samedi, 14 juin 2008

inversion de la norme - retournement

L'inverti est doté d'une forte capacité à transgresser la norme. La norme, la loi, les règles, les usages sont là pour guider, réguler, sécuriser, canaliser, rationaliser. La transgression fait bouger les lignes, et demande force de caractère, rébellion, créativité, spontanéité, et pour tout dire liberté. Ainsi en fut-il de la première femme qui, par exemple, décida d'enfiler un pantalon, des jeunes de 68 ôtant leurs blouses et demandant la mixité à l'école. Que dire de celles qui, dans certaines églises évangéliques, osèrent assister au culte sans un petit chapeau sur la tête, transgressant la norme fixée au temps de l'église de Corinthe. Cependant, bien que le transgressif le soit à ses risques et périls, le psychorigide, c'est à dire en clair, le borné, l'étroit d'esprit, le légaliste, s'efforçant de faire au mieux pour satisfaire à la norme, peut se retrouver rapidement en contradiction avec les intérêts bien compris de la société, de la communauté, de l'église, de l'entreprise, de la famille. Il faut savoir trouver le juste milieu. L'esprit, non pas la lettre ! C'est ce qui m'arrive au quotidien dans la petite société perverse qu'on appelle "entreprise". Doté d'une certaine liberté d'actions au regard de mon statut, j'avais pris la liberté d'organiser une petite réunion informelle, libre quant aux participants, pour un point hebdomadaire de partage d'informations, et ainsi mieux anticiper les évènements à venir. Bref, tout cela sans formalisme aucun, un peu comme notre bon vieux droit administratif français, la construction se faisait dans la liberté d'une jurisprudence interne patiemment élaborée. C'était sans compter avec le pouvoir des petits chefs, qui demandèrent d'être invités officiellement à ces réunions et de décider eux-mêmes de la participation ou non de leurs subordonnés. Comme il est doux de se réfugier derrière le formalisme normatif pour défendre ses petits pré carrés. Tout en entreprise est jeux de pouvoirs, il ne faut jamais l'oublier. Par contre, la même semaine, il m'a fallu édicter une norme concernant l'introduction et la consommation d'alcool dans l'établissement. Devenu soudainement obtus, j'eus le toupet de rappeler les interdictions de la loi en la matière. Sur ma messagerie intranet arriva l'ordre pervers : 1 - merci d'inviter formellement untel aux réunions du lundi, 2 - pour ce qui est de l'alcool dans l'établissement, pas trop de formalisme s'il vous plait ! Quel amusement de constater que la prise de liberté appelle le formalisme, et que le formalisme appelle la transgression ! Inversion de la norme et retournement...

