémoire qui arborait le logo de la Poste, qu'un visiteur du moyen âge avait assimilé à un blason de noblesse : "tu es de quelle tribu ?"

De même, l'homme contemporain (du moins dans nos sociétés occidentales), porte t-il fièrement la marque de ses vêtements. Tu es de quelle tribu ?

C'est ainsi, nous éprouvons le besoin de nous identifier à un groupe; désir d'appartenance ? besoin de sécurité ? 

Dans ma campagne natale, ça se jouait au foot le dimanche matin. Certains matchs étaient musclés...et c'était toujours avec les mêmes adversaires que depuis des générations de footballeurs, on se frictionnait. Un peu comme aujourd'hui entre OM et PSG... Tu es de quelle tribu ?

On pourrait décliner cette particularité humaine au domaine de la religion : tu es de quelle tribu ?