samedi, 19 janvier 2008

C'était pourtant facile

C'était pourtant facile de comprendre pourquoi l'apôtre Paul après avoir largement démontré la nécessité absolue du salut par grâce concluait son épître par toutes sortes de recommandations. Il s'agissait bien entendu de conseils donnés aux croyants, destinés à leur facilité la mise en oeuvre dans leur vie quotidienne des principes de résistance au mal pervers qui nous atteint, soit de l'intérieur, soit de l'extérieur. Il connaissait bien les situations concrètes et particulières difficiles auxquelles étaient confrontés les hommes et les femmes, comme nous le sommes aujourd'hui. Mais l'homme religieux, le pasteur, le prêtre, l'esprit religieux en nous qui veut nous asservir à la loi, à partir de ces textes magnifiques, a voulu reconstruire un code parfait auquel il faut se plier pour mériter la grâce. Quelle absurdité ! D'autres conscients de cette absurdité cherchent les raisons qu'il y aurait d'obéir avec la rigueur du bon soldat aux impératifs de l'apôtre dont la parole serait parole d'évangile. L'écriture divinisée, religiosée...et qui devient jugement sur la conscience accusée. On y revient, n'est ce pas ? Alors on ne trouve plus comme raison que l'obéissance par amour pour le christ... Et si je n'obéis pas ou mal ? si je tombe ? Ah, je n'aimais pas vraiment...et ainsi de suite, je reste prisonnier des pièges de la conscience qui se défend et s'accuse. Fausse route ! Un lecteur qui n'est pas dans le contexte de la foi ne va rien comprendre certainement ou pas grand chose, il dira que nous sommes fous. Dans l'oeuvre de Jésus, c'est à dire sa vie, est contenu le message de libération de la conscience qui s'accuse et se défend, racine de tous nos maux, relationnels et comportementaux. Comprendre cette oeuvre, c'est se donner la possiblité d'engager une démarche personnelle de renouveau, non par contrainte, mais parce qu'ayant découvert ce qui donne la vie, le choix de vivre implique la mise en oeuvre par choix de ces principes de vie. Et si je n'y arrive pas ? J'ai un avocat. Libre ! J'irais même un peu plus loin. Dans l'épreuve, je suis curieux de voir comment Il va me délivrer. Les conseils donnés ne sont plus des ordres, mais des attitudes de vie qui permettent de résister au mal, à la perversion, à la soumission avilissante..Je me projette dans l'attente de voir comment Il va faire pour me sortir de l'impasse dans laquelle les pièges du pervers et de l'accusateur m'ont enfermé. C'est là qu'intervient la résurrection à laquelle personne ne croit. Mais dans la résistance pour motif de foi est compris le principe de vie, le passage par la mort, la souffrance résistante, qui ouvre à la victoire. Pessah ! C'est pour cela qu'il est écrit qu'avec l'épreuve, il prépare le moyen d'en sortir. Avant de vaincre la mort, pour peu que nous y croyions vraiment, apprenons à vaincre nos épreuves passagères avec les armes qui nous sont données dans l'épître aux Romains. Nous comprendrons alors peut-être ce que signifie renaître, vaincre, et peut-être un jour ressusciter... Comme Paul le dit : si Christ n'est pas ressuscité nous sommes les plus malheureux des hommes, mangeons et buvons. Mais il est ressuscité, puisque c'est nécessaire.

samedi, 10 novembre 2007

Je suis un homme libre, la preuve

lundi, 06 août 2007

Il a dépouillé les dominations et les autorités

 Colossiens 2-15  

 

La relation à Dieu ne peut pas être déléguée.

 

Les puissances dominatrices s’opposent ou cherchent à s’opposer à la relation personnelle d’un Homme (homme ou femme) avec son Dieu. Ce combat contre les puissances dominatrices doit être mené avec la plus grande vigilance.

 

Qui est puissant ?

 


Les puissances dominatrices facilement identifiables sont :

-          un régime politique totalitaire,

-          un système économique et social injuste,

-          une relation de voisinage oppressante,

-          une situation familiale clairement tronquée (exemple relation extraconjugale clairement connue, violence conjugale avérée).

 

Les puissances dominatrices difficilement repérables :

-          une relation parents-enfants décalée (exemple : l’abus d’autorité, le chantage affectif, etc.),

-          un supérieur hiérarchique au travail qui vous dévalorise et vous fait croire que vous êtes incompétent,

-          une relation de couple mensongère,

-          la manipulation religieuse, forme la plus profonde et la plus dangereuse de la perversité.

 

Marie, la mère de Jésus, (évangile de Luc : 1-52) parle des puissances renversées de leurs trônes. L’apôtre Paul développe le même thème (1 Corinthiens 15-24). Jésus, le Christ, remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance.

 

De quelles puissances et de quelles dominations parlent Marie et Paul dans ces textes ?


La Pâque est une institution juive qui remonte à l’époque où le petit peuple d’Israël était sous la domination de l’Egypte.

 

Livre de l’Exode Chapitre 1 :

«  Le roi d’Egypte dit à son peuple : Voilà les enfants d’Israël qui forment un peuple plus nombreux et plus puissant que nous. Allons, montrons-nous habile à son égard !... »

« Les Egyptiens réduisirent les enfants d’Israël à une dure servitude. Ils leur rendirent la vie amère par de rudes travaux en argile et en briques, et par tous les ouvrages des champs ; et c’était avec cruauté qu’ils leur imposaient toutes ces charges».

 

Chapitre 2, verset 23 : « Les enfants d’Israël gémissaient encore sous la servitude, et poussaient des cris. Ces cris, que leur arrachait la servitude, montèrent jusqu’à Dieu. Dieu entendit leurs gémissements, et se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. Dieu regarda les enfants d’Israël, et il en eut compassion ».

 

Israël se trouve donc sous la domination de l’Egypte. Cette domination devient insupportable et de plus en plus dure. Il faut comprendre les causes de cet asservissement d’Israël. Un rapport de puissance est né entre l’Egypte et Israël. Il nous est rapporté qu’Israël devient nombreux et puissant et l’Egypte prend peur.

 

Le combat vers la liberté et l’autonomie de la conscience  est un combat dangereux pour ceux qui sont habitués à dominer. Dès que vous allez engager la démarche d’autonomie, il va y avoir un combat, le dominant va tout faire pour vous barrer le chemin de la liberté.

 

S’il s’agit d’un parent, il pourra utiliser le chantage affectif par exemple.

 

Dans une entreprise, ce pourra être le harcèlement moral, le chantage à l’emploi, la remise en cause de vos compétences.

 

On peut chercher dans notre environnement immédiat de vie toutes les manifestations des puissances qui veulent s’opposer à une libre marche vers Dieu. Ces manifestations de puissance sont nombreuses : par exemple la moquerie ; et toute forme de perversité que Dieu appelle tout simplement le péché.

 

Il nous est rapporté que Dieu entend nos cris, qu’il voit notre souffrance et qu’il veut nous libérer.

C’est ce qu’il fait à l’occasion de l’institution de la Pâque avec Israël. Il frappe tous les premiers nés d’Egypte.

 

Pourquoi Dieu frappe t-il les premiers nés d’Egypte. Qu’est ce que cela signifie ? En frappant, Dieu désigne les coupables, il s’agit d’un jugement.

 

Nous-mêmes sommes appelés à désigner la puissance dominatrice, à la démasquer. Il ne s’agit pas bien entendu de tomber dans les excès en frappant physiquement quelqu’un. Il s’agit de faire un travail de vérité et de prise de conscience.

 

Si quelqu’un souffre lorsqu’il pense à son père ou à sa mère, par exemple, il peut se dire qu’il est un enfant rebelle, qu’il n’aime pas son parent ; il se culpabilise et souffre de son mal, de plus en plus fort, comme Israël souffrait de plus en plus de l’oppression subie chez les égyptiens.

 

Ou alors, la personne souffrante peut chercher la cause de sa souffrance et démasquer par exemple un parent pervers, ou dominateur ou maître dans le chantage affectif. Faire monter et désigner en conscience le mal qui est cause de la souffrance, c’est se préparer à guérir. Comment guérir ? Par exemple en ne cédant plus au chantage affectif, en résistant aux pressions affectives ou culpabilisatrices.

 

Il ne s’agit pas de se rebeller en accusant le parent oppresseur ou le frère oppresseur ou la sœur, il s’agit de bien identifier pour soi le mal et de modifier son comportement en ne l’acceptant plus.

 

On voit que cette activité est « subversive », elle va mener au conflit, car le puissant va accentuer la pression, comme l’Egypte a poursuivi Israël dans le désert. Mais la mer rouge s’ouvrira pour celui qui se sera engagé sur le chemin de la liberté.

 

On peut avoir la même attitude dans son travail en cas de harcèlement moral. Par exemple, un supérieur ou un collègue peut systématiquement vouloir vous détruire parce que justement vous êtes compétent. Vous êtes perçu comme un rival dangereux à la manière dont le peuple égyptien craignait Israël qui devenait nombreux et puissant. Dans ce cas, l’oppression se met en marche pour vous asservir, vous avilir et finalement vous détruire. 

 

Il faut démasquer ce système dominateur, puis y résister.

 

La forme la plus aboutie de la perversion et de la tyrannie des puissants émane des systèmes religieux. Ils sont en effet les mieux à même de maintenir l’Homme dans la dépendance et la crainte, en s’opposant par un système intermédiaire clérical à la vraie liberté des Hommes devant Dieu.

 

L’apôtre Paul dans son épitre aux Thessaloniciens parle du mystère de l’iniquité qui agit déjà (chapitre 2, verset 7).  La perversion sera à son comble lorsque dans l’histoire de l’humanité se manifestera celui qui incarnera l’esprit de domination et de puissance, qui s’élèvera au dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou qu’on adore, se proclamant lui-même Dieu.

 

Les systèmes religieux sont en réalité des moyens très aboutis permettant de dominer sur la conscience de chacun.

jeudi, 28 juin 2007

J'embrasse pas !

Lorsqu’un pasteur évangélique vous a amené à la foi en Jésus selon le message de la grâce, il se sent la lourde charge de vous protéger du mal, notamment pour tout ce qui concerne la sexualité, leur pire cauchemar.

J’ai connu une église qui a fait signer à ses jeunes (adolescents pour la plupart) un engagement par lequel ceux-ci s’engageaient à ne pas avoir de relations sexuelles avant d’être marié. On atteint ici le sommet de la bêtise et de l’absurdité. Après un long week-end studieux avec un « spécialiste » de ces questions, tous les jeunes ont signé le fameux papier, pleins d’enthousiasme et de sincérité dans leur désir de bien faire et de suivre le Seigneur.

 

Je n’entrerai pas dans le détail des résultats de cette louable initiative. Mais sachez, vous l’aurez deviné, que l’échec fut rapidement retentissant et manifeste pour tous.

 

L’épître aux Romains explique clairement ce qui se passe dans la conscience d’une personne placée sous la loi. La loi est bonne mais elle attise le péché, soit je me révolte, soit je me soumets, mais je ne suis pas libre !

L’expérience de ces jeunes fut terrible, à cause de l’absence de réflexion chez un certain nombre de responsables d’églises d’obédience évangélique (on trouve cependant les mêmes types de « solutions » par rapport à la crainte du péché dans les églises catholiques, notamment d’obédience intégriste, et les mêmes échecs…normal, les mêmes causes produisant les mêmes effets).

Ces églises, en plaçant les jeunes sous la loi d’un interdit imposé par la douce pression du gavage moraliste à connotation religieuse, échouent systématiquement dans le but qu’elles se sont fixées. L’intention est bonne, certes, tout comme la loi, mais le péché fait son œuvre.

 

On trouve les comportements suivants quand un(e) jeune est placée sous une loi d’interdit sexuel :

 

-          soit il (elle) se révolte contre l’interdit et finit par coucher, bien qu’il (elle) soit conscient(e) de mal faire,

-          soit il (elle) vit reclus(e) dans un cocon en souffrant silencieusement, là au moins l’honneur est sauf.

 

Dans les deux cas, la loi fait son œuvre et la conscience s’accuse ou se défend : pas de liberté.

 

Certains chrétiens sont tout heureux de faire baptiser leurs enfants vers 12, 13 ans, l’âge de la majorité « spirituelle ». Ils reconnaissent ainsi la capacité pour leurs enfants de vivre en conscience, de choisir de suivre Jésus ; on sort effectivement de l'enfance vers 12 ans. Mais tout en leur reconnaissant ce droit, ils leur refusent le libre exercice de la marche par la foi en dressant devant eux des barrières d’interdits, ou en aménageant des tonnes de protections capitonnées.

 

On peut cependant constater d’expérience, qu’il n’y a pas de solution dans une voie moraliste, à défaut de le constater par la réflexion et l’étude de la signification du message de la grâce et de ses aboutissements concrets.

La seule manière de résoudre cette question de la victoire sur le péché, et donc de la liberté, c’est ce que dit Paul dans son épître aux Romains : il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. Pourquoi Paul, après avoir décrit la grâce en Jésus de toutes les manières possibles dans les onze premiers chapitres de l’épitre aux Romains, refermerait-il le couvercle en enfermant les croyants sous la loi et les commandements à compter du chapitre 12 ? Ce serait un non sens…Ce n’est manifestement pas ce qu’il a voulu faire, mais c’est ainsi que le comprennent un certain nombre de pasteurs évangéliques, pour le malheur de leurs jeunes et de leurs églises.

 

Alors comment faire pour éviter le péché à mes enfants et à mes paroissiens ?

 

Faut-il que les pasteurs se chargent du lourd fardeau de la responsabilité d’éviter aux autres de pécher ? S’il en est ainsi, on comprend leur attitude de chien de garde dans l’église.

Faut-il énoncer chaque dimanche les règles et recommandations à suivre ? On connaît d’avance le résultat.

 

Le but et le rôle de l’Eglise, c’est :

-          découvrir ou redécouvrir ce que signifient les paroles de Paul : je vis dans la foi au fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi ;

-          apprendre ensemble ce que signifie CONCRETEMENT vivre par la foi, en étant délivré de la loi,

-          guider et accompagner les croyants dans la marche vers la liberté, jusqu’à la compréhension adulte des choses de Dieu.

vendredi, 18 mai 2007

C'est pour la liberté que nous sommes affranchis

L’apôtre Paul a discouru à l’Aréopage d’Athènes (Actes des apôtres, chapitre 17 versets 15 et suivants),  devant les épicuriens et les stoïciens. Je cite : « …Dieu a voulu qu’ils cherchent le Seigneur, et qu’ils s’efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être »

Ainsi, c’est à cet exercice que nous nous livrons en tentant d’apporter des réponses personnelles à des questions… universelles. Je tâtonne…

Paul fut interrompu dans son discours par des moqueries après avoir prononcé cette phrase : « …Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts… ».

Par ailleurs, le même Paul écrit dans sa lettre aux Romains : «  Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car, c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut ».

Le processus de repentance signifie qu’une nouvelle manière de vivre est possible ; Paul ajoute même, nécessaire, indispensable. Ce retournement, metanoïa, conversion, est possible pour la raison suivante :

« Lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies…Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous ». Romains 5 : 6 et 7.

Et s’il est mort pour nous, nous pouvons donc marcher en nouveauté de vie.

C’est en ce sens que nous accédons à la liberté. Non pas la liberté de faire n’importe quoi, sans loi, mais la liberté par rapport à l’esclavage du péché qui nous fait souffrir.

Le message de la croix est un message de délivrance. Pourquoi ? Parce qu’il annonce à celui qui en comprend la nécessité que OUI, le pardon gratuit est possible par Jésus, et qu’une autre manière de vivre, éprouvante mais victorieuse est possible. Victorieuse pourquoi, parce que Jésus est ressuscité et que donc la mort est vaincue.

Ce qui m’intéresse dans la recherche que je mène concernant ces domaines de la foi, c’est quelle application pratique j’en tire pour moi-même dans ma marche quotidienne ?

Vais-je tomber dans une adoration mystique de la croix ou du sang de Jésus ou du sacré cœur ?

Vais-je me réfugier dans une Eglise qui se sera autorisée d’énoncer des règles et qu’en dehors d’elle-même, pas de salut possible ?

Non, bien entendu. Ce qui m’intéresse, c’est la démarche d’esprit que cette bonne nouvelle de Jésus va susciter en moi et comment je vais la vivre, pour sortir de l’esclavage du péché.

Qui que nous soyons, peu importe le passé, aujourd’hui est l’aujourd’hui de Dieu. Qu’avons-nous à vivre dans le remord ? Peut-on revenir sur ce qui est passé ?

Aujourd’hui, un départ nouveau est possible, c’est cela la bonne nouvelle.

Alors, si je souffre, pourquoi la souffrance ?

Si c’est à cause de mon péché, je peux l’abandonner à tout moment, parce qu’il (Jésus) m’aime et a payé le prix de la faute à ma place.

Si c’est à cause d’un dominateur, je peux lui résister, comme ont résisté de nombreux hommes et femmes dans l’histoire. Lire par exemple le livre du prophète Daniel.

La loi est donnée pour les faibles, ce que nous sommes tous en partie. En ce sens la loi nous protège et les systèmes hiérarchisés et autoritaires sont là pour maintenir l’ordre. Il reste que la contrainte est un asservissement, elle n’est pas le plein exercice de la liberté d’un homme créé à l’image de Dieu.

Dans la marche vers Jésus, nous apprenons la liberté et peu à peu, nous sortons de l’asservissement de la loi, non pas pour retomber dans l’esclavage du péché, mais pour marcher en nouveauté de vie, en homme et femme créé selon Dieu.

C’est cela la liberté en Jésus-Christ, c’est pour cela que la prédication de la croix est la clé d’une libération totale.

mardi, 15 mai 2007

LA LIBERTE FAIT PEUR

La liberté nécessite pour l'exercer clarté et persévérance.

Clarté en ce qui concerne les fondements et principes desquels la liberté trouve sa légitimité,

Persévérance, car faillir la met en danger.

Or, il n'est pas facile d'exercer son esprit à la clarté dans un monde ouvert à tous vents,

De même, la persévérance appelle vigilance, résistance, et mobilise parfois des "armes" offensives.

C'est pour ces raisons, et d'autres certainement, que la liberté fait peur.

Elle fait peur aux tenants de l'ordre public, car la liberté se suffit à elle-même, sans contrôle et sans contrainte,

Elle fait peur à celui ou celle qu'elle sollicite et appelle, car s'y engager est un chemin difficile.

Cependant ce chemin est l'unique possible